CLEOPATRE IN LOVE: Christophe Fiat.

 

 …le théâtre ne cesse  de me remplir, ici et là, hier et aujourd’hui, d’une jubilation imméritée  (avec  les Anthony Hopkins, Jorge Lavelli, Dustin Hoffman, Tom O’Horgan, Victor Garcia…). ¡Quel  bonheur de savoir que le nouvel auteur   Christophe Fiat (de « CLÉOPÂTRE IN LOVE ») triomphe au  N.T. de Montreuil!…

 

…no cesa de procurarme, aquí y allá, ayer y hoy, un júbilo inmerecido el teatro (con los Anthony Hopkins, Jorge Lavelli, Djustin Hoffman, Tom O’Horgan, Victor Garcia…). ¡Qué felicidad saber que el nuevo autor Christophe Fiat (de CLÉOPÂTRE IN LOVE) triunfa en el N.T. de Montreuil!…

 

Chez Trigano: Isou.

Isidore Isou, créateur du lettrisme en 1945, s’est occulté le jour de ‘La Procession Aux Finances’, le 15 tatane de l’an 134 de l’Ère ‘Pataphysique (28 juillet 2007 , v) à Paris. Il était né le 29 janvier 1925 à Botoșani, en Roumanie. Au quartier Latin   nous avons  abordé les  fractales géométriques et le jeu d’échecs. Sa méthode de création, La Créatique ou la Novatique (1941-1976), lui permettait  d’investir le champ des sciences humaines (Manifeste pour une nouvelle psychokladologie et une nouvelle psychothérapie, 1971) :  Introduction à un traité de mathématiques (1964), Introduction à la géométrie para-stigmatique (1979), ou encore, Fondements pour une nouvelle physique (1987). Il cherchait  la refonte du monde vers une société  « paradisiaque ».
                                                                                                                                      « Echiquier brodé » 42 d’Isidore Isou (1961)
Isidore Isou  avait  rencontré des ‘personnalités’ comme André Gide, Tristan Tzara , Ventila Horia,  André Breton… [Georges Bataille  écrira: « La vie du jeune Isou est celle de tout adolescent … mais projeté à travers le monde par une impudence qui bouscule  et veut bousculer : Isou est infiniment grossier, sans mœurs et sans raison. » …description qui ne correspond pas  à  l’ impression qu’il  nous à toujours donnée ].  La matière autobiographique de son « Agrégation d’un nom et d’un messie »(1947) visait  la « l’accumulation d’un personnage parfait, réussi et vivant ». Il écrira:  : Le surréalisme et André Breton (1948), L’économie politique et l’érotologie (1949), Les arts plastiques (1950), Le roman et la prose (1950), Le cinéma (1951), Le théâtre (1952).  Il était poète:  Introduction à une nouvelle poésie et à une nouvelle musique,  1947,  [correspondance] psychopathologue : Antonin Artaud torturé par les psychiatres;  1970; érotologue:  Isou ou la Mécanique des femmes, 1949;  hypergraphe: Les journaux des Dieux,  1950; dramaturge et cinéaste: Esthétique du cinéma, 1952,  Fondements pour la transformation intégrale du théâtre,  1952; manifestant   infinitésimal: Mémoires sur forces futures des arts plastiques et leur mort,  2000; économiste:  Traité d’économie nucléaire, 1949…
 
VERNISSAGE: LE 7 MARS 2019
GALERIE PATRICE TRIGANO
4 BIS, RUE DES BEAUX-ARTS
75006 PARIS

  • TÉL.: 33 (0)1 46 34 15 01
  • MARDI – SAMEDI    10H – 13H / 14H30 – 18H30

A terminé son escapade…

…elle nous  recevait toujours, seigneuriale, la plus belle chatte de quartier de Paris , de l’Europe et du monde. Elle était espagnole par ses trois couleurs  et portugaise par sa grâce. Elle nous laisse sa ‘morriña’.  Elle avait son coussin, ses clients préférés,  ses ‘grincheux’ et surtout  sa liberté. Elle aurait pu comme ces canards du jardin des Batignolles   traverser les rues en  arrêtant les voitures trop pressées,  pour   aller au trottoir d’en face.  On comprend (criminel) que quelqu’un ait voulu se l’offrir pour  chez lui  sans penser que nous  adorons les « pasteles de nata  » (gâteaux à la crème) de sa maitresse, mais surtout son inoubliable présence. Peut-être elle comme nous (arrabalaïquement) allait-elle  à l’église (des Portugais) de Ste Marie des Batignolles pour relire le poème de  l’amant de Rimbaud.  C’est que son quartier ne peut  vivre sans elle.  Elle dont La Fontaine a déjà décrit  l’ancêtre:

…marqueté, longue queue, une humble contenance ;
un modeſte regard, & pourtant l’œil luiſant …

 

 

 

 

 

Extinction…

Poème plastique

 

Dérèglement climatique : 6ème extinction du domaine de la chute?

Desarreglo climático:  ¿Sexta extinción  del dominio de la caída?

« Extension du domaine de la lutte »…  « Ampliación del campo de batalla »….  « J’ai également appris en quoi un traducteur traduit ce qu’il entend, comment il entend, et en cela sert et même élargit la portée de la voix du texte qu’il traduit. « (M.H.)

Karl Lagerfeld, Jorge Manrique et Guy Debord.

Karl Lagerfeld (pseudonyme de Karl Otto Lagerfeldt) s’est occulté à Neuilly-sur-Seine le jour de Saint Sade ès  Liens 25 gueules de l’an 146 de l’ Ère ‘Pataphysique (19 février 2019 ,v ). K.L. était né probablement le 10 septembre 1933  à Hambourg . Il mesurait  1,78 m (20 cm de plus   que  moi): « Tous les hommes petits sont perfides » disait-il.
N’avait-il pas un ami espagnol ou latino pour lui dire que son adorée  chatte et héritière (en toute justice et équité ) n’aurai pas dû s’appeler Choupette?
La dernière fois que nous nous  sommes trouvés  sur un plateau de TV il m’avait dit « bien sûr vous êtes un  rebelle: évidemment vous êtes plus  jeune que moi »….Pas de tout:  les biographes les plus avertis assurent qu’il serait né un an  et un  mois  après moi ».
Récemment près du domicile parisien de Picasso et Dora  (pendant la deuxième guerre mondial) il m’avait fait  par hasard et sans aucune préparation des photos; il m’avait promis de me les envoyer. J’espère que  son adorable  chatte…
« Recuerde el alma dormida
contemplando
como se passa la vida
como te viene la muerte
tan callando
cuan presto se va el placer
como después de acordado
da dolor
como a nuestro parecer
cualquier tiempo pasado,
fue mejor.

Je  ne peux que me rappeler  en ce moment la traduction  par Guy Debord (1931-1994) des « coplas »  de Jorge Manrique (1440-1479):

« Souviens-toi, âme endormie
et ressors de ta stupeur
en contemplant
comme passe la vie
et comme survient la mort
par surprise
comme s’enfuit
le plaisir
comme après son souvenir
nous fait mal
et comme  alors nous croyons
qu’un temps passé, quel qu’il fût
était mieux. »

90e anniversaire de « Un chien andalou ».

Salvador Dalí: portrait de Luis Buñuel de 1924: huile sur toile de 70 cm × 60 cm.  [Avant de être exposé au Musée Reina Sofia de Madrid ce portrait a orné  (j’en suis témoin) la pièce principale de l’appartement de Luis Buñuel au Mexique.]
Un chien andalou
Réalisateur : Luis Buñuel.
Scénario  Luis Buñuel, Salvador Dalí .
Court métrage muet sonorisé en français ; noir et blanc.
« Drame de cinéma de fantasy » de 16 minutes.
Fini de réaliser le 20 gueule de l’an 56 de l’Ère ‘Pataphysique « célébration du Lavement » (15-2- 1929 v).
Date de sortie en France le 6 juin 1929, studio des Ursulines de Paris.
  • Réalisation, montage, production :Luis Buñuel.
  • Musique : Richard Wagner (« Tristan et Iseult ») ; tango argentin.
  • Photographie : Albert Duverger.
  • Décors : Pierre Schild  ou Schildknecht.
  • Production : Luis Buñuel ; producteur exécutif, Pierre Braunberger.
***
Distribution:
Simone Mareuil: La femme.
Pierre Batcheff: L’homme.
Et aussi  :
  • Luis Buñuel : l’homme au rasoir
  • Salvador Dalí: un séminariste
  • Jaume Miravitlles: un séminariste
  • Marval : un séminariste
  • Fano Messan: l’hermaphrodite
  • Résumé: « …tout commence sur un balcon où un homme aiguise un rasoir. Un homme sectionne l’oeil d’une jeune fille. Un nuage passe devant la lune. Huit ans après. Un cycliste tombe accidenté dans la rue. La jeune fille lui porte secours et l’embrasse…c’est une succession de scènes ayant pour seuls liens  quelques personnages et le décor d’un intérieur parisien qui accueille la plus grande partie du film.  Relations violentes et difficiles entre un homme et une femme dans cet appartement. Les tentatives de l’homme poussé par le désir vers la femme, qui, le plus souvent, se défend. Des objets et des personnes apparaissent et disparaissent;  pour leur attribuer une part de réalité, d’imagination, ou de souvenir : objets de l’enfance, fourmis, revolvers, pianos chargés d’ânes morts ; un personnage  qui se fait écraser par une voiture, un double du héros abattu par le héros lui-même, un boiteux passionné, des séminaristes ligotés. Changements subits de lieux (un bois, une plage) par des intertitres indiquant des sauts temporels de plusieurs années en avant ou en arrière. Le film  conclut sur une plage où les deux personnages principaux, l’homme et la femme, paraissent former un couple heureux, avant d’être « au printemps » à la fois ensablés vivants et la proie des insectes.  Rêve et réalité sont deux instances complémentaires. « Je crois à la résolution future de ces deux états, en apparence si contradictoires, que sont le rêve et la réalité, en une sorte de réalité absolue, la surréalité … c’est à sa conquête que je vais. » avait dit André Breton dans  le Manifeste du surréalisme de 1924.
Maintenant (2019): 82 % des utilisateurs de Google ont aimé ce film. En 1929 seulement 23  « surréalistes » . Dans la première projection devant les membres du groupe Buñuel s’est muni de pierres, autant pour se défendre s’il se trouvait agressé, que pour les jeter sur les spectateurs s’ils venaient à manifester en huant le film.
***

 Les rêves de Salvador Dalí ont inspiré le film. Luis Buñuel, reconnait : « En arrivant chez Dalí, à Figueras, invité à passer quelques jours… il me raconta qu’il venait de voir en rêve, la nuit précédente, une main pleine de fourmis. Il ajouta : « et si nous faisions un film, en partant de ça »?  On y retrouve des éléments récurrents dans l’œuvre du peintre : âne mort, piano, érotisme, fourmis, etc. Le scénario du  Un chien andalou  est écrit en six jours par Buñuel et Dalí qui travaillent sur le mode du cadavre exquis: « Nous travaillions en accueillant les premières images qui nous venaient à l’esprit et nous rejetions systématiquement tout ce qui pouvait venir de la culture ou l’éducation. Il fallait que ce soient des images qui nous surprennent et qui soient acceptées par tous les deux sans discussion. »

Lors de la première projection du cout métrage en public il fut accompagné d’une sonorisation exécutée par Buñuel lui-même avec des disques. En 1961 il en réalise une sonorisation définitive, qu’il dit conforme à celle de la première projection. En 1983 sort une troisième version, dont la musique est cette fois composée spécialement par Maurice Kagel.

Un chien andalou ouvrit définitivement à  Dalí et Buñuel les portes du groupe surréaliste, mais ce fut au prix d’un procès interne dont la conclusion aurait pu être la destruction du film -chose que Buñuel dit avoir été prêt à accepter- mais le verdict fut favorable.

Dalí: « un chien andalou était le film de l’adolescence et de la mort que j’allais enfoncer comme un poignard en plein cœur du Paris».  Jean Vigo  : Buñuel et Dalí auraient envoyé là une botte de provocation à l’hypocrisie des hommes qui leur fait accepter toutes les monstruosités de la réalité, mais les fait vibrer d’horreur à la vue d’une image reconstituée.

Garcia Lorca ,ami des deux auteurs du film, crut se reconnaître dans le titre ce qui lui déplu fortement ; selon lui Un chien andalou avait été le surnom moqueur que lui aurai donné Buñuel  : «Buñuel ha hecho una mierdecita así de pequeñita que se llama Un perro andaluz; y ese perro andaluz soy yo.»

Dans ce film on trouve les symboles de toute la mythographie dalinienne.

 

Le soleil d’Austerlitz et « Viva la muerte ».

Le 13 févr. 2019 à 14:18, Cenek <davce73@yahoo.fr> a écrit :
Me llamo David Cenek soy programador del festival de cine FEBIOFEST http://www.febiofest.sk en la ciudad de Bratislava en Eslovaquia.
Le acompañé durante su visita al festival en la República Checa (Summer film) hace más que 10 años. No sé si se acuerda de mí. Nos gustaría programar su película VIVA LA MUERTE. Las fechas del festival son del 20 al 26 de marzo 2019. Por favor nos pueden comunicar sus condiciones. Muchas gracias.
***
…il est  évident que vous avez très bon goût 
et meilleure mémoire 
je donne l’autorisation plénipotentiaire à  FEBIOFDEST et à vous 
pour  programmer à votre guise mon film 
et en même temps de recevoir ma bénédiction dada-pan-surréa-pata  
malheureusement nous ne nous souvenons pas  exactement 
de la date de cet inoubliable itinéraire  Pragu-Brno-Austerlitz-Brasislava
qui a été immortalisé par l’excellent long-métrage 
de l’excellent   Javier Esteban 
film dans le quel on peut voir 
ma surprenante danse sur le  pont de Prague avec une heureuse inconnue
notre pérégrination kunderienne devant des bureaucrates 
qui méconnaissaient tout de l’enfance  et  la gloire  de  Milan Kundera à Brno
de la subite apparition du soleil   d’Austerlitz  
et finalement à Bratislava avec David Cenek
quand sans aucun mérite de ma part  
le Festival m’a donné un joli prix 
consistant en un superbe et très grand oiseau métallique 
qui a demandé toute la bonne volonté des douaniers pour passer tous les obstacles …
***

…obviamente tiene usted muy buen gusto

y mejor memoria
usted y FEBIOFDEST tienen la autorización plenipotenciaria  
de programar a su antojo mi película 
y de paso recibir  mi bendición dada-pan-surrea-pata  
desgraciadamente no recordamos exactamente  aquí 
cual fue aquel inolvidable año en que hicimos 
el recorrido Praga-Brno-Austerlitz-Brasislava  
que ha sido inmortalizado por un excelente  largo-metraje  realizado 
por el excelente  Javier Esteban 
en el que se puede ver mi sorprendente baile en el puente de Praga 
con una feliz desconocida
nuestra peregrinación kunderiana ante burócratas que desconocían todo 
de la infancia  y gloria de Milan Kundera en Brno
de la súbita aparición del sol de Austerlitz  
 por fin  en Bratislava (con David Cenek) 
cuando  inmerecidamente el Festival me otorgó un bonito premio 
consistente en un hermoso pájaro metálico 
que requirió la mejor voluntad de los aduaneros para pasar todos lo obstáculos…
Le Soleil d’Austerlitz  2 décembre 1805

L’amour fou…Delcourt, Deharmre, Muzard, Pros , Mansour.

Delcourt, Deharme , Muzard , Pros,  Mansour…et l’amour fou.

Tirso de Molina avait raison (avec « L’abuseur de Séville »- ) et non ses superbes  « imitateurs »  depuis Molière jusqu’à Lorenzo da Ponte.  Son oeuvre  est  devenue l’un de deux mythes  de « notre » » civilisation( avec « Faust »). L’auteur  nous montre  qu’il n’y a jamais eu de « Don Juan »  même lorsque son « Don-juan » essaie de se faire passer, dans l’obscurité, pour   le « fiancé » de la protagoniste.

***

« Pour moi, je continuerai à habiter ma maison de verre, où l’on peut voir à toute heure qui vient me rendre visite, où tout ce qui est suspendu aux plafonds et aux murs tient comme par enchantement, où je repose la nuit sur un lit de verre aux draps de verre, où qui je suis m’apparaîtra tôt ou tard gravé au diamant ». André Breton, Nadja, 1928.

***

Le 21 septembre 1921, quatorze mois après leur rencontre, sera le jour du mariage de Simone  (Simone Rachel Kahn) et André Breton. [Simone sera sa  première épouse  de 1921 à 1931] à la mairie du XVIIe arrondissement de Paris, Paul Valéry étant témoin du marié;  en 1928 ils se séparent , et en mars 1931  ils divorcent.

 

Léona Delcourt (qui se surnommait elle-même « Nadja »)  née le 23 mai 1902 à Sain-André-lez-Lille   s’est occultée  à Bailleul le 18 décervelage  de l’an 66  de l’Ère ‘Pataphysique (15-I-1941, v).   Elle arrive à Paris en 1923. S’installe dans un petit appartement. Quand André Breton la rencontre dans la rue, le 4 octobre 1926, elle habite à l’hôtel du Théâtre,  face au théâtre des Arts, boulevard des Batignolles.   Du 4 au 13 octobre 1926, Léona et Breton se verront chaque jour.  Il voyait en elle « un génie libre, quelque chose comme un de ces esprits de l’air que certaines pratiques de magie permettent momentanément de s’attacher, mais qu’il ne saurait être question de se soumettre. » Elle envoie à Breton de nombreuses lettres et quelques dessins  jusqu’à son internement en février 1927. Le 8 novembre, dans une lettre à sa femme Simone, Breton se demande que faire puisque cette femme (Léona) il ne l’aime pas et que vraisemblablement il ne l’aimera jamais.  En décembre, l’écrivain Pierre Naville la rencontre  : « C’était vraiment une femme étrange. Elle ressemble extrêmement à Gala  -Dali-  (le même genre de laideur et de beauté), des yeux fantastiques, qui changent de forme. Le 27 décembre, elle est mise à la porte de son hôtel. Le 1er janvier 1927, elle retrouve une chambre à l’hôtel Becquerel. Lettre du 28 janvier : « Vous êtes parfois un puissant magicien plus prompt que l’éclair qui vous environne comme un Dieu. […] Nous ne pourrons jamais oublier cette… entente, cette union […] Je n’ai qu’une seule idée, une seule image. C’est vous». Mais sa situation matérielle est dramatique au point qu’elle lui demande de la placer chez un de ses amis, pour y faire « ce qu’il y a à faire. Vous pourriez bien vous occuper de moi, vous, vous avez des relations. » À ses appels désespérés s’ajoutent la rancœur et la colère. Lettre du 30 janvier : « Crois que j’ai souffert pour toi et souffrirai encore sans doute. Tu m’as fait devenir si belle, André, je me sens légère malgré tout. Mais je t’en veux de cela. Pourquoi as-tu détruit les 2 autres Nadja. Oh ! je voudrais être comme j’étais, je serais bien habile… J’ai tout oublié pour ne voir que toi, André […]  Je vois tout autrement que vous et votre suite. J’ai horreur de votre jeu et de votre clique – – D’ailleurs vous ne ressentez plus et c’est dans les autres que vous continuez à récolter. Je ne vous ai pas servi à grand-chose, mais je vous ai donné le fond de moi-même le meilleur». Dans la lettre du 25 ou 26 février qu’elle glisse sous la porte de l’appartement de Breton, elle semble apaisée : « Merci, André, j’ai tout reçu. J’ai confiance en l’image qui me fermera les yeux. Je me sens attachée à toi par quelque chose de très puissant, peut-être cette épreuve était nécessairement le commencement d’un événement supérieur. J’ai foi en toi –  Le 21 mars 1927, Léona a une crise d’angoisse. Croyant voir des hommes sur le toit de l’hôtel Becquerel, elle crie, fait du tapage dans les couloirs, réveille les pensionnaires. La propriétaire de l’hôtel appelle la police. Elle est emmenée  et le psychiatre de service appose sa signature sur le formulaire de placement d’office.  On envoie Léona à l’hôpital Sainte-Anne. La visite d’André Breton n’a jamais été enregistrée. Après des demandes répétées de sa mère, Léona est transférée à l’asile de Bailleul le 16 mai 1928.   Elle meurt le 15 janvier 1941. La cause officielle du décès est « cachexie néoplasique », terme ancien pour désigner une tumeur cancéreuse. Elle aurait probablement succombé à une épidémie de  typhus aggravé par une sous-alimentation chronique, due, comme pour 78000 autres malades mentaux, à la politique d’extermination par la faim menée sournoisement par le gouvernement de Vichy.

 

Lise Deharme (Lise  Deharme Meyer , Lise-Anne- Marie Hirtz ) est née à Paris le 5 mai 1898 et s’est occultée à Neuilly sur Seine le 11  décervelage de l’an 107 de l’Ère ‘Pataphysique ( 19-I-1980, v)  est une romancière et poétesse française  Elle à écrit:    » ….en octobre 1924  j’étais allée avec Philippe Soupault à une représentation de je ne sais plus quelle pièce de Shakespeare. Pendant le spectacle, j’ai eu comme l’impression d’une présence derrière moi, je me suis retournée et j’ai vu, à côté de Braque, un extraordinaire visage d’homme, différent de tous ceux que j’avais pu voir jusque-là. À l’entracte, Soupault est allé leur parler et, en regagnant sa place, m’a dit que c’était André Breton et que je l’avais positivement fasciné. Il demandait si j’acceptais de venir un jour à la Centrale surréaliste… ».  Breton lui demande de laisser l’un de ses gants de daim bleu pâle comme symbole du mouvement surréaliste. (Voir « Nadja » d’André  Breton  où Lise Deharme apparaît sous le nom de Lise Meyer).  C’est dans la maison landaise de Lise, à Montfort en Chalosse, que Man Ray  réalise des prises de vue pour un film improvisé par Breton et Paul Eluard. Le film n’aboutit pas et il ne reste de ce projet que quelques photos dont, notamment, celle où Breton pose devant une fenêtre avec une libellule sur le front.  En 1927, elle épouse Paul Deharme. Elle aura deux  enfants, Tristan et Hyacinthe, même un arrière-petit-fils: le  plasticien Bastien Lecouffe-Deharme et écrira une quarantaine  de livres ; les trois derniers:  Le téléphone est mort, Losfeld, Paris, 1973, La Marquise d’Enfer, Grasset, Paris, 1976, La Caverne, Librairie bleue, Troyes, 1984.

 

Suzanne Muzard née en 1900 s’est occultée en l’an 119 de l’Ère Pataphysique (1992, v ).  Certains huluberlus la présentent comme « une prostituée française »?,  « l’épouse de Cordonnier? l’épouse d’Emmanuel Berl? l’amante d’André Breton? «Elle ne savait rien faire, sauf l’amour» ?   On prétend que Breton et Suzanne ont eu une  « brève mais tumultueuse relation » qui a inspiré   Union Libre [1931] et  Les Vases Communicants [1932].

 

Colette Pros:  André Breton serait tombé d’elle «éperdument amoureux» quelques jours de l’été 1932.

 

L’inoubliable Jacqueline Lamba née à Saint-Mandé, le 17 novembre 1910 s’est occultée  à Rochecorbon, le 7  tatane de l’an 120 de l’Ère Pataphysique (20-VII-1993 v ); c’était une peintre, décoratrice et plasticienne. Elle a été l’épouse d’André Breton de 1934 à 1943.  Ils sont les parents d’Aube Elléouët unique descendant d’André Breton.

 

Elisa Breton (Elisa Binhoff) troisième et dernière épouse d’André Breton   (de 1945 à 1966), est  née à Viña del Mar au Chili, le 25 avril 1906 et s’est occultée au Kremlin-Bicêtre le 14 clinamen   de l’an 127   l’Ère Pataphysique (5-IV-2000 ,v).

 

Joyce Mansour (Joyce Patricia Adès) née  à  Bowden , Angleterre, le 25 juillet 1928 et s’est occultée à Paris  le 17 phalle  de  l’an 113 de l’Ère ‘Pataphysique ( 25-VIII-1986 v ) est une poétesse égyptienne   d’expression française.Elle rencontre  André Breton qui la compare à celle « que le conte oriental nomme la tubéreuse enfant ». Par son intermédiaire, elle participe aux activités des surréalistes et aux réunions à la Promenade de Vénus. Un des récits de ma « Pierre de la folie » (La brèche n° 3,  1963 )    dans lequel, émerveillé, je l’évoquais, a disparu.