« TOHU BOHU, FERNANDO ARRABAL » (55′) Un film documentaire de LUIS MIGUEL GONZALEZ y DAVID HERRANZ. Aujourd’hui 21h sur la 2 de la TVE.
Aujourd’hui 21h sur la 2 de la TVE
« TOHU BOHU, FERNANDO ARRABAL » (55′)
Un film documentaire de LUIS MIGUEL GONZALEZ y DAVID HERRANZ
de la série « IMPRESCINDIBLES »
UN VRAI LUXE (un « lujazo »)
la présence de Fernando Arrabal
pour l’avant-première triomphale
à la Cineteca de Madrid
Arrabal a répondu longuement au public qui l’a acclamé dans une salle bondée
« Un lujazo la presencia de Fernando@arrabalf en #estreno de su @Impres_TVEen @CinetecaMadrid Documento histórico ».
Imprescindibles, el viernes 18 de diciembre a las 21:00h en La 2
IMPRESCINDIBLES / RTVE.es
Fernando Arrabal es, quizás, el dramaturgo español vivo más conocido a nivel internacional y el último creador que ha vivido las vanguardias del siglo xx.
El documental se acerca a este famoso personaje y a su, sin embargo, desconocida vida y obra que abarca diferentes ámbitos como pueden ser el teatro, la poesía, la novela y el cine.
Imprescindibles regresa a Cineteca Matadero el próximo 16 de diciembre con el documental ‘TOHU BOHU. Arrabal’ de David Herranz y Luis Miguel Gonzalez. La cinta se estrenará en La 2 el viernes 18 de diciembre a las 21:00 h.
Al acto de presentación del documental acudirán los directores de la cinta y el propio Fernando Arrabal, que participarán en la tertulia posterior a la proyección.
imprescindibles – Fernando Arrabal y la escuela – Avance del documental
El rodaje de este documental comenzó en el mes de abril alrededor del estreno en Madrid de su última obra teatral: Pingüinas. Desde entonces, el
equipo de TVE ha recorrido diferentes lugares de la geografía parisina, centro del trabajo del dramaturgo español, como su propia casa, las orillas
del Sena, el Nôtre Dame L’Epée de Bois en la Cartoucherie.
La sala Fernando Arrabal del Matadero de Madrid, el Teatro Español han sido otros espacios donde hemos grabado la historia, un tanto confusa,
bastante revuelta, pero siempre ceremonial de Fernando Arrabal.
Intervienen en el documental
Fernando Arrabal, Luce Arrabal, Marcos Malavia, Rosario Ruiz Rodgers, Jorge Lavelli, Alejandro Jodorowsky, Juan Carlos Pérez de la
Fuente y Corina Fiorillo.
Igualmente, el documental cuenta con imágenes de archivos de TVE, NODO y del Centro de Documentación Teatral.
El caos y el vacío
La Biblia nos habla en el Génesis del Tohu-Bohu: el caos y el vacío. Arrabal reivindica esta metáfora del Big Bang
como la piedra angular sobre la que despliega su propia actividad de autor tanto a través de su teatro, de su poesía, de todos sus textos, así como
de sus creaciones visuales,
fílmicas.
Ese Tohu-Bohu es la expresión de su propia circunstancia que gira sin fin sobre la ausencia del padre
y el desgarro mítico en que le zambulle la guerra civil y la madrastra historia.
Imprescindibles – Fernando Arrabal y su personaje – Avance del documental
Ceremonia de la confusión
La obra de Fernando Arrabal encuentra su núcleo en el teatro, pero se extiende a la poesía, las artes plásticas, el cine y la novela, siempre
propulsada por la mecánica de la ceremonia de la confusión.
Acercarse a su obra, aún siendo uno de nuestros escritores más internacionales, es, paradójicamente, bastante complicado pues, para empezar,
aunque es un personaje con gran importancia en el circo mediático, su obra es casi desconocida en España.
Desde el surrealismo a mayo del 68, pasando por el pánico y el colegio patafísico, Arrabal ha sido protagonista de la cultura europea mientras que
festivales como el de Avignon o Cannes han visto los estrenos de sus obras.
Sin embargo, el aislacionismo hispano ha sido ajeno a esos hitos y reacio a entender a uno de sus hijos con mayor proyección internacional.
El documental se estrena en Imprescindibles, el viernes 18 de diciembre a las 21:00h en La 2. Estreno previo en Cineteca Matadero el próximo 16 de diciembre.
Equipo técnico
Un documental de LUIS MIGUEL GONZALEZ y DAVID HERRANZ
Montaje: JAVIER PÉREZ JAIME
Música original: JUAN BARDEM AGUADO
Fotografía: PASCUAL BARRACA y PEDRO FERNÁNDEZ VARA
Sonido: SERGIO RODRÍGUEZ y JESÚS NAVARRO
Postproducción sonido: MARÍA JOSÉ GARCÍA MARTINEZ
Postproducción imagen: MARÍA ABRIL
Locución: CHEMA RUIZ
Archivo: DAVID CANILLAS (documentalista), FONDO DOCUMENTAL RTVE, CENTRO DOCUMENTACIÓN TEATRAL
JEAN-MICHAEL HUMEAU, WANDA
Producción: MIRIAM GARGIA CORRALES , HUGO MENDIRI, RAQUEL MUÑOZ y MARISOL PAZ
Producción ejecutiva: ROSA PÉREZ ROA
Dirección IMPRESCINDIBLES: ANA PELAEZ
Agradecimientos: TEATRO ESPAÑOL, Borja Vera (EDITORIAL ANTIGONA), José María Morales (WANDA), @FERNANDO ARRABAL/REINO DE CORDELIA, AZKUNA ZENTROA, CAFE LOUP, THÉÂTRE DE L´EPÉE DE BOIS
Après un tie-break contre le français Maxime Vachier-Lagrave Magnus Carlsen remporte le « Grand Chess Tour 2015» .
beerpatzer_: because Grand Chess Tour is composed of 3 events… And Maxime Vachier-Lagrave did worse than Anish Giri in previous 2
« …lequel des deux sait qu’il n’en sait pas assez pour affirmer qu’il ne sait rien? «
Même pour mes domestiques, je n’achète plus de Porsche.

Je n’achète plus de Porsche , même pour mes domestiques
puisque Porsche, dans sa pub,
convoque les plus grands …
sauf les dramaturges,
malgré « L’extravagante réussite de Miguel de Cervantes et William Shakespeare »
▶ 1:01
Le champion du monde d’échecs, Magnus Carlsen, a fait hier matin la nouvelle campagne marketing pour Porsche.
– « Vous n’aurez donc pas beaucoup de temps pour préparer votre partie contre le champion des Pays-Bas? »
lui a demandé le commentateur Danny King de CNN.
Magnus Carlsen a reconnu :
« Non, je vais probablement jouer quelque connerie. »
la preuve , le soir…:
Giri, Anish 2778 – Carlsen, Magnus 2850
London Classic
10.12.2015
1.e4 e5
2.Cf3 Cc6
3.Fb5 a6 encore la variante Berlin!
4.Fa4 Cf6
5.0-0 Fe7
6.Te1 b5
7.Fb3 0-0
8.d4!? d6
9.c3 Fg4 du vrai Ruy Lopez.
10.Fe3 exd4
11.cxd4 Ca5
12.Fc2 Cc4
13.Fc1 c5
14.b3 Cb6
15.Cbd2 Tc8
16.Fb2 Cfd7
17.Fb1 g6
18.h3 Fxf3
19.Cxf3 cxd4
20.Cxd4 Ff6
21.Dd1 Ce5
22.Tc1 Fg5
23.Tb1 Cbd7
24.Tf1 Ff6
25 Tc1 Db6
26 Fb1 Txc1
27 Fxc1 Cd3
28.Dxd3 Fxd4
Fh6 Tc8
30.De2 Cf8
31.g3 Ce6
32.Rg2 Fg7
33.Fe3 Fd4
34.Fd2 Dd8
35.Tc1 Txc1
36.Fxc1 Df6 toujours affaiblie par son pion faible, et face à la paire de fous des Blancs, la finale de Magnus s’annonce difficile .
37.a4 cependant, Magnus Carlsen va trouver le moyen de niveler le jeu: 37…bxa4
38.bxa4 Cc5
39.a5 Fc3
40.Fa3 Fxa5
41.Fxc5 dxc5
42.Fd3 Fc3
43.Fxa6 Fd4,
44.Fc4 Rg7
45.h4 Db6
46.h5 Df6
47.Fa2 gxh5
48.f4 Dg6
49.Rh3 f5
50.exf5 Dxf5+
51.Rg2 Rh6
52.De6+ Dxe6
53.Fxe6 ½–½
Les communiantes courant en blanc dans le film « Guernica » d’Arrabal ou mariées courant toujours en blanc chez Guerlain.
Les communiantes en blanc sont un mythe.
Leur mariage en blanc une réalité.
Arrabal décode les aspirations des femmes et crée pour elles un concentré d’idéal :
La femme panique court-elle toujours avec sa robe blanche de sa communion jusqu’à son mariage? …
***
… voir les sept premières minutes du film d’Arrabal: « Guernica:
‘Fando y Lis’, de Fernando Arrabal. Compañía La JARTA´. Teatro Zorrilla de Valladolid.
« Un bâton pour Arrabal » du poète SERGE PEY avec CHIARA MULAS: soirée mémorable.
« … au nom du rire
qui reste le diable
de toute poésie »
en hommage à Fernando ARRABAL
T.S. SERGE PEY
avec CHIARA MULAS
habillée de lunettes
***
…ce fut l’un des moments les plus
impressionnants de…
une cérémonie de la réincarnation
qu’avait célébrée Jean Benoït
lors de l’exécution du Marquis de Sade
(si différente mais aussi poignante);
…le lieu de la cérémonie pataphysique est,
en son centre, un chemin de non-croix ,
aux douze stations:
douze poèmes imprimés
contenant le rite
sur le rire cathartique que va lire à haute voix Serge Pey;
après s’être élargi la bouche de deux traits symétriques
avec du rouge à lèvres de Satan,
il commence à genoux son parcours;
…une tomate est posée sur chaque feuille ,
qui va être écrasée en multiples morceaux
sur le papier qu’elle asperge de son jus;
…le « rire archangélique » est incarné par une femme:
Chiara Mulas,
masquée,
assise,
hiératique, sur une estrade
vers laquelle progresse le poète;
… Mulas commence
complètement et cannibalistiquement
à mastiquer et engloutir
son masque,
à l’effigie
d’Arrabal,
puis les élastiques qui le retiennent à son visage;
…Mulas engloutit lentement ce masque
pendant le temps de la cérémonie:
elle avale tout et l’instrument du culte;
…Mulas tient dans son giron un grand livre ouvert:
comme si c’était le minuscule
« La pierre de la folie » arrabalesque;
…Mulas retrousse sa robe,
montre son derrière,
à le stupéfaction des
séraphins et dominations;
… Mulas extrait de son corps et son âme
un longue corde de chanvre
qu’elle transmet à Arrabal lui-même;
…Mulas est une sainte immaculée
qui imprègne de ses parfums ce câble humide:
une centaine de mètres
qu’elle fait passer d’abord entre ses jambes.
pendant qu’Arrabal tire brutalement sur cette corde
vers le cercle de la gidouille et l’infini;
….Mulas tend le ruban de Moëbius,
sautant de l’infini au big bag
et de la confusion à la précision de « l’incomplétude »;
….Mulas (et nous avec elle)
entend les rires du paradis de Marco Polo
tandis que l’assistance est transportée;
***
Le bâton historié et recouvert du poème
est remis par le TS Serge Pey à F.Arrabal
sous les ovations
lors de l’accolade du poète et du baiser de la femme.
Le tout est présidé par Thieri Foulc, organisateur et hôte accueillant de cette cérémonie;
***
SERGE PEY:
Appelé le poète des bâtons, Serge Pey rédige ses poèmes sur des bâtons de châtaignier ou de noisetier sur lesquels il grave, incise et peint ses poèmes, agrémentés de dessins à l’encre. Ils sont des métaphores en acte de la poésie qui est une manière de marcher dans la vie et en même temps un cahier d’écriture vertical avec lequel il réalise ses structures plastiques et ses installations.
Une partie de l’œuvre publiée de Serge Pey, en tant que Parole des bâtons, est un assemblage de fagots, soulignant par là la matérialité de son œuvre. Ils participent également d’un mouvement parallèle de la poésie visuelle, en choisissant l’archaïsme pour ses bâtons qui sont accompagnés en général de tomates puisqu’il nomme lui-même ses supports des piquets de tomate.
Serge Pey commença ce travail en prise sur l’actualité en ayant appris, tout comme Jean Genet qui le commente aussi à sa manière, la répartition de la population devant l’entrée d’un camp à Beyrouth en séparant la population avec une tomate, et en demandant aux passants de prononcer son nom. Ceux qui avaient un accent auquel on reconnaissait un palestinien était immédiatement arrêtés. Cette épisode de la guerre renvoya Serge Pey à la Bible et à l’épisode de Schibboleth dans les « Juges ».
Avec ses « poèmes matériels » Serge Pey réalise également des structures d’équilibre et des alignements.
Tomates et bâtons participent à une grammaire visuelle de la poésie et en même temps donnent les clefs d’une métaphore du poème.
Serge Pey est né en 1950 dans une famille ouvrière du quartier de la cité de l’Hers à Toulouse. Enfant de l’immigration et de la guerre civile espagnole, son adolescence libertaire fut traversée par la lutte antifranquiste et les mouvements révolutionnaires qui secouèrent la planète. Militant contre la guerre du Vietnam, il participa activement aux événements de mai et juin 1968.
Parallèlement à son engagement politique, il découvrit très tôt la poésie et les voix de fondation qui transformèrent sa vie. De Lorca à Whitman, de Machado à Rimbaud, de Villon à Baudelaire, de Yannis Rítsos à Elytis, d’Alfred Jarry à Tristan Tzara, des troubadours à Antonin Artaud, des poésies chamaniques à celle des poésies visuelles et dadaïstes… Il commence alors la traversée d’une histoire de la poésie contre la dominance française des écritures de son époque. C’est au début des années soixante-dix que Serge Pey inaugure son travail de poésie d’action et expérimente, dans toutes ses formes, l’espace oral de la poésie. En 1975 il fonde Émeute puis en 1981 les éditions Tribu.
Coopérative d’édition à la distribution nomade, Tribu a publié sous sa direction des auteurs comme Bernard Manciet, Jean-Luc Parant, Gaston Puel, Rafaël Alberti, Dominique Pham Cong Thien, le Sixième Dalaï Lama, Allen Ginsberg, Ernesto Cardenal, Armand Gatti, Henri Miller… Il fut l’éditeur de Jaroslav Seifert, prix Nobel de littérature en 1984. Dans Les funambules de Prague, réalisé avec son ami Karel Bartocek, il donna à lire en France des auteurs comme le philosophe Karel Kosik ou Vaclav Havel.
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Un art de l’éternité ou les réincarnations de CHIARA MULAS
Née à Gavoi Sardaigne-Italie, diplômée à l’académie des Beaux-arts de Bologne, Chiara Mulas est une artiste parmi les plus représentatives et inventives de l’art-action du XXI siècle.
Metteur en scène d’une géographie philosophique et sociale de la Méditerranée, elle en dégage, à travers des actes poétiques éblouissants, les mythes et les symboliques nécessaires à notre temps.
Chiara Mulas, à travers les événements et les tragédies de notre société, invente une langue et une poétique déterminante dans le champ de ce qui est convenu d’appeler le mouvement de la performance.
Quelques grands exemples pris dans la thématique de son œuvre témoignent de la palette de ses engagements et de son art : Hommage à Pasolini, Écrits de prison de Gramsci, rituels situationnistes pour Guy Debord, lutte contre la Faida qui traverse son île, les poèmes d’action effectués avec le poète français Serge Pey, la dénonciation de la pollution de la Méditerranée par les trusts pétrochimiques, ses évocations splendides de la Pachamama la terre-mère, son exploration de la grotte préhistorique du Mas d’Azil, ses ex-voto vivants pour les martyrs de l’immigration de l’île de Lampedusa… la liste serait longue des champs d’application sur lesquels s’exercent sa liberté.
Cette artiste est aussi, une scénographe de théâtre de premier plan, comme dans Les os déterrés de Garcia Lorca ou le Trésor de la Guerre d’Espagne.
Chiara Mulas en occupant l’espace de la rue ou du théâtre, invente des déplacements singulières qui sont autant de conjugaisons poétiques du corps humain dans sa contemporanéité. Sa chorégraphie de grillage et de barbelés au camps de concentration de Rivesaltes ou aux Abattoirs de Toulouse, en témoignent.
Méditerranéenne, son art identitaire parle à l’univers depuis son village de la Barbagia en Sardaigne. C’est dans l’évocation de ce passé et de ses traditions toujours vivantes, survivant depuis les temps néolithiques, que Chiara Mulas plonge les mains aiguës de sa modernité. Traditions, récits ancestraux, prières sont revisités par sa pratique subversive et donnent de nouveaux éclairages à notre histoire.
Ses courts métrages, s’Accabadora, Pentuma, Barbagia, Ruviu-Biancu-Nigheddu, Agnus Day… autant de poèmes visuels qu’elle intègre dans ses performances, évoquent les rituels de la mort en Sardaigne. C’est dans ce choc entre modernité et tradition qu’elle convoque en plein XXI siècle, les attitadoras, les pleureuses de son village, ces poètes improvisatrices de la mort, qui viennent chanter leurs psalmodies, pour accompagner les âmes des morts et celles des vivants vers des territoires que nous ne connaissons pas.
Fernando Arrabal’s Pingüinas at the Teatro Español’s Matadero in Madrid
Fernando Arrabal’s « Pingüinas »
at the Teatro Español’s Matadero
in Madrid.
[Photo credit: Javier Naval.]
Spectacular
Phyllis Zatlin
« During a visit to Madrid, I saw… Arrabal’s Pingüinas. Juan Carlos Pérez de la Fuente was named to a four-year term at the helm of Madrid’s municipal Teatro Español, starting 11 July 2014, but the previous director Natalio Grueso, who took over in 2012, had already made arrangements for the 2014–15 program. He had not, however, accounted for the Teatro Español’s Naves at the Matadero (former slaughterhouse). Pérez de la Fuente promptly named in Fernando Arrabal’s honor one of two halls converted there into theatres. The recognition was no doubt merited. Arrabal (b. 1932), who has lived in Paris most of his life, is the best known contemporary Spanish dramatist and author in the world.
Pérez de la Fuente reports that he contacted Arrabal in September, asking that he write a work to commemorate the 400th anniversary of part 2 of Miguel de Cervantes’s Don Quijote… Given the stunning performance… in his program notes, Arrabal affirms that these “Quijotas” or “Cervantas” make no commentaries and teach no lessons. They reflect the essence of Don Quijote, which proclaims liberty above and beyond sanity and madness.
The female penguins of the title are ten women in the Cervantes family, ranging from his grandmother to his illegitimate daughter. Before the action begins, their names and relationship to Cervantes, along with their birth and death dates, are projected for the benefit of spectators seated on two sides of the stage area, facing a central structure that resembled a space launch tower. The cast consists of ten women and one man, who wears a shirt labeled “Miho” and is loudly proclaimed to be the son of them all.
The term “pingüinas” is inspired by an annual gathering of the Penguins motorcycle club. The casting call for the ten women specified that the actors had to be able to handle emotional, physical roles and to ride motorcycles. Despite the latter requirement, there were one thousand applicants. Perhaps the most famous in the final list of ten is Ana Torrent, who portrayed Luisa de Belén, Cervantes’s sister who was a nun. Others who play major roles are María Hervas as Torreblanca, the grandmother, and Marta Poveda as Constanza, the niece.
All ten roles are indeed physical, involving constant motion and costume changes. Among the costumes, designed by Almudena Rodríguez Huertas, quasi-military camouflage garb dominates; these are layered, facilitating rapid transformations. Near the end of the production, seven of the women appeared as brides, donning white skirts over hoops. In a final scene, located presumably in a mental health, they wore orange costumes.
Marta Carrasco created an outstanding movement and choreography design. The playing space, with tiered seating on two sides, featured a wide entrance in the middle of one of them and was open on the other two sides except for supporting posts. Most surprising, she choreographed motorcycle action as the bikes circled around the stage area in various formations. The bikes appeared perilously close to one another but there were no collisions. Front ends of bikes were at times topped with heads of horses or horned animals. The motorcycles alternated between entering the stage soundlessly and roaring in.
Equally impressive was the lighting, created by José Manuel Guerra that culminated in a fireworks display rising up the tower. The Cervantes character made several aerial entrances from the side. To represent the Spanish author’s extended imprisonment in Africa, where he was held for ransom, Miho flies in a cage.
Arrabal is celebrated for his provocative, transgressive theatre. Pérez de la Fuente may well be right that the chaotic action of Pingüinas could prove to be the Spanish author’s greatest work. Certainly the spectacular staging at the Matadero will not soon be surpassed ».
Phyllis Zatlin
European Stages is a publication of the
Martin E. Segal Theatre Center ©2015
New York NY 10016
Une superbe modèle brésilienne. Una soberbia modelo brasileña.
Fernando Arrabal
(« La tercera »: Tercera página de ABC, 2 de diciembre de 2015)
… por casualidad mi primer e inopinado encuentro con Vargas Llosa tuvo lugar en Londres, en el siglo pasado. ¿Antes de Darwin? ¿cuándo las cebras tenían rayas horizontales?
Posteriormente en nuestras actos comunes (¡tres!), también del siglo pasado, Vargas Llosa me trató con cordialidad e inmerecida generosidad.
*
…por casualidad el 16 de diciembre de 1986, día en que se otorgaría, en Madrid el Premio Cervantes de Literatura, el máximo galardón de las letras castellanas, publiqué a primerísima hora en ‘El País’, mi breve ensayo « La ceremonia de la recuperación ».
Capítulo que reproduje en las páginas 275-7 de « Un esclavo llamado Cervantes » (Espasa Biografías) y en las páginas 297-300 de « Pingüinas » de inmediata publicación (Libros del innombrable).
En realidad los bonsáis del Vaticano escriben sus haikus en latín
*
…por casualidad el día de la publicación de este artículo, la prensa española citó como un posible ‘Premio Cervantes’ a Vargas Llosa.
Desgraciadamente vivía, como siempre, en París y no me enteré de aquella actualidad. El terrorista manco ¿puede jurar decir la verdad?
Obviamente ni en el artículo, ni en los dos libros me referí a Vargas Llosa.
*
…por casualidad, a pesar de la ‘ceremonia de la confusión’ el « Collège de Pataphysique » [colegio único que centraliza y coordina los diversas instituciones patafísicas del mundo] me nombró inmerecidamente, en 1990, miembro del « Corps des Trascendants Satrapes ». Antes de inventar las elecciones las hormigas elegían a su reina al Strip Poker.
[Para mayor emoción « sátrapa » , ‘σατράπης’ ‘satrápês’, adaptado del iraní ‘xšaθrapā’, y del antiguo persa ‘xšaθrapāvan’, significa ‘protector del país’. El alma ¿es más complicada que el átomo?]
El Cuerpo de Trascendentes Sátrapas se reúne únicamente-cuando-es-necesario (« à son bon escient »). Lo preside un « Modérateur Amovible » sin ningún poder, ni siquiera el de pedir el silencio. La levitación es mucho más cara que la telepatía de alta definición.
Entre los 61 sátrapas hay pintores como Marcel Duchamp, Man Ray, Barry Flanagan, Pablo Picasso, Joan Miró, Dubuffet, Louise Bourgeois; poetas como Jacques Prévert, Edoardo Sanguineti; dramaturgos como Ionesco; matemáticos como Benoît Mandelbrot; arquitectos como Oscar Niemeyer; escritores como Umberto Eco, Boris Vian, Simon Leys , Jean Baudrillard e incluso, excepcionalmente, un ‘premio Nobel’ como Dario Fo.
*
…por casualidad, años después asistí a una intolerante campaña desencadenada contra Vargas Llosa en Italia con ocasión del Festival de Venecia. Era en aquellos remotos tiempos del comunismo con gallos daltónicos verdes.
Aproveché mi estancia en la Universidad de Pisa -y mi pasión por Kurt Gödel- para defender modesta pero enérgicamente la figura de Vargas Llosa.
Excepcionalmente casi toda la prensa italiana se hizo eco de mi ditirambo. ¿Para qué deslumbrar sin esclarecer? Todo aquello, (un paquetón de páginas de periódico) días después se lo envié a Vargas Llosa, a su casa de Londres. Archivo del que no guardo ni fotos, ni copias, ni dobles, ni anorexias en vinagre.
Inmediatamente recibí una carta de su « secretaria » con un acuse de recibo escrito a mano que decía:
« …hemos recibido su pliego que transmitiremos lo antes posible a Mario Vargas Llosa… »
*
… por casualidad en Porto Alegre, coincidí e incluso almorcé con Patricia Llosa y Vargas Llosa. A él y a mí nos habían nombrado « co-invitados de honor » de la Feria del Libro de la ciudad. En mi caso desde luego inmerecidamente.
Todavía no habían llegado esos móviles que dan cáncer a los que fuman de oído, como Van Gogh.
*
…. por casualidad unas horas antes del almuerzo, a primera hora de la mañana, tuve la dicha inmerecida de jugar una simultánea de ajedrez. La Feria de Porto Alegre se encargó de encontrar a un voluntario para llevarme en silla de ruedas, evitando así las 4 o 5 horas de marcha sin descanso que dura una simultánea.
Por excepción los ventrílocuos con doble personalidad están de acuerdo consigo mismo.
*
…por casualidad el voluntario fue una soberbia modelo brasileña que no lo pudo hacer mejor. Los hay que se comen las uñas por miedo a que otro lo haga.
No , no, no estaba enfermo, como en un primer momento pensaron Patricia Llosa y su ex cuando, de sopetón, se encontraron conmigo en silla de ruedas.
Los dos se mostraron, también allí, encantadores (inmerecidamente) conmigo.
Al final de la comida observé a Patricia Llosa superdotada y bonita. Me pareció que no intentaba ni ser la más influyente, ni la más célebre, ni la más poderosa. Como si solo tratara de crear su terruño natal del alma: creación que a mi parecer no cesaba de ser el centro de su vida.
Solamente la aventura arriesgada de la pasión desinteresada ¿engendra el pensamiento asombroso?
*
… por casualidad a la hora de despedirnos Patricia Llosa me dijo cariñosa:
– « …nos tenemos que ver » ,
– « …desgraciadamente no sé donde puse vuestra dirección en mi leonera parisiense ».
Y Patricia Llosa amistosamente escribió la dirección en un trozo de papel con su preciosa letra, [que en España solo usan las alumnas que tuvieron la suerte de educarse con las ‘teresianas’].
Con la mismísima letra ¿de la « secretaria » de Vargas Llosa del siglo pasado?
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El País del 18 de diciembre de 1986: El Premio Miguel de Cervantes de Literatura, el máximo galardón de las letras castellanas, se concede hoy en Madrid, en una reunión que congrega las candidaturas de las academias del ámbito de nuestra lengua. El autor aborda en este artículo la imagen insólita del manco genial recibiendo los diez millones de pesetas con los que se dota esta codiciada distinción literaria.)
***
La ceremonia de la recuperación
(¡qué pingüinas señores!)
Fernando Arrabal (El País, 18 de diciembre de 1986)
En 1579, el Premio Cervantes de Literatura, a tocateja, le hubiera venido al pelo, como suple ausencias de su hijo, a doña Leonor de Cortinas, mamá del autor del Quijote. Con los 10 millones de pesetas, un real sobre otro, hubiera podido pagar al fin el rescate de 500 escudos de oro para libertar a Miguel de Cervantes, a la sazón esclavo en Argel. Quinientos escudos de oro valían 200.000 maravedís o 5.882 reales, es decir, tarin barin, 10 millones de pesetas actuales: la exacta doblonada que seguramente, por pura coincidencia, se abona al premiado de hoy.Los intendentes culturales de nuestra querida España, por lo general, dan faroles a toros pasados y subsidios a quienes ya nada necesitan. Si hoy, además de consecuentes con la tradición de galardonar a « famosos acomodados », dieran soga a su cometido poniéndose en solfa, premiarían a Corín Tellado o, a título póstumo, a J. Mallorquí, el celebérrimo autor del Coyote. Pero no hay que pedir peras al olmo ni sal a lo desaborido.
La ceremonia de la recuperación, que es hija de la confusión y hasta de la marrullería, se celebra en nuestro enternecedor patio con tanto empeño como perseverancia. Esta ceremonia tiene su remate y su cresta en la distribución de laureles, premios, medallas, copas, collares y otras chucherías. Cervantes, que sabía jugar al santo mocarro -« yo, poetón…, socarrón »- cuando al final de su vida se le propuso que eligiera, por daños y desquites, su lauro, dio calabazas a la Orden de Calatrava, al Rotary Club y a la Academia del Farinato para, saliendo por peteneras, darse de alta el 17 de abril de 1609 en la Hermandad de Esclavos del Santísimo Sacramento. Sabrosa malicia de quien había vivido como tal…, pero no del intangible Sacramento, sino del inexorable rey de Argel, sin que nuestros principales se dieran por enterados.
Idolatrada España
Esta ceremonia desde tiempos de Cervantes la vienen celebrando todos los regímenes con tantos pompones y forrajeras como involuntario humor. Este rito, con su niebla meona de incienso y su polvo de confites, permite a los mandamases realizar, disfrazados de consoladores de los desconsolados, su verdadero proyecto: meter en vereda a los irreverentes y rebeldes que no se adhieren a los principios fundamentales de los padrinos y alcaides.
El 9 de enero de 1947, el antiguo régimen, con su tupé a la veneciana, se sirvió del mismísimo Manuel de Falla para celebrar la ceremonia. El país, nuestra idolatrada España, estaba en deuda con Falla.
En 1905 el compositor se había ganado a pulso el derecho a que se estrenara en el teatro Real de Madrid su ópera La vida breve. Durante nueve años, los jalifas de nuestra cultura lo impidieron haciéndose a las ramas de las excusas más variopintas, no siendo la menos estrafalaria y humillante para el músico español que se le exigiera la traducción de su obra al italiano.
Falla, hastiado de esta larga historia de La vida breve », como la define Guillermo Fernández Shaw, de este « camino del calvario », a punto ya de que su obra « quedara inédita », atravesó los Pirineos y vio al fin su ópera representada triunfalmente en París, en enero de 1914. A la muerte del genial gaditano, el antiguo régimen intentó atornillarlo con un faraónico funeral que recorrió el Atlántico, como una Armada al fin invencible, desde Buenos Aires a Cádiz. A la postre, a nuestro iconoclasta « afrancesado » que no merecía el honor de un tablado madrileño, nos lo metieron a los españolitos de a pie una vez muerto y como cebada al rabo en nuestros bolsillos en billetes de 100 pesetas. Esta macanuda ceremonia de la recuperación fue la coartada y el barniz cultural que manejó el régimen para, a sus anchas y con desparpajo, ningunear o prohibir a los creadores rebeldes de nuestra entrañable España.
Doña Leonor, Fernández de Torreblanca, abuela paterna de Cervantes, que era mujer de larga vista y con ramos de profeta, el 10 de marzo de 1557, en su testamento, dispuso que una parte de su herencia fuera a la Orden de la,Trinidad, con este emocionante comentario premonitorio « para ayuda a redención de cristianos, cautivos en tierras de moros ». Cervantes era entonces un pollito que aún no había cumplido los 10 años y nadie, salvo su abuela, podía prever que serían precisamente trinitarios los religiosos que iban a sacarle de Argel 23 años más tarde, el 24 de octubre de 1580.
La abuela de Cervantes, a contrapelo, se las calzó muy al revés de los rectores del país: con los maravedís en su zamarrico miró hacia el porvenir. Era una mujer que las cantaba claras y que sacó los pies de las alforjas con arrojo siempre que fue necesario; cuando su marido se echó barragana, ella, arremangándose, se compró por 70 ducados un guapísimo esclavo de 15 años y de « color loro » llamado Luis, con el que compartió sus penas hasta la muerte, en 1557.
La madre de Cervantes (¡qué pingüinas, señores!), para rescatar a su hijo se dirigió a los doctores de la Intendencia española (a los cuales un bledo les importaba que Cervantes se pudriera en Argel o Cernuda en México Distrito Federal) disfrazada de viuda para entapujar a su impresentable y pusilánime marido. Éste « barbero », don Rodrigo de Cervantes, que vivió con el ombligo encogido cual maestro de la ceremonia de la recuperación, serviría a su hijo de modelo de incendiario de libros.
Hoy ya no se estila quemar libros; se prefiere el pulcrérrimo ninguneo, mucho más eficaz y aséptico. Cervantes, en el capítulo VI del Quijote, nos muestra la ordenanza de estos autos de fe. El cura y el barbero, los ardientes censores, proceden de entrada a la inevitable ceremonia de la recuperación enalteciendo las « bondades » de un « clásico » intocable de 200 años de edad: el Amadís de Gaula; luego, camufiados tras el título de amantes de lo bello, achicharran al autor que les hace pupa y que los españoles tienen que leer a hurta cordel porque ya figura en el índice de Libros Prohibidos: el novelista de Ciudad Rodrigo y maestro de Cervantes, Feliciano de Silva. Es la razón de la sinrazón que a nuestra razón se hace.
El Quijote lo empieza a escribir Cervantes a los 55 años en una prisión española « donde toda incomodidad tiene su asiento », tras haber sido perseguido, ultrajado, excomulgado y calumniado. ¿Hubiera encontrado arrestos Cervantes para escribir su genial novela si hubiera sido un protegido de los empingorotados, si le hubieran otorgado el Cervantes de Literatura? El « quijotismo no es compatible con el éxito », anuncia calzando puntos el poeta Luis Rosales en su reluciente libro editado por segunda vez el año pasado.
Al fin y al cabo, con su injusticia natural, con su conformismo pamplinero y sus ciclópeas ceremonias de la recuperación, los borregueros de nuestra sentimental y bárbara España fomentaron la rabia tranquila de Cervantes y estimularon siempre las rebeldes vocaciones de los escritores y artistas más heterodoxos y quijotescos de la tierra.
Si el Premio Cervantes de Literatura hubiera existido en el siglo XVII no hubiera extrañado a nadie que lo ganara don Alfonso Fernández de Avellaneda, autor del falso don Quijote, pero muy mucho que se lo dieran a Cervantes. No lo hubiera merecido.











