(Esp/Fr) Avant-gardistes!! de Fernando Arrabal.

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Avant-gardistes!!   de Fernando Arrabal.

Aujourd’hui, nous savons que l’« acteur » William Shakespeare a aussi « produit » des pièces infidèles aux classiques ou au sexe des protagonistes. Et on ne l’accusa pas d’être  avant-gardiste, parce que  ce terme si laid n’avait pas encore été orchestré, pas même par les  Anglais. L’« acteur » Molière  interpréta le rôle de Sancho Pansa (dans « Dom Guichot ») en 1660. Quand il dut se raccrocher au décor. Décor qui fut jugé « moderniste » comme Molière lui-même.

L’ange labourait tandis que le saint patron de Madrid Saint Isidro [ou Driss?] rêvait. Van Gogh, rêveur, à trente-six ans reçut ce message bien intentionné: « Si  tu veux avoir un accueil plus ou moins unanime cesse de rêver: mets-toi au niveau du  lieu et d l’époque où tu te trouves. Fais de toi un personnage le plus médiocre possible. Voilà le secret. Toi tu veux soulever de terre le citoyen et l’emporter dans les cieux. Avec ton amour fou des hommes et de la vie. Cela les inhibe et les  intimide  et finalement les humilie. C’est pourquoi ils ne se rapportent ni à toi ni à ton oeuvre, ils te repoussent et finissent par te haïr». Car la photocopie de la photocopie ne parvient pas à reproduire l’original.

Déjà en 1672 un respectable messager, profitant de la soudaine mode du café, prédit: « Racine passera comme le café ». Comme, plus tard, « passeront » les Rimbaud  ou les Man Ray. On les taxa, par exemple, de provocateurs. Bien qu’aucun d’entre eux ne l’ait été, pas même de loin». Mais ils ont préféré  le contrôle des échecs aux imprévisibles dés. Ils ne sont pas parvenus au « consensus », pas même en apprenant à dessiner leurs empreintes digitales.

Pourquoi ne pas anticiper, voire deviner, que les douanier Rousseau  ou les Marcel Duchamp étaient tellement ailleurs qu’ils croyaient même, en rêvant, qu’ils éblouissaient ceux qu’ils provoquaient? Même si la vie  et l’oeuvre de ces créateurs exigeants montrent tout le contraire.

Avec la meilleure bonne volonté les officiels, dans leurs expressions, tentent de  parquer les Anciens pour les opposer aux Modernes. Démembrement aussi cocasse et drolatique qu’étranger à l’art ou la science. C’est pourquoi, totalement imprudents, ils voient ceux d’avant contredire ceux d’après. Ou tout le contraire. Homère peut-il  remonter le temps avec une patinette?

Un jour, lors d’une causerie, je me suis entretenu avec le mathématicien Benoît Mandelbrot. Il a affirmé qu’ Euclide avait les connaissances suffisantes pour pouvoir concevoir ses « avant-gardistes » fractales. Et il a ajouté : »…comme Sophocle pour réaliser « Le cimetière des voitures » et aujourd’hui pour écrire « Oedipe roi ». Bien évidemment, jusqu’à son occultation, aveugles à sa modeste découverte, ils n’ont pas manqué ceux qui ont attribué à Mandelbrot la volonté d’imposer une « mode avant-gardiste »  aux mathématiciens d’aujourd’hui. Si  Adam n’avait pas été végétarien il aurait mangé le serpent.

« Avant-garde » est un terme militaire qui désigne et désoriente la troupe  envoyée devant l’armée. Et plus encore les meilleures artistes,  scientifiques ou écrivains dans tous les siècles des siècles.

Un autre jour, alors que je jouais aux échecs avec Samuel Beckett (dans sa minuscule chambre mansardée), il a ouvert un paquet reçu par courrier. Un livre. Sur la couverture, nous étions quatre auteurs sous ce titre: « Théâtre de l’absurde ». Beckett, en souriant, a commenté :

-Théâtre de l’absurde, comme c’est absurde! Bien qu’un peu moins que le nom sous lequel généralement  on nous connaît: Théâtre d’avant-garde! Alors que la plupart d’entre nous n’ont pas même fait leur service militaire.

A la fin des réunions  parisiennes (dans lesquelles on tâche de rassembler les personnes… les moins incapables d’aujourd’hui?), nous tirons, photographiquement, avec des armes en plastique. Personne ne dit, pas même pour plaisanter, comme les meilleurs administrateurs d’aujourd’hui:

-Nous exigeons l’avant-garde! Mais pas  la néoavant-garde, ni l’extra-avant-garde, ni l’ultravantgarde, ni la postavant-garde! La véritable avant-garde!

Les mots «  avant-garde » ou «  nouveau », sont en général employés par les nations les moins modestes pour répartir leurs prébendes. Et pour  quelque distrait, comme pierre d’achoppement  (de scandale)? L’Etat le plus conformiste ou dictatorial n’accorderait jamais de prix au poète le plus âgé ou à des théories d’arrière-garde. Depuis l’ « homo sovieticus » ou le « coreanus » jusqu’à «l’assis » mussolinien, tous rêvent ou  rêvaient d’avenirs radieux et de mouvements de jeunesse ou de pionniers très nouveaux. A présent, ils ne dénigrent plus: ils subventionnent. Même si on ne peut juguler le mal de mer en se baignant dans la piscine du transatlantique.

« Modernistes » (avant-gardiste n’avait pas encore été découvert), ainsi, en Espagne, ses détracteurs  nommèrent-ils « l’inoubliable » (aujourd’hui) Maria Guerrero quand elle interprétait des rôles masculins. En 1896 Sarah Bernhardt choisit le rôle de «  Lorenzaccio »  d’Alfred de Musset (inspiré, pour plus de dérision, par George Sand!). La «  divine » Sarah représenta  le personnage de Lorenzo de dix-neuf ans  alors qu’elle aurait pu être sa grand-mère. Musset baptisa son «  drame romantique »: « une pièce pour un fauteuil ». Mais ce qu’il ne put jamais imaginer, c’était que son oeuvre était si  «  moderniste » qu’il fallut attendre 62 ans pour qu’on la voie sur les planches.

On affirme que le premier acte de l’Inquisition, à Buenos Aires, fut d’interdire le théâtre. «  Ce piège moderniste ». Les plus sensés brandirent des condamnations  à son propos. Sans soupçonner que les « nanas » allaient piétiner des millénaires de machisme.

Seuls ceux qui connaissent les limites de l’ancien et du moderne peuvent expliquer si les oeuvres des nonagénaires Michel-Ange, Picasso, Marc Chagall ou Sophocle étaient ou non meilleures que celles  qu’ils réalisaient à dix-huit ans. Entre mille exemples: actuellement la presse guatémaltèque annonce la représentation « pour la troisième fois d’une nouvelle version d’« Oraison » (de 1952) parce que l’auteur « est une personnalité bien connue de  l’avant-garde théâtrale ». Ou dans un théâtre de Tokyo on joue « Picnic » (1946) parce que son auteur, non seulement est « avant-gardiste », mais aussi un « angry man ». Scrupuleux mille-pattes qui avancent en pieds et pouces avec mille yeux.

Aucun   des auteurs évoqués, depuis Tristan Tzara jusqu’à Andy Wharol, comblés dans leurs univers, ne mérite ces atours officiels et conformistes. Quant à moi je crois que telles ne furent pas leurs aspirations. Finalement il est préférable que ceux qui appartiennent à la lignée des décideurs se répartissent ces livrées. Comme Dieu n’est pas anthropomorphe il laisse tout bien ficelé avec la rigueur mathématique du tohu-bohu.

En réalité tous rêvent, bucoliques, comme le saint patron de Madrid Saint Isidro [ou Driss?] , tandis que l’ange laboure. Et seuls visent juste ceux qui se trompent.

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TERCERA de ABC

¡¡Vanguardistas!!

Fernando Arrabal

Hoy sabemos que el “actor” William Shakespeare también “produjo” obras infieles a los clásicos o al sexo de los protagonistas. Y no se le acusó de vanguardista porque aún el feo vocablo no  había sido repentizado ni por los ingleses. El “actor” Molière hizo de Sancho Panza (en su representación de “Dom Guichot”) en 1660. Cuando  quedó enganchado en una bambalina. Decorado que fue juzgado tan  “modernista” como el mismísimo Molière.

El ángel araba mientras San Isidro (¿¡o Driss!?)  soñaba. Van Gogh, soñador,  a sus treinta y seis años  recibió este bien intencionado mensaje: “Si quieres tener una acogida más o menos unánime deja de soñar : ponte al nivel de tu lugar y de tu tiempo.  Haz de ti un personaje todo lo mediocre posible. Ese es el secreto. Tú quieres alzar al ciudadano de la tierra, llevarle a los cielos.  Con tu amor loco de los hombres y de la vida.  Eso les inhibe o les cohibe  y finalmente  les humilla. Por ello nunca se refieren ni a ti ni a tu obra, te rechazan y terminan por odiarte”. Puesto que la fotocopia de una fotocopia no consigue el original.

Ya en 1672 otro  pundonoroso   mensajero, sentenció, aprovechando la súbita moda del café: “Racine pasará como el café”. Como más tarde “pasarán” los Rimbaud, o los Julio González. Se les tachó,  por ejemplo,  de provocadores. Aunque ninguno de ellos lo fue ni remotamente. “¡Pero hubieran podido serlo!”. La provocación es rotatoria, rudimentaria y, sobre todo, inesperada  e incontrolable. Todos prefirieron el control del ajedrez a los imprevisibles dados. No llegaron al “consenso” ni aprendiendo a dibujar sus huellas digitales.

¿Por qué no anticipar  e incluso adivinar que los Alfred Jarry o Marcel Duchamp  eran tan despistados que incluso  creían, soñando,  que deslumbraban a los provocados? Aunque la vida y la obra de estos exigentes creadores muestran todo lo contario.

Con la mejor buena voluntad  los oficiales, en sus enunciados, intentan aparcar  a los  antiguos contra los modernos. Desmembramiento tan chusco, y sandunguero como ajeno al arte o la ciencia. Por eso en plena imprudencia ven a los de antes contra los de  después. O todo lo contrario. Homero ¿puede remontar el tiempo  con un patín?

Un día,  en una charla pública, conversé con el matemático Benoît Mandelbrot. Afirmó  que Euclides tenía los conocimientos suficientes para haber descubierto “sus vanguardistas” fractales. Y  añadió: “…como  Sófocles para realizar “Cementerio de coches” y hoy  para escribir el “Edipo rey”. Obviamente hasta su ocultación, ciegos a su modesto hallazgo, no faltaron los que  atribuyeron a Mandelbrot   querer imponer una “moda vanguardista” en las matemáticas de hoy. Si Adán no hubiera sido vegetariano  se habría comido a la serpiente.

“Vanguardia” es un término militar que designa y desorienta a la tropa enviada delante del ejército. Y aún  más a los mejores artistas científicos o escritores por los siglos de los siglos.

Otro día, jugando al ajedrez con Samuel  Beckett (en su ínfima habitación abuhardillada) él abrió un paquete que le llegó de Correos. Un libro: en portada estábamos cuatro autores bajo este título “Teatro del absurdo”. Al final de las tertulias parisienses (en las que se procura reunir a las personas ¿menos incapaces de hoy?), fotográficamente  disparamos,  con armas de plástico.  Ninguno  dice, ni en broma, como los mejores administrativos de hoy:

-¡Exigimos vanguardia! ¡Pero no neovanguardia, ni extravanguardia, ni ultravanguardia, ni postvanguardia! ¡La verdadera vanguardia!

La palabra “vanguardia”  o “nuevo”, por lo general lo utilizan  las naciones menos modestas  para distribuir sus prebendas. Y para algún distraído ¿como piedra de escándalo? El estado más conformista o dictatorial nunca premiaría al poeta más viejo o a teorías de retaguardia. Desde el “homo sovieticus” o el “coreanus” al  “sentado” mussoliniano, todos sueñan o soñaban con porvenires radiantes  y  frentes de juventud o pioneros novísimos. Ya no vilipendian : subvencionan . Aunque no se pueda domesticar el mareo bañándose en la piscina del trasatlántico.

“Modernista” (“vanguardista” no se había aún descubierto)  llamaron en España sus detractores a María Guerrero cuando interpretaba papeles de hombre. En 1896 Sarah Bernhardt hizo el papel de “Lorenzaccio” de Alfred de Musset  (¡inspirado para, más inri, por George Sand!). La “divina”  Sarah eligió representar el rol de Lorenzo de diez y nueve años cuando hubiera podido ser su abuela. Musset bautizó su “drama romántico”:  “Una obra para una butaca”.  Pero lo que nunca pudo imaginar  era que su obra  era tan  “modernista” que hubo que esperar  62 años para que se representara en un teatro.

Se afirma que el primer acto de la inquisición en  Buenos Aires fue el de prohibir el teatro. “Esa trampa modernista”. Se esgrimieron condenas del teatro por los más sensatos. Sin sospechar que las “nanas” iban a pisotear milenios de machismo.

Solo los  expertos oficiales que conocen los límites de lo antiguo y lo  moderno pueden explicar si las obras de los nonagenarios Miguel Àngel,  Picasso,  Marc Chagall o Sófocles ¿eran mejores  que las que realizaron a los diez y ocho años?  Entre mil ejemplos: en estos momentos la prensa guatemalteca anuncia la representación  “por tercera vez de una nueva versión de “Oración”  (de 1952) porque el autor  “es una conocida personalidad de la vanguardia teatral”. O en un teatro de Tokio, se representa « Picnic”(1946) porque su autor, no solo es un  « vanguardista », sino  también  un « angry man ». Escrupulosos ciempiés que no dan pie con cola andando con mil ojos.

Ninguno de ellos, desde Juan Gris hasta  Tristan Tzara, felices en sus universos,  merecen las galas más oficiales y normativas. Yo creo que ni se lo propusieron. Finalmente es  preferible que estos atavíos  se los repartan quienes pertenecen a la estirpe de los decidores.  Como Dios no es antropomorfo lo deja todo bien atado con el matemático rigor del tohu-bohu.

En realidad todos ellos sueñan,  boyantes, como Van Gogh y  como San Isidro, mientras el ángel ara. Y  solo aciertan cuando se equivocan.

« Le tricycle » de Fernando Arrabal: Murcie (Espagne).

Art-Efímera presenta   en el Teatro Villa de Molina

la obra de teatro contemporáneo absurdo

EL TRICICLO, de Fernando Arrabal,

y dirigida por Gelen Marín.

El Triciclo es uno de los primeros textos de Fernando Arrabal y fue estrenado en 1953. Hoy, más de medio siglo después, la obra sorprende por su contemporaneidad, ha ganado peso y es fácil reconocernos en las pasiones, los anhelos, los miedos y los sueños de sus personajes, por su valor atemporal y universal.

La aparente sencillez de la historia contrasta con lo excéntrico de sus personajes y su entorno. Se nos presentan así unos sujetos desarraigados de discurso infantil pero comportamiento oscuro. La inocencia de sus palabras contrasta con la crudeza de sus actos y lo temible de sus decisiones. De este modo, la obra nos invita a cuestionarnos la doble moral: lo que decimos ser y lo que somos, lo que tenemos y lo que deseamos tener, lo que queremos y a quién queremos…

Los intérpretes son

Antonio Chumillas,

Irene Luna,

Jesús Lorenzo

y Luis Ferrer.

***

EL TRICICLO  fue compuesta entre 1952 y 1953, y es una de las primeras obras de Fernando Arrabal, la primera de las publicadas en castellano y su primera obra estrenada (por el grupo Dido -dirigido por Josefina Sánchez Pedreño- en el Teatro Bellas Artes de Madrid, en 1958).

Se compone de un lenguaje inocente en personajes desarraigados, que se debaten en el mundo hostil de un sistema ininteligible y alienante.

Cuenta la historia de un asesinato cometido por unos individuos marginales (Climando y Apal) a un ciudadano para robarle, y el proceso de su detención. Se supone que el castigo previsto -la muerte- será ejecutado y, por ello, los asesinos reparten sus ridículos bienes entre sus compañeros también marginales.

Al tiempo que todas las preocupaciones de Climando parecen reducirse a pagar el alquiler del triciclo, que le sirve como instrumento de trabajo, Mita -el personaje femenino- propone su deseo de escapar al sistema suicidándose, hasta que aparece El hombre de los billetes. A partir de allí se le revela el mundo del dinero y la posibilidad de sobrevivir y disfrutar los bienes que este mundo pondrá a su alcance, tomando -poco a poco- una posición de supervivencia y pacto con la realidad.

Mientras tanto, Apal prefiere dormir antes que actuar contra un sistema omnipotente. Sabe que no puede hacer nada y se mantiene al margen. Sin embargo, en cuanto aparece la posibilidad de actuar, en cuanto vislumbra una solución, se convierte en el personaje más eficaz. Así da la idea del asesinato proponiendo de esta manera un proceso, ya irreversible, que les llevará a una muerte decidida por ellos y no por el sistema.

¿POR QUÉ HAGO « EL TRICICLO »?
Después de una incesante búsqueda de agua mi sed encontró reparo en « El triciclo » de Fernando Arrabal. En el espejo de esta pieza me he visto; he descubierto pedazos de mí en cada uno de sus personajes, al mismo tiempo que el absurdo de un sistema inaceptable que esconde sus mecanismos verdaderos y nos coloca al borde del abismo: ¿pactar con él o evadirlo? ¿seguir sus normas, sus reglas y sus leyes o pertenecer a un universo marginal o marginado que nos muestra como únicas salidas posibles, el exilio, la miseria, la locura o la muerte?

Las salidas verdaderas -creo- no están dentro del sistema, sino dentro de nosotros mismos.

TAR, [« c’est avec des yeux d’enfants qu’… » ] film de Kenny Ozier-Lafontaine.

Tar (Arrabal) , film  de Kenny Ozier-Lafontaine.

« …C’est ce mouvement, cette intuition de l’existence d’un territoire inconnu, peuplé de fantasmes, qui a amené un poète espagnol à créer encore et toujours pendant bientôt  85 ans. C’est avec ses yeux d’enfants que Fernando Arrabal se tient là, devant la porte, et nous tend la main. Comme pour nous inviter à jouer…. »

Pointculture Ulb
Bâtiment u – Avenue Paul HégerConsidéré à ses débuts comme un ‘ divertissement d’ilotes ‘, le cinéma a suscité, et suscite, un vif intérêt chez les poètes. Les Midis de la Poésie proposent de poursuive au PointCulture Ulb, leur rencontre du midi.

Descendant d’esclaves né à Cuba SEVERIANO DE HEREDIA (1836-1901) a été maire de Paris (1879).

Descendant d’esclaves
né à Cuba
SEVERIANO DE HEREDIA (1836-1901)
a été maire de Paris (1879)
et ministre de la République (1887)

(la rue Severiano de Heredia est à deux pas de mon appartement).

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SEVERIANO DE HEREDIA (1836-1901),

hijo y nieto de esclavos,

nació en Cuba;

fue alcalde de París (1879)

y ministro francés (1887)

« Fando et Lis » d’Arrabal.Éric Blanc de la Naulte, directeur de l’Opéra de Saint-Étienne.

                                                                                                                         Opéra de Saint-Étienne

Éric Blanc de la Naulte, qui vient d’être confirmé à la tête de l’Opéra de Saint-Étienne présente  la saison 2017/2018 de la maison stéphanoise:: « Notre fonction est d’innover »
Damien Dutilleul (02/05/2017).- Éric Blanc de la Naulte, l’un des événements majeurs de la prochaine saison de l’Opéra de Saint-Étienne sera la création mondiale de « Fando et Lis » de Fernando Arrabal et Benoît Menut. Pouvez-vous nous présenter cette œuvre ?

Éric Blanc de la Naulte.- Lorsque j’ai pris mes fonctions en juin 2014, j’ai décidé de créer une œuvre contemporaine tous les deux ans, afin de redonner sa place à l’Opéra de Saint-Étienne. C’est ce qui fait l’identité d’une maison d’opéra. Or, ce type de création est de plus en plus rare. Saint-Étienne est une très belle maison disposant de forces vives : elle doit proposer des créations. Néanmoins, on ne pouvait pas faire ça du jour au lendemain. Il fallait imprimer une nouvelle ligne à l’Opéra et organiser cette nouvelle production pour qu’elle ait le plus de chance d’être bien accueillie par le public. Dès la saison 2014/2015, j’ai travaillé à mettre la maison en ordre de marche pour accueillir cette commande pour 2018 car ce type de projet demande de s’y prendre bien en avance.

Cette nouvelle production est une commande que j’ai passée à Benoît Menut, avant qu’il ne gagne son grand prix du jeune compositeur délivré par la SACEM, et à Kristian Frédrik avec qui j’avais déjà travaillé lorsque j’étais au Théâtre national du Rhin. Je voulais que l’œuvre s’intègre dans la saison 2017/2018 que j’avais placée sous le signe du fantastique : nous avons opté pour une œuvre de Fernando Arrabal, et avons obtenu les droits de Fando et Lis. L’œuvre est une sorte de voyage initiatique, un peu comme l’Alchimiste de Coelho, qui est une quête de la vie, de la vérité, qui conduisent Fando et Lis à errer dans un univers assez sombre, que Kristian Frédrik va éclairer par son écriture du livret et sa mise en scène. J’encourage les spectateurs à venir voir cette création : ils vont avoir la chance de faire une découverte comme l’ont faite ceux qui ont assisté aux premières de Carmen ou de Faust. Le maître mot, c’est la qualité [la production sera chantée par Mathias Vidal et Maya Villanueva].

Éric Blanc de la Naulte (© Denis Meynard)

Damien Dutilleul.- Quel cahier des charges avez-vous fixé au compositeur Benoît Menut ?

Éric Blanc de la Naulte.- S’agissant d’une œuvre contemporaine, je ne souhaitais pas que celle-ci soit d’une longueur démesurée. Les publics sont toujours un peu réfractaires à tout ce qui est nouveau et surtout à ce qui est long. J’ai donc donné l’objectif d’une œuvre de 1h30-1h45 de musique, pour un orchestre de 45-50 musiciens et une vingtaine de choristes. Le nombre de solistes dépendait bien évidemment de l’écriture d’Arrabal [l’auteur de Fando et Lis]. À part ça, il avait carte blanche.

Damien Dutilleul .- Comment avez-vous sélectionné le compositeur et le librettiste ?

Éric Blanc de la Naulte.- J’ai d’abord choisi l’œuvre, puis le compositeur. Le sujet de l’opéra était une donnée d’entrée : j’avais beaucoup d’idées mais encore fallait-il avoir les droits. Je connaissais le travail de Benoît Menut, mais d’autres compositeurs ont été étudiés. Il fallait qu’il s’intéresse à l’œuvre d’Arrabal, puisqu’il n’y avait pas encore de livret. En ce qui concerne Kristian Frédric, nous avions déjà travaillé ensemble. Il connaissait personnellement Arrabal, ce qui était un atout.


Fernando Arrabal


Damien Dutilleul.- Quelles recommandations feriez-vous pour améliorer le fonctionnement des maisons d’opéra ?

Éric Blanc de la Naulte.- Aujourd’hui, les règles, qu’elles soient administratives, financières, juridiques ou sur la sécurité, sont de plus en plus strictes. C’est un problème national dont il est souvent question : la simplification administrative. Les maisons d’opéra ne peuvent pas simplement être des services administratifs. Il faudrait travailler au niveau national en donnant une spécificité aux opéras parce que nous avons trop de règles à prendre en considération ! Ça devient de plus en plus lourd et compliqué. Nous faisons attention et nous connaissons notre métier. Gérer une maison d’opéra, c’est comme gérer une entreprise : nous avons entre 200 et 400 salariés. Nous ne sommes pas des artisans ! Il faut de la rigueur mais il faut savoir s’adapter au spectacle vivant et aux artistes.

Théâtre au berceau de l’Occident: « Picnic » de Fernando Arrabal (Satas-Erasmus+ (Students Academy of Theatre Awards).

 

Los cinco alumnos del IES As Barxas de Moaña que participaron en el último viaje del proyecto Satas-Erasmus+ (Students Academy of Theatre Awards) regresaron después de pasar una semana en Grecia con compañeros de ese país así como de Italia, Francia, Turquía y Polonia.

En la localidad de Nea Peramos, cerca de la ciudad de Kavala.   La  pieza de libre elección fue:

 « Picnic », de Fernando Arrabal.
 con María Puentes,
Alba Rodríguez,
Francis Drake
y Raquel Paredes pusieron en escena este alegato contra la guerra.
Raquel Paredes, de 4º de ESO, explica su trabajo en Grecia: « El primer día buscamos decorados para grabar.
 La pieza se puede ver en Youtube .
Los alumnos tuvieron tiempo para visitar zonas de Grecia como las ciudades de Kavala y Tesalónica. El proyecto Saftas-Erasmus+ continuará el año próximo, probablemente con dos viajes a Francia. Y es que el centro espera repetir en el Festival  de Angers.