GUERNICA de Fernando Arrabal. Celebrámos o aniversário dos 50 anos do Teatro Experimental de Cascais (TEC).

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GUERNICA de Fernando Arrabal.

ESTREIA 13 ABRIL21h 30

Celebrámos o aniversário dos 50 anos do Teatro Experimental de Cascais (TEC)  PRÉMIO  Associação Portuguesa de Críticos de Teatro.

GUERNICA de Fernando Arrabal.
ESTREIA 13 ABRIL 21H30
encenação Carlos Avilez
cenografia | figurinos Fernando Alvarez
dramaturgia Miguel Graça
coreografia e movimento Margarida Gonçalves
direcção de montagem Manuel Amorim
desenho e operação de som Hugo Neves Reis
assistência de ensaios | operação de luz Jorge Saraiva
contra-regra | montagem Rui Casares
desenho de comunicação Anabela Gonçalves
fotografia | desenho gráfico Ricardo Rodrigues
secretariado Inácia Marques

interpretação António Marques | Luiz Rizo | Madalena Almeida | Renato Pino | Rita Calçada Bastos | Sérgio Silva | Teresa Côrte-Real M/ 12

quarta a sábado 21h30 | domingo 16h
De 13 Abril a 22 Maio 2016

Info e reservas 21 467 03 20 | acontecenotec@gmail.com

Para entrevista/ reportagem, seguem os meus contactos directos: anabelagoncalves.tec@gmail.com | 939066119 | 966193276

Mais um espectáculo do Teatro Experimental de Cascais TEC|50anos

– Sinopse GUERNICA
– Imagem promocional e fotos de Rita Calçada Bastos, Sérgio Silva e Teresa Côrte-Real.

Evento: Guernica de Fernando Arrabal

Com estreia marcada para dia 13 de Abril, é através deste meio que propomos GUERNICA para reportagem/ entrevista e eventual passatempo. No último caso, o TEC disponibilizará bilhetes (em número a acordar) para efeitos promocionais on air e/ou online.

« L’Extravagante Réussite de Miguel de Cervantès & William Shakespeare » d’Arrabal en papier « platine Curieux »…

 

shakespeare-cervantes3-840x611L’Extravagante Réussite de Miguel de Cervantès & William Shakespeare
La nouvelle pièce d’Arrabal

a été écrite pour le 400e anniversaire

de la occultation de Cervantès et de Shakespeare,

le 23 avril 1616.

Toutefois, la pièce réserve des surprises,

non seulement parce que le même Shakespeare

serait né aussi un 23 avril, l’an 1564,

et que toutes ces coïncidences tournent les têtes les plus… norvégiennes,

mais parce qu’arrabal au mieux de sa forme

lâche la bride à ses pulsions :

la violence érotique et la duplicité,

la gloire des imbéciles

et la fragilité poétique,

la mathématique

et dieu personnage panique, qui « confond tout ».
Pour l’édition originale de la pièce,

on a voulu une réalisation hors du commun.

On a fait fabriquer spécialement, à la forme,

par le Moulin du verger en Charente,

un papier pur chiffon

de lin et coton

pour cinq exemplaires de tête,

signés et ornés par l’auteur.

Les exemplaires on n’ose dire «courants»

sont tirés sur

un papier platine Curieux

discrètement métallisé.

Impression en rouge et noir,

respectivement pour les didascalies

et pour les dialogues.

Sept vignettes en couleurs collées à la main,

illustrant sept 23 avril.

Dessin de l’auteur en frontispice.
L’ouvrage est imprimé

par Julien renon en Charente.

Le tirage sera achevé le 23 avril 2016

pour les annniversaires de Cervantès,

de Shakespeare,

de l’inca Garcilaso,

d’Hadrien VII,

de Saint Georges,

du mot pataphysique imprimé

et de l’éditeur.

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COLLÈGE DE ‘PATAPHYSIQUE

Bon de commande parution: mai 2016
M. / Mme ………………………………………………………………………………………
(numéro et rue) …………………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………… (code postal et ville) ………………………………………………………………………… (pays)    ………………………………………………………………………………………… commande, de la nouvelle pièce d’arrabal, L’Extravagante Réussite de Miguel de Cervantès & William Shakespeare,
…… des 5 exemplaires de tête sur pur chiffon, à 160 €

…… des 133 exemplaires suivants, sur platine Curieux, à 30 €

Frais de port offerts pour les exemplaires de tête, 2 € pour les autres exemplaires.
Je règle par chèque en euros sur une banque française à l’ordre de

Au crAyon, 51 a rue du Volga, 75020 Paris, France

ou par virement bancaire sur le compte : Crédit agricole, paris
riB : 18206 00252 45570644001 68 iBan : Fr76 1820 6002 5245 5706 4400 168 BiC : agriFrpp882

Les « poèmes plastiques » d’Arrabal dans la presse internationale.

Léonore Chastagner, s’exprime sur le caractère hors-norme de l’art de Fernando Arrabal.Chaque texto que vous recevez de Fernando Arrabal est un poème. La scansion des espaces, la multiplication des «iiii», des «???», le rendez-vous à «15h33» et pas une minute de plus, tout cela ravit, réjouit. Et si un jour vous tombez sur sa messagerie, c’est un régal : après un silence, sa voix résonne pour entamer une comptine. Tout ce qu’il touche, il lui donne de la grâce. Il répand sa poésie par bribes là où l’on n’est pas préparé à en trouver, et si dans votre courrier vous tombez sur une lettre de lui, ce sera la plus belle de toutes, des timbres chamarrés sur la moitié de l’enveloppe, des autocollants de dinosaures un peu partout, une écriture fine comme un dessin.

La journée commence bien.

C’est léger, joli, mais surtout c’est libre. La liberté c’est ce pour quoi Fernando Arrabal crée. En 1955, il quitte l’Espagne opprimée par le régime franquiste qui lui a enlevé son père et il arrive à Paris. Lettres (Lettre au général Franco, 1972 ; Lettre à Fidel Castro, 1983 ; Lettre à Staline, 2004), pièces de théâtre (L’Architecte et l’Empereur d’Assyrie, 1966), films (Viva la muerte, 1971) s’attaquent à l’oppression, au totalitarisme, à la toute puissance.

C’est un artiste absolu et il semble ne pas y avoir de frontière entre sa vie et sa création. Les deux sont indissociables, complémentaires, s’envahissent et s’absorbent, si bien que chaque interview ressemble à un poème, chaque intervention pourrait être une scène de théâtre. Cette confusion généralisée se joue des carcans et des définitions : il est écrivain mais il dessine, il est cinéaste mais réalise des sculptures, il est poète mais peut être la muse de ses amis artistes, tout est absurde mais tout fait sens.

Nous présentons une création nouvelle, parallèle à son travail d’auteur : un ensemble de tableaux et de sculptures qu’il appelle des poèmes plastiques.

***

Avec lui, l’art ne se borne pas au cadre du tableau ou au socle de la statue, l’œuvre est totale, permanente, pas un interstice qui y  échappe. Même l’appartement est une œuvre, presque une «installation». Les poèmes plastiques y sont exposés au milieu d’une multitude d’objets en tous genres. A même le sol, ou superposés au-dessus d’une armoire, partout où il y a de la place, des tableaux s’empilent les uns au-dessus des autres. «Et là, qu’est-ce que c’est ?» «Ici ce sont des dessins que m’a faits Miró, là-haut il y a des Botero, vous voulez voir ?».  Mais je n’ai pas le temps de voir, car il faudrait prendre un escabeau et descendre un à un les dessins, encadrés et sous-verre, donc lourds et fragiles – ce serait toute une opération et vous n’osez pas perturber cette organisation, instinctive et intime, probablement établie de longue date.

Une chaise de torture en bois massif se trouve dans le salon, avec des menottes qui entravent les poignets d’un condamné imaginaire, un carcan qui bloque son crâne et une roue qui enfonce une pointe en métal dans sa nuque, jusqu’à la rompre.

Pourtant, l’appartement est rassurant, bienveillant, généreux. Fernando Arrabal le fait rayonner en racontant l’histoire de chaque objet – car chaque objet a son histoire, et la visite de l’appartement condense le récit de ses amitiés, des œuvres qu’il aime et des artistes qu’il admire.

Rauschenberg disait «Je veux  explorer le trou entre l’art et la vie». Et justement, tous les détails de sa vie s’entremêlent à l’art et semblent construire un personnage : le personnage Arrabal, avec son accent espagnol et ses lunettes empilées les unes sur les autres, avec l’appartement invraisemblable et le «vin d’Arrabal» qu’il vous sert en apéritif. Mais attention, ce n’est pas un acteur, il ne se donne pas en représentation, ne joue pas de rôle. Rien de tout cela n’est une mise en scène. C’est même l’inverse, Fernando Arrabal réussit à être lui-même malgré l’effarement général. Sans dominer, sans écraser, son ailleurs triomphe.

***

Il vous montre une première peinture, mais tout de suite il précise «le sous-titre, c’est frustration». Le ton est donné : Arrabal est un peintre frustré, en tout cas, c’est le mythe élaboré par ses soins et que l’on retrouve au détour de toutes les biographies : chez les Arrabal, la peinture est une histoire de famille, le frère, Julio, peint à merveille, le père aussi, et le grand-père. Aussi était-il naturel que le jeune Fernando apprenne l’art de la peinture à quatre ans, au collège des sœurs Teresianas (Ciudad Rodrigo), et que sa famille fonde de grands espoirs sur sa future carrière. Mais il se trouve moins doué que les autres, et progressivement se détourne de la peinture − de toute façon il découvre le théâtre quand il a dix ans et y plonge, sans hésitation.

L’idée des poèmes plastiques lui vient il y a seulement deux ou trois ans, comme un moyen d’être enfin l’artiste qu’on attendait de lui. Il est poète et ces œuvres sont le prolongement de sa pensée poétique, muée sous une forme tangible. Pour ses sculptures, il choisit soigneusement les éléments qui lui seront nécessaires : quelques œufs en bois peint et la maquette du Titanic, voilà pour lui les ingrédients d’un hommage à Mandelbrot. Ses techniques d’assemblage rappellent celles des dadaïstes et le talent qu’ils avaient pour faire émerger d’objets disparates un sens sibyllin. Dans le regard du visiteur, il guette la réaction.

Pour les tableaux aussi, ce sont des rapprochements libres qui guident sa main. A partir de la copie d’une œuvre qu’il admire, il arrabalise : il bricole, colle des autocollants et des figurines, ponctue la toile de courtes phrases. Les chefs-d’œuvre qu’il reprend viennent d’époques et de lieux hétéroclites, presque dissonants, on y trouve des toiles flamandes du XVIème et du XVIIème, d’autres impressionnistes, cubistes, surréalistes. La calligraphie fine et penchée dont Arrabal les recouvre est comme un ruban qui les relie tous − au-delà de leurs différences, le regard qu’il porte sur eux les rassemble. Il n’aime pas parler de lui mais il aime parler des autres, et c’est en retraçant les histoires des autres, en dessinant sur les tableaux des autres que se détache sa parole.

Les poèmes plastiques sont autant d’hommages aux chefs d’œuvre de l’histoire de l’art (Brueghel, Hopper, Picasso), à ses amis (Dalì, Ionesco), à ses passions (les échecs, les mathématiques) et il aborde les thèmes qui l’obsèdent depuis toujours – la mort, la sexualité, la religion. Ces chefs-d’œuvre de toujours et ces thèmes universels, il les accueille dans son monde et les traduit dans le langage farfelu et poétique qui est le sien. En filigrane, il nous livre sa vision du travail d’artiste, ce travail qui se fait «dans les catacombes» et pour lequel son respect est absolu.

Donc, quand il vous montre une première peinture, ce n’est pas avec le sérieux d’un peintre, c’est avec le sourire du farceur. Arrabal est un «homme qui joue» dit Milan Kundera, avec l’art, la vie, lui-même, tout est un jeu. Il vous regarde dans les yeux avec un sourire en coin et vous dit : «Je suis très sérieux».(12- IX-13)

INFORMATIONS PRATIQUES

« Je vais m’exposer, dans tous les sens du mot. S’il y a un spectateur, s’il y a quelqu’un qui veut aller voir ces tableaux, il ira voir des «frustrations». C’est très simple, tous les poèmes plastiques que je fais, toutes ces frustrations, on peut les expliquer. Il n’y a rien de magique, ni de poétique dans le sens qui leur est donné, que leur donnent certains grands connaisseurs. La poésie pour moi veut dire «faire», c’est un terrible mot qui ne peut être traduit en français. Poète veut dire «faiseur», celui qui fait.

Les créateurs sont dans les catacombes. Lorsqu’on se prend la liste des personnes les plus influentes d’un journal comme le Times – d’abord rendons hommage, parce qu’il dit le mot «influent», qui ne veut rien dire, c’est un mot panique – dans ces listes-là, combien de poètes? Zéro. Combien de dramaturges? Combien de philosophes? Zéro. Combien de romanciers? Zéro. C’est normal, parce que nous sommes dans les catacombes, et c’est une bonne chose.

C’est que les fractales ont changé la géopolitique du monde : ce n’est pas parce que personne ne lit le manifeste panique, que le panique n’est pas en train de changer le monde. Ce n’est pas parce que personne n’avait lu les manifestes dada, que dada n’a pas changé le monde.

Et c’était des changement minuscules, extraordinairement minuscules, petits, on n’a pas besoin de plus. Quelle merveille! Lorsqu’on voit la liste, il n’y a pas un seul poète, merveilleux! Applaudissons des quatre mains! »

Le prépuce

Fernando Arrabal, Prépuce. Photo : Yann Revol
Fernando Arrabal, Prépuce. Photo : Yann Revol

« Ce prépuce, c’est un double prépuce : c’est un rêve. Lorsque je suis arrivé au sanatorium à Paris, j’ai fait ce prépuce, et j’ai mis des titres dans un petit truc de rien du tout, par la suite j’ai trouvé un reliquaire, vous voyez un petit reliquaire. Puis j’ai trouvé le tableau, le cadre, et le cadre est un miroir. Alors le prépuce se regarde lui-même. Ce que je voulais dire, c’est que le prépuce se trouve derrière le miroir : c’est comme le passeport vers ce que j’appelle le «Destierro».»

Destierrolandia

« L’autre jour, au restaurant avec Kundera, je lui dis : «Comprends bien, tu n’es pas pragois, tu n’es pas tchèque. Tu n’es pas français.» Je ne suis ni marocain, ni espagnol, ni français : nous sommes d’un pays très spécial, ce pays s’appelle Diestierrolandia. Il n’y a pas de traduction. Ce n’est pas l’émigrant, le desterrado. Mais lui a très bien compris, parce qu’il a traduit mes poèmes – lorsqu’il a traduit mes poèmes, il a dit quelque chose de lumineux, parce qu’il illustre la citation du desterrado. Il me dit : «Avec ma machine à écrire, c’est la première fois depuis longtemps que j’écris en tchèque, et dans ma machine, je ne trouve pas ma saloperie d’accent», «ma saloperie d’accent», c’était formidable ! C’était une preuve d’amour aussi, il traitait la langue avec amour. »

Les quichottes

« Nous ne sommes pas venus dans ce monde pour être plus riches, ou pour être plus célèbres, nous sommes venus dans ce monde pour être des poètes, pour être des quichottes. Et en faire autant que l’on peut, et c’est notre mission.

Nous sommes dans les catacombes, et je suis sûr que si quelqu’un écoute ce que je dis, ne comprenne rien… Mais il faut dire que moi non plus, je ne comprends pas.»

***

« Même s’il défie Franco et Castro, Arrabal n’est pas contestataire, un prêcheur militant ; c’est un homme qui joue ; l’art tel qu’il le conçoit est un jeu, et le monde devient un jeu dès qu’il le touche. » Milan Kundera [1]

« Fernando Arrabal réussit à être lui-même malgré l’effarement général. Sans dominer, sans écraser, son ailleurs triomphe. » Léonore Chastagner, commissaire de l’exposition

« Les mots d’Arrabal nous donnent des images, ses images nous donnent des objets. Grâce à sa baguette magique, l’art nous sourit autrement.» Jean Digne, directeur du musée du Montparnasse

Une série d’oeuvres nommée «Poèmes plastiques» .

L’idée des poèmes plastiques lui vient il y a seulement deux ou trois ans mais est en fait la réalisation d’une envie ancienne. Fernando Arrabal est poète et ces oeuvres sont le prolongement de sa pensée poétique, muée sous une forme tangible.

Sculptures et tableaux inédits sont construits par assemblage : sur la copie d’une toile célèbre, Arrabal colle autocollants et figurines, ou bien, sur un même socle, il réunit des objets trouvés au hasard de ses pérégrinations – fer à repasser en métal rouillé, phallus en bois, ombrelle. Ses techniques d’assemblage rappellent celles des dadaïstes et le talent qu’ils avaient pour faire émerger d’objets disparates un sens sibyllin. Par des titres et des phrases arrabalesques, il transforme ces constructions précaires en véritables poèmes.

Des oeuvres nouvelles qui abordent ce qui l’obsède depuis toujours – la mort, la sexualité, la religion – en même temps qu’elles rendent hommage aux chefs-d’oeuvre de l’histoire de l’art (Brueghel, Hopper, Picasso), à ses amis (Dalì, Ionesco), à ses passions (les échecs, les mathématiques).

Pour plus d’informations sur l’exposition, cliquez ici.

Un film où Fernando Arrabal dévoile les coulisses de la conception de ses Poèmes plastiques.

Fernando Arrabal présente ses Poèmes plastiques


  • Fernando Arrabal,  único superviviente de los cuatro avatares de la modernidad

París,  (NUEVO TIEMPO).- El dramaturgo Fernando Arrabal inauguró  el pasado 11 de septiembre de 2013, en el Museo de Montparnasse de París, su exposición « Poèmes Plastiques », una impresionante colección: el  resultado de su genio .

A la inauguración asistieron  el Embajador de España, Carlos Bastarreche Sagües, el director del Instituto Cervantes de París, Juan Manuel Bonet, Alejandro Jodorowsky, Thieri Foulc, Yann Moix, Christine Angot, Dominique Noguez, Bernard Henri Lévy, Jean Cortot  y varios centenares de personalidades del mundo cultural francés con la ministra Aurélie Filippetti.

La « infinita admiración » que siente por todos aquellos pintores que fueron sus cómplices (desde Andy Warhol a Louise Bourgois)  es la razòn  para presentar una exhibición genial, colmada de obras maestras y objetos insólitos.

El novelista, dramaturgo, poeta y realizador cinematográfico se convirtió, para la ocasión y con el propósito de homenajear a sus artistas admirados, en pintor y escultor que « arrabaliza » todo lo que toca y crea.

En la pieza « Dálmatas » coloca pegatinas  de la célebre película de Walt Disney de la forma màs imaginativa sobre un óleo de Pablo Picasso en el que aparece, muy significativo, un joven jinete con su caballo.

En su  obsequio a su amigo Magritte vemos unos espaguetis con salsa boloñesa y fragmentos de carne sobre el cuadro « El castillo de los Pirineos », que el pintor belga compuso en 1959.

Este genio nato también hace un guiño a su España, de la que se exilió en 1955, fijando unas balas alrededor de la obra de Goya « Tres de Mayo » (1814) y anotando en letras grandes y vistosas la palabra « Moncloa ».

« Soy yo al que quisieran algunos fusilar… como al resto de los poetas « , explicó el autor, que nació en Melilla hace 81 años y que, tras más de medio siglo afincado en París, asegura que « España cada vez está mejor ».

Sus técnicas de ensamblaje, totalmente originales , a veces se rematan con la caligrafía delgada e inclinada del propio Arrabal, que traza consignas como « la celebridad todavía es más ciega que la justicia ».

El mensaje que transmite con  la sucesión de palabras: « imaginación », « yo », « pánico », « ciencia », « libertad » o « ajedrez » acompañan por ejemplo una de las piezas que este maestro de la modernidad  dedica a su amigo y cómplice Salvador Dalí.

También para Dalí fue concebida una de las esculturas más alabadas, en la que Arrabal yuxtapone una antigua jofaina, unos labios rosas fluorescentes y uno de los relojes blandos que solía pintar el artista de Figueres.

A otra de sus múltiples musas, Marilyn Monroe, la equipa de gafas de colores con forma de corazón, idénticas a las que suele llevar él mismo sobre sus gafas de vista, para el lienzo titulado « … Los caníbales herbívoros, ¿se vuelven anoréxicos o humoristas? ».

El homenaje a Audrey Hepburn es todavía más sorprendentemente original:  pone, sobre una foto de la actriz, una figura de juguete, todavía embalada, de Sigmund Freud, junto a la máxima rotunda de que « Dios es tan antropomorfo que, después de crearlo todo, lo confunde todo ».

La magistral combinación de géneros y materiales reina brillantemente en la exposición.  Aunque todo resulte absurdo, todo tiene sentido. Simplemente, hay que buscarlo como nos piden  los mejores criticos  internacionales.

Los  espectador se asombran al contemplar una de las provocativas mujeres que dibujaba Tamara Lempicka, sobre cuyos genitales el dramaturgo ha colocado una verdadera tarta de frutas.  « En La vida  hay  que ser más poeta ».

Según Arrabal: « Los artistas vivimos en las catacumbas y desde ellas intentamos cambiar este mundo que ha perdido  la poesía. Entre las cien personas que cada año señala  Time como más influyentes, no hay ni un sólo poeta ».

Felizmente Fernando Arrabal existe

Con humor el genial autor hispano se pregunta: « ¿qué hice al dios Pan para que hoy sea el único superviviente de los cuatro avatares de la modernidad?

« En voila une affaire difficile, la bonté! » d’Arrabal. Cabaret théâtre. »Ángel arcabucero ».

arrabal-arcabucero« Ángel arcabucero »  (huile sur toile du XVII siècle, 51cm  x 70 cm)   collection Arrabal.  El tema de los ángeles con arcabuces (en lugar de la  tradicional espada) se configura como uno de los más característicos de la escuela cuzqueña (Perú) de pintura.

« En voila une affaire difficile, la bonté! »

d’Arrabal

Cabaret théâtre  de Karl Valentin

Voila, il est là le spectacle !!!

« Étranges et inquiets, les personnages que vous, nous croiserons sont perdus, au milieu d’un monde où il est difficile de communiquer, de trouver son chemin et où les colis et objets et êtres vivants n’arrivent pas comme ils doivent ou le devraient …

Cabaret théâtre fou, déroutant, drôle et subversif, il aborde par le biais de textes de Fernando Arrabal, la difficulté d’exister pour l’individu …

…bientôt …CCCCe …Cervantès … Shakespeare… Arrabal …Collège de Pataphysique.

c s cervantes sha

Au crayon qui tue, éditeur

« L’Extravagante Réussite de Miguel de Cervantès & de William Shakespeare »,

la nouvelle pièce d’Arrabal,

écrite pour le 400e anniversaire de la mort des deux écrivains,

le  4 palotin  143 de l’Ère ‘Pataphysique, Se Susan Calvin, docteur

[23 avril 1616]

(la pièce réserve des surprises).

 

Exemplaires sur pur chiffon fabriqué spécialement,

exemplaires sur Platine Curieux.

Impression en rouge et noir.

Vignettes collées à la main…

COLLÈGE de ‘PATAPHYSIQUE

Thieri Foulc RHSM

…bientôt… avril …CCCCe …Cervantès … Shakespeare… Collège de Pataphysique

Aujourd’hui 18h 59′ : Arrabal au Cameo de Nancy « Vidarrabal » film de Xavier Pasturel. Demain: CDN Nancy Lorraine, « Dali vs Picasso ».

vidarrabal



A propos du film

VidarrabalVidarrabal

de Xavier Pasturel avec Fernando Arrabal. 1h38

En compagnie du dramaturge et réalisateur Fernando Arrabal, nous partons en Espagne afin d’élucider un traumatisme qui à nourrit son œuvre, la disparition de son père durant la guerre civile. Lors de ce voyage, fait d’interviews d’acteurs, de dramaturges et de personnes plus intime comme sa femme, se dresse le portrait d’un artiste dont les traits, marqués par le fascisme le pousseront à se battre contre tout forme d’autoritarisme politique, militaire ou intellectuel. Enfant terrible du surréalisme, il créait le mouvement panique et ainsi contribuera à marquer les mœurs et l’histoire de l’art du XXe siècle au même titre que Dali, Breton ou encore Louise Bourgeois.


A propos de Fernando Arrabal

Fernando Arrabal est né au Maroc peu de temps avant la Guerre Civile Espagnole. La condamnation à mort de son père sous le régime de Franco, commuée en peine d’emprisonnement à vie, puis sa disparition après son évasion de prison – ou plutôt d’un asile dans lequel il s’est fait interner – marquera l’oeuvre du dramaturge : il en fait état dans plusieurs ouvrages, dont Lettre à Franco, publié du vivant du Général. En 1967, il est arrêté pour avoir écrit une dédicace « blasphématoire » envers le régime. Il doit sa libération à une campagne internationale. Auteur à succès, cinéaste et peintre de talent, les recueils de poèmes de Fernando Arrabal ont été illustrés par de grands artistes internationaux, parmi lesquels Dali, Magritte, Picasso, Saura… Son théâtre est joué dans le monde entier.


Autour de la pièce Dali vs Picasso au Théâtre de la Manufacture

Manufacture

21 et 22 mars 

Fernando Arrabal à Nancy

Aux antipodes les kangourous forniquent à l’envers…

 

Dalí vs. Picasso

de Fernando Arrabal, mise en scène de Frank Hoffmann

Représentations  au CDN Nancy Lorraine, la Manufacture

Neuf mois après le début de la Guerre Civile Espagnole, trois jours après le bombardement de Guernica, dans la nuit du jeudi 29 avril 1937 dans un grand salon parisien délabré, se retrouvent Salvador Dali et Pablo Picasso pour s’entretenir du rôle des arts et de l’artiste en temps de guerre, alors que leurs deux femmes-complices Gala et Dora interrompent constamment leur conversation par des interventions cocasses. Gala a une grande nouvelle à annoncer…

 

Mardi 22 mars,

Après la représentation de Dali vS Picasso

Rencontre Avec Fernando Arrabal et Frank Hoffmann

Au théâtre de la Manufacture

Rencontre animée par Yannick Hoffert, professeur à l’Université de Lorraine


La pièce Dali vs Picasso de Fernando Arrabal mise en scène par Frank Hoffmann au Théâtre de la Manufacture du 22 au 24 mars

 

Dali vs PicassoPicasso, Dali : deux idéologies, deux esthétiques, deux hommes subjugués par leur muse, que l’écrivain espagnol Fernando Arrabal met en scène avec l’exubérance qui lui est propre…

Arrabal situe cette rencontre des deux artistes géniaux la “ nuit du jeudi 29 avril 1937 dans un grand appartement parisien délabré ”. À partir de faits réels et de la correspondance entre les deux peintres, l’auteur invente un dialogue d’exilés, de “ sanspapiers ” comme ils s’appellent eux-mêmes.

Sur la scène, deux tableaux majeurs directement liés à la Guerre d’Espagne (1936-1939) : Construction molle aux haricots bouillis (prémonition de la guerre civile) de Dalí et Guernica de Picasso. Arrabal, à travers les chicaneries cocasses des deux artistes qui fuient la dictature de Franco, dresse le tableau d’une époque confuse. Pas la nôtre, non, mais celle des années 30 où le fascisme étend ses tentacules sur l’Europe. Dans une langue luxuriante, exubérante, poétique, toute en associations détonantes, l’auteur – esprit vif et cinglant – s’amuse en soufflant sur les braises du feu qui couve avant la Seconde Guerre mondiale. Il fait exploser les clichés et titille les contradictions.

Deux manières d’être engagé, deux pratiques artistiques s’affrontent. Ils sont des techniciens hors pair mais l’expriment différemment : précision maniaque et scientifique pour Dalí ; trait plus primitif, plus brut, pour Picasso. Dans ce salon, il y a aussi les compagnes, muses sacrées, Gala Dalí et Dora Maar, Mme Picasso, qui lance des couteaux…

Pour incarner les deux monstres sacrés, Frank Hoffmann entraîne dans cette aventure d’immenses acteurs, familiers du meilleur théâtre allemand (parfaitement bilingues, ils jouent ici en français !) : Marie-Lou Sellem et Samuel Finzi.


« Foudroyante et jubilatoire; un défi! »: ‘Dali vs. Picasso’ d’Arrabal.

..à partir du 22 mars 2016
Dali vs. Picasso
de Fernando Arrabal

 

 « Foudroyante et  jubilatoire; un  défi! »

  • Metteur en scène   Frank Hoffmann   (directeur du Théâtre National du Luxembourg)

    CENTRO DRAMATIQUE  NATIONAL
    NANCY-LORRAINE
    Théâtre de la Manufacture.fr
    Image sans titre

    Décors :

    Christophe Rasche

    Costumes :

    Katharina Polheim

    Musique :

    René Nuss

    Avec :

    Samuel Finzi, Marie-Lou Sellem, Luc Feit, Jacqueline Macaulay

    “Dali vs Picasso” d’Arrabal

    “…Dali vs. Picasso est une oeuvre foudroyante, jubilatoire, appelée humblement par son auteur Fernando Arrabal « dialogue », une oeuvre qui sonne comme un cri méchant, mais tendre, provocateur,mais hilarant, querelleur, mais poétique. …neuf mois après le début de la Guerre Civile Espagnole, trois joursaprès le bombardement de Guernica, dans la nuit du jeudi 29 avril
    1937 dans un grand salon parisien délabré se retrouvent Salvador
    Dali et Pablo Picasso. Au milieu du salon est accroché le tableau de
    Dali Composition molle aux haricots bouillis (prémonition de la
    Guerre Civile), derrière, tout au fond, on découvre une oeuvre de
    Picasso qui deviendra par la suite Guernica. Dali et Picasso s’entretiennent
    du rôle des arts et de l’artiste en temps de guerre, leur conversation
    à bâtons rompus est constamment interrompue par les
    interventions cocasses de leurs deux femmes-complices Gala et
    Dora. Régulièrement Dora lance un couteau qui passe devant le nez
    de Picasso atterré, alors que Gala a une grande nouvelle à annoncer…

    Fernando Arrabal est né au Maroc peu de temps avant la Guerre
    Civile Espagnole. La condamnation à mort de son père sous le régime
    de Franco, commuée en peine d’emprisonnement à vie, puis sa disparition
    après son évasion de prison – ou plutôt d’un asile dans lequel
    il s’est fait interner – marquera l’oeuvre du dramaturge : il en fait état
    dans plusieurs ouvrages, dont Lettre à Franco, publié du vivant du
    Général. En 1967, il est arrêté pour avoir écrit une dédicace « blasphématoire »
    envers le régime. Il doit sa libération à une campagne internationale.
    Auteur à succès, cinéaste et peintre de talent, les recueils
    de poèmes de Fernando Arrabal ont été illustrés par de grands artistes
    internationaux, parmi lesquels Dali, Magritte, Picasso, Saura…
    Jouée dans le monde entier, son abondante production théâtrale,
    mystique et provocatrice, onirique et festive, est un mélange baroque
    de cruauté et de tendresse.

    Arrabal est peut-être le dernier, en tout cas le plus ensorcelant représentant
    de cette génération exceptionnelle qui, entre surréalisme, théâtre
    de l’absurde et écriture contemporaine, a révolutionné le monde
    des arts et de la littérature de l’Après-Guerre jusqu’à aujourd’hui.
    Soutenu par une distribution exceptionnelle, Frank Hoffmann crée
    la version originale française de Dali vs. Picasso. Un défi !

Au milieu du salon est accroché le tableau de Dali

Composition molle aux haricots bouillis

(prémonition de la Guerre Civile), derrière, tout au fond, on découvre le Guernica  de Picasso .

El recibimiento fue espectacular  à sa creation à Madrid et Luxembourg . El público aplaudió continuamente y gritó bravos haciendo salir a los actores a saludar varias veces. La reacción fue clamorosa. Y así me lo confirmó la opinión de los espectadores con los que hablé al final. En cuanto al choque entre el juego del drama en sí y el final extraordinario, es decir se subrayó el patetismo de dos personajes que al final se descubre que son enfermos internados en una institución. El tono voluntariamente  burlesco que  se da entre los dos personajes se rompe al final cuando la inmolación de Dalí (que llevaba los bigotes pintados y se los limpia), marca el paso a la terrible realidad del encierro, acentuada por la voz anónima y fría del altavoz, y se ve a dos pacientes desvalidos y patéticos. Son tragicos  de principio a fin, pero Hoffmann subraya ciertos motivos cómicos, probablemente para acentuar la idea final de que no son dignos de burla sino de lástima. La ha representado de manera grandiosa, potenciando el texto, es decir que los dos enfermos  son un Picasso y un Dalí muy convincentes, pero al mismo tiempo son pacientes. No inventan nada: creen en lo que hacen. El conjunto resulta una mezcla de caricatura y tragicomedia que me la hacía parecer muy arrabalesca . La ambigüedad que creo pretendías está continuamente presente, de modo que el espectador que no haya leído el texto debe de estar preguntándose todo el rato si aquello es falso o real. Es ese el juego que en mi opinión tú querías y queda muy bien. Además, como Hoffmann es hombre creativo, todo me han sorprendido agradablemente. Los intérpretes son muy buenos: los rasgos del que hace de Picasso son muy parecidos a los del pintor, mientras que a Dalí lo interpreta una chica y lo hace muy bien, pues se subraya el androginismo daliniano sin mucho esfuerzo. No hay voces en off, sino que Gala y Dora aparecen en el escenario y contrastan muy bien con los otros dos. Y el Guernica, que ocupa todo el fondo, no es de una pieza, sino de varias en diferentes planos, de manera que en un momento dado Picasso penetra en la obra caminando entre sus diferentes partes. Frank me ha dicho que mañana te llama. Quiere llevarlo a París y  en el festival que dirige en Alemania tras varias representaciones en alemán.  Pollux Hernuñez
Jean-Louis Scheffen.-  Dalí et Picasso  ont, chacun, illustré certains de vos livres. Quels ont été vos rapports avec ces deux artistes?

Fernando Arrabal.- Dali était passionné par les sciences. Je le suis aussi. Picasso était « un Xenius ». Comment savoir si la mer revient ou se retire?  J’ai connu Dalí personnellement lorsqu’il m’a proposé de créer avec lui une oeuvre « cybernétique ».  Nous étions d’une certaine manière différents de nos collègues. Je n’aurai pas l’impertinence de croire que nos connaissances nous permettaient de mesurer  les limites de tout.  Les lions démontrent aux brebis que s’ils n’étaient plus lions elles seraient encore plus brebis.  Il ne faut pas oublier que peu avant sa mort Dali a cherché à réunir  (à ses frais) de grands chercheurs   pour débattre sur un sujet: le hasard.  L’ambition la plus décisive du siècle. J’aurais préféré (et je le lui ai dit) que ce cénacle essaie de trouver la rigueur mathématique  de la confusion.

Jean-Louis Scheffen .- Pour votre texte « Dalí vs. Picasso », avez-vous voulu rester près d’une certaine vraisemblance historique ou psychologique?

Fernando Arrabal.-  Gardons en mémoire qu’il s’agit du dialogue de deux « sans-papiers ». Ils jouent le rôle de Dalí et de Picasso. Ce sont  deux émigrants enfermés dans le département psychiatrique d’un centre de rétention.  La Nouvelle Zélande pourrait avoir un  Tour de France… mais avec des kangourous. Cependant, ces limites posées, je me suis inspiré de faits authentiques, notamment des mémoires de jeunesse de Dali et de sa correspondance très chaleureuse avec   Picasso.  Qui était le maître de qui?  Comment savoir si l’hippocampe doit tout à la sirène ou au centaure? J’ai tenu compte de ce que le vrai révolutionnaire à l’époque était le trotskiste Dalí. Et que Picasso ne sera communiste que presque une dizaine d’années plus tard.  Dans les profondeurs le scaphandrier myope est visionnaire.

Jean-Louis Scheffen.- Les rapports entre l’artiste et la société (en temps de guerre plus particulièrement) sont le point de départ de votre texte. Un propos de prime abord très sérieux, d’autant plus que vous avez-vous-même connu les suites de la Guerre civile et du régime de Franco. L’humour qui y est aussi présent que dans beaucoup d’autres de vos œuvres sert-il à démasquer la réalité?

Fernando Arrabal.-   L’humour est peut-être celui même de la réalité. Celui de la confusion. Il faut voir comment deux esprits ont  présenté une vision politique, à leurs débuts , « à front renversé ». Quand beaucoup de ruches    deviennent agnostiques les abeilles créent un dieu. J’ai respecté  la vérité  en tous  points.  Dans l’élégante galerie de NY sur le cendrier aux mégots géant de Damien Hirst j’ai vu cet avertissement : « interdit de fumer »

Jean-Louis Scheffen.- Les deux tableaux au centre du dialogue constituent des regards très différents sur la réalité. Qui y arrive mieux ? Vous sentez-vous l’âme d’un arbitre ?

Fernando Arrabal.- Je ne suis  en rien un arbitre.  L’éléphant trop lifté, s’il lève la trompe, sa queue rétrécit. Personnellement  je vois dans le tableau de Dali réellement une prémonition de la guerre civile. Celui de Picasso comporte des éléments  troublants. Le porc-épic snob sur sa gourmette annonce: acupuncteur. La toile de Dali est paradoxalement plus  « claire ».

Jean-Louis Scheffen.- Gala et Dora ne se cantonnent pas à leur rôle de muses mais dérèglent le dialogue des deux artistes de manière souvent surprenante. Leur regard est-il aussi un peu le vôtre?

Fernando Arrabal.-  Je ne peux que répondre par ce qui peut sembler un cliché: je suis tous les personnages. Mes bagages perdus dans mes vols sont pervertis par des étoiles filantes. Je suis , par exemple , Fando et Lis . De même que Flaubert… « Madame Bovary, c’est moi ».

Jean-Louis Scheffen .- Si Picasso, aux yeux de ce qu’on appelle le « grand public », représente aujourd’hui l’art du XXe siècle tout court, Dalí (pour lequel André Breton avait créé l’anagramme  « Avido Dollars ») en illustre aussi le côté mercantile. A vos yeux, une philosophie d’artiste et  un certain esprit commercial sont-ils compatibles?

Fernando Arrabal.- On oublie le passé: combien des urologues atteints de Parkinson deviennent des masturbateurs convulsifs. Au 16e , au 17e siècle , par exemple , les artistes  vivaient grâce aux commandes des mécènes ( le roi , l’Eglise , les grands bourgeois). Vélasquez fut un « assis ». Les peintres religieux lisaient continuellement des textes sacrés: ils préparaient les antisèches de Jugement Dernier… ou du Dernier Goulag. Le romantisme et le 19e siècle , les débuts du 20e , ont imposé la figure de l’artiste « maudit ». Ce n’est pas une fatalité. L’hippopotame qui veut sembler mince choisit des fiancées hippopotames obèses. D’autre part Picasso a été  très soutenu par des partis  totalitaires.  Ne jetons pas trop vite la pierre à Avida  Dollars.

Apuleius, dk, Æsel. « DALI VERSUS PICASSO » (Théâtre) en dialog af Fernando Arrabal.

Image sans titre

DALI VERSUS PICASSO

En dialog af Fernando Arrabal

 

To af det 20. århundredes måske største kunstmalere, Pablo Picasso og Salvador Dali, havde et anspændt forhold til hinanden. Den spanske dramatiker Fernando Arrabal, som kendte de to kunstnere personligt, lader dem mødes i 1937 i Paris kort før den store verdensudstilling, hvor Picassos berømte maleri ”Guernica” repræsenterede Spanien. Stykket er en fiktiv dialog mellem Dali og Picasso baseret på virkelige hændelser og krydret med den for Arrabal så karakteristiske sorte humor.

Boghandlerpris: 119,95 (inkl. Moms)

Mikroforlaget Apuleius Æsel

 

apuleius.dk