Comme Cioran a souvent dit »:un « destin balkanique »:

Sous le titre   « A toute fin utile…. un « destin balkanique » comme Cioran a souvent dit »:

…de Thaïland le « Commandeur Exquis de l’Ordre de la Grande Gidouille » et admiré poète Benjamin Ivry me comunique : « En Roumanie, pays natal du plus célèbre mort-vivant de la planète, Dracula, se présenter devant un tribunal pour montrer qu’on est en vie n’est pas une preuve jugée suffisamment convaincante. Un habitant de l’est du pays, Constantin Reliu, l’a appris la semaine dernière à ses dépens: le tribunal de Vaslui a rejeté sa demande d’annulation d’un certificat de décès délivré à son nom en 2016, selon un jugement visible aujourd’hui sur le site du tribunal.    Parti travailler en Turquie au début des années 1990, Constantin Reliu, 63 ans, est revenu en Roumanie en janvier. C’est là que les autorités roumaines l’ont informé qu’il avait été déclaré mort par sa famille en l’absence de nouvelles de sa part, ont rapporté les médias locaux. Le tribunal n’a pas détaillé les raisons du rejet de la requête. Selon les médias roumains, celle-ci a été retoquée car formulée hors-délais Le  retour de parmi les « morts » est particulièrement difficile pour le sexagénaire: faute de preuve officielle qu’il est vivant, il est privé d’existence administrative et ne peux pas être employé légalement ni bénéficier de prestations sociales. Sans contact avec sa famille partie à son tour à l’étranger, Constantin Reliu survit grâce au soutien des voisins. Il a indiqué vouloir lancer une nouvelle procédure pour prouver, avec l’aide de documents, qu’il a bien été en vie sans interruption ces dernières années. »

Le 3 septembre de 1921: un roman de  « RACHILDE ».

…novela de « RACHILDE »
del 3 de septiembre de 1921
« Copyright 1922 by Ernest Flammarion (Paris) ».
ALFREDO JARRY autor de
« Gestos y opiniones del Doctor Fostroll, patafísico »
ocultado

[« muerto de hambre » según la Facultad]
el 1° de noviembre de 1907 en París.

 

… roman de  « RACHILDE »

du 3 septembre de 1921

« Copyright 1922 by Ernest Flammarion (Paris) ».

ALFRED JARRY auteur de

« Gestes et opinions du docteur  Faustroll, pataphysicien »

occulté

[« mort  de faim » d’après la Faculté]

le 1er novembre 1907  à Paris.

Trois frères condamnés à mort:Fernando, Ángel et Rafael.

a la última pena por el delito de rebelión

en el Consejo de Guerra celebrado en Palma

el 24 de agosto de 1936, y el 28 de enero de 1937 fue ejecutado… »

Foto de los tres hermanos condenados a muerte: Fernando, Ángel y Rafael.

[Información de Jesús del Río]

Mon oncle Rafael Arrabal    « … a été condamné à mort pour délit de rébellion par le Conseil de Guerre de Palma de Mallorca le 24 août 1936 et exécuté le 28 janvier 1937

Photo de trois frères condamnés à mort:Fernando, Ángel et  Rafael.

« El Triciclo » de Fernando Arrabal en Quito (Ecuador); dirección de Alicia Macías.

El Triciclo (Los hombres del triciclo)  de Fernando Arrabal

en Quito (Ecuador)

dirección de  Alicia Macías;

A medio camino entre la farsa y el absurdo, una de las primeras obras escritas por el dramaturgo y cineasta  Fernando Arrabal, titulada El triciclo, que narra la historia de un puñado de marginales, asfixiados por un sistema incomprensible para ellos, que encuentran la solución a sus problemas de la manera más ingenua, pero con el peor de los resultados.  Climando, un ingenuo callejero y Apal , un vagabundo que duerme 18 horas al día, deben conseguir dinero para pagar la cuota de un triciclo alquilado, con el cual se ganan la vida paseando niños en el parque. Mientras que Apal prefiere la seguridad que le ofrece un subibaja, convertido en su provisional catre, Climando conversa con el Viejo del saxo , un anciano que gusta de acariciarle la cabeza a los niños para después robarle sus galletas, y con Mita, una jovencita suicida. La aparición de un hombre de abultada billetera, que observa constantemente a Mita, se convierte en la única solución posible: Apal y Climando deciden matarlo para quedarse con el dinero, utilizando a Mita como carnada. Acaso la anécdota no sea en realidad lo más trascendente del montaje; es la manera cómo se comportan estos surrealistas personajes dentro de su entorno. Al final, el círculo vicioso de la miseria continúa, al ser apresados los asesinos, pero con el triciclo aún en movimiento, ahora con Mita y el Viejo como sus nuevos conductores.   Arrabal, deudor de Lewis Carroll consigue al igual que en Fando y Lis, un crudo retrato de personajes errantes y marginales dentro de una sociedad alienante, con textos que son disparates per se. Los personajes juegan con el lenguaje, con una lógica tan infantil como poética. La muerte aparece retratada de la manera más ingenua posible: el cielo le servirá a Climando para estar siempre al lado de burritos y niños; el infierno, para calentar su cuerpo; el suicidio (para Mita) o el asesinato (para Apal) serán las soluciones lógicas y carentes de malicia, para acabar con sus problemas. La autoridad también es retratada con el mismo tono burlón, o tal vez con mayor intensidad: el bacín en la cabeza, el matamoscas como arma y el lenguaje ininteligible del Guardia (Benavente), lo convierten en el ser más disparatado del conjunto, en clara crítica del autor hacia la autoridad.

CK2 al Sol « Teatíteres » de Valencia (Venezuela) un espectáculo anti belicista con sus títeres y mi « Pic Nic en el campo de batalla ».

…Humberto Landaeta

se descrive

humildemente

como ‘gente de teatro’

desde el año de 1960;

actualmente dirige

la prestigiosa agrupación

CK2 al Sol

« Teatíteres » de Valencia (Venezuela)

con un espectáculo

anti belicista

con sus títeres

y mi « Pic Nic en el campo de batalla »

« L’ARCHITECTE ET L’EMPEREUR D’ASSYRIE »   de Fernando Arrabal    avec OSCAR SISTO    et   JOHANN PIRITUA . Première le lundi  8 Octobre 2018 à 20h30 Théâtre Darius Milhaud 75019 Paris.

L’ARCHITECTE ET L’EMPEREUR D’ASSYRIE

   Une pièce de

Fernando Arrabal

   avec OSCAR SISTO    et   JOHANN PIRITUA

Mise en scène et direction

   Oscar Sisto

Scénographie Fabrice Millet

Mobilier Olivier Constantin

Costumes Magali Bécart

Accessoires et masques Cathiane Le Dorze

Ferraillerie Eric Katz

Lumières Sébastien Lanoue

Musiques originales et effets sonores Oscar Sisto

Première le lundi  8 Octobre 2018 à 20h30

              Théâtre Darius Milhaud

80 Allée Darius Milhaud

75019 Paris

À propos de la pièce

 l’Architecte et l’Empereur d’Assyrie, est une pièce qui n’a pas cessé d’être jouée partout dans le monde depuis sa création, aussi bien sur de grandes scènes que dans des théâtres de poche.

Arrabal désoriente et provoque par son œuvre « joyeusement ludique et révoltée »

Ses paires : Beckett, Ionesco ou encore Arthur Miller  ont exprimé leur immense admiration pour ses textes et le situent parmi les plus originaux de son  temps »

L’auteur, lui, prétend n’être qu’un miroir de la société.

Créée en 1967 à Paris au théâtre Montparnasse, elle a été mise en scène par Jorge Lavelli et interprétée par Jean Pierre Jorris et Raymond Gérôme.

À Londres, trois ans plus tard, elle a été jouée au National Theatre Company, dirigé alors par sir Lawrence Ollivier, et les rôles ont été tenus par Anthony Hopkins et Jim Dale.

‘Nous faisons  du théâtre une fête.Dans cette cérémonie « panique » d’une ordonnance rigoureuse s’insèrent naturellement tragédie et guignol, poésie et vulgarité, comédie et mélodrame, sacrilège et sacré, mise à mort et exaltation de la v« Le théâtre que je fais n’est donc ni moderne, ni d’avant-garde, ni nouveau, ni absurde, il aspire seulement à être infiniment libre »

Le théâtre dans toute sa splendeur est le miroir le plus riche d’images que puisse nous tendre l’art d’aujourd’hui, il est aussi la prolongation et la sublimation de tous les arts.

L’action doit sauter d’une planète à une autre, d’un cri à un murmure.

Les spectateurs, alors,  prisonniers d’un enclos pour tentations de Saint Antoine, se métamorphosent en mages, victimes et prestidigitateurs, vêtus de désespoir et félicité.

Fernando Arrabal 1966 . Poète, romancier, essayiste, dramaturge et cinéaste, née en Espagne en 1932.

Il réalise 7 longs-métrages et publie une centaine de pièces de théâtre, quatorze romans, huit cents livres de poésie et sa célèbre lettre au général Franco du vivant du dictateur. Son théâtre complet est publié en de nombreuses langues.

Il est co-fondateur du mouvement « Panique » avec Roland Topor, Christian Zeimet et Alejandro Jodorowski.

Pour Arrabal le « Panique » est une manière d’être régie par la confusion, l’humour, la terreur, le hasard et l’euphorie.

Influencé par Lewis Carroll et son monde magique, mais aussi par Kafka, Beckett,  Artaud et Jarry, il a brisé les conventions au théâtre.

Ami d’Andy Warhol et de Tristan Tzara, il a passé trois années avec le groupe surréaliste d’André Breton.

Le critique dramatique anglais Mel Gussow l’a considéré comme l’unique survivant des « quatre avatars de la modernité »

Synopsis de la pièce

 

« L’architecte et l’Empereur d’Assyrie assure la purgation de nos passions ; elle nous délivre, nous comble d’aise et comme dit Aristote: accomplie sa fonction cathartique.

« Un homme se trouve dans une île déserte, tout seul à se bâtir un petit monde bien confortable. Tout à coup, dans l’éclatement de quelque machine venue du ciel, tombe à ses côtés un individu qui, de la même voix réclame son aide et se dit héritier de la civilisation et du pouvoir hiérarchique de celle-ci. Il se fait appeler l’Empereur d’Assyrie.

Les deux personnages d’Arrabal s’ingénient à créer de multiples situations dramatiques au cours desquelles chacun d’eux affronte malignement l’autre. Comme ils se rendent la monnaie de la pièce, ils échangent à tout instant leur rôle. L’Empereur devient architecte et l’architecte Empereur dans les multiples duos que leur impose la vie en commun; ils deviennent mère et fils, mais aussi mari et femme, tyran et victime, comédien et spectateur, philosophe et rustre, juge et criminel, etc. Ils sont condamnés l’un à l’autre, unis amoureusement dans une même détestation.

Dans un profond élan d’affection, l’un finit par dévorer l’autre, réalisant ainsi ce rêve d’unité, de communion qui les hantait, les tourmentait.

Oui, nous avons appris à nos dépens : tout est toujours à refaire. Que les crocodiles déjetés à sec sur la plage pleurent les illusions perdues. Il leur faudrait beaucoup de larmes pour se remettre à flot. Que les bouffons de service s’esclaffent. Que les béjaunes rient jaune.

Mais nous autres, architectes, continuons à « bouffer de l’Empereur » : la race ne s’en perdra pas, et cette viande est délectable. Et rions dru, chaque fois que nous nous en mettons sous la dent. En voici l’occasion.

Charles V. Aubrun

Professeur à la Sorbonne

Directeur de l’Institut d’Études Hispaniques.

 

« Arrabal est le prodige de la nouvelle génération théâtrale. Son apport au théâtre est comparable à celui de Picasso à la peinture »

W.K.Mayo

La mise en scène

 

J’aime dire que cette pièce est un Huis clos à ciel ouvert.

Le paysage décrit par les personnages laisse présager un endroit pas très grand, une île au milieu d’un grand océan. Au loin, on devine l’imposante présence de quelques montagnes.

Cet espace vide, devient le lieu de toutes les aventures où, le jeu de rôles de ces deux personnages prend vie et nous aide à imaginer moult décors.

La bande son est très importante et soutient les scènes aussi bien avec des musiques qu’avec des bruitages. D’un côté les sons de la vie sauvage et de l’autre ceux de la « civilisation »

Les costumes et accessoires donnent l’impression d’avoir été réalisés par les personnages eux-mêmes à l’aide des éléments naturels et des déchets emportés par les vagues.

La direction d’acteurs se doit d’être d’une grande précision et rythmée, laissant place à l’imagination des spectateurs dans ce chaos organisé.

Chants et danses font partie de ce rituel mené avec maestria par deux représentants de la sagesse et de la folie humaine.

Oscar Sisto

Metteur en scène

Les acteurs

 

Oscar Sisto :   L’Empereur 

 

Né en Argentine, Il commence ses études de musique à l’âge de six ans.

À 17 ans, il entre à l’école de théâtre de Carlos Schwaderer et G. Gomez. Un an plus tard, à Buenos Aires il intègre le cours de Lito Cruz. Arrivé à Paris en 1981, c’est avec Pierre Reynal au Théâtre de l’Athénée Louis Jouvet qu’il poursuit sa formation puis avec Francis Huster et Raymond Aquaviva.

Il est invité à plusieurs reprises à participer aux rencontres organisées par Peter Brook au théâtre des Bouffes du Nord. A New York  au HB Studio il approfondit la méthode élaborée par Uta Hagen et suit de nombreux stages de perfectionnement au « Stella Adler Conservatory »

En France, il joue notamment dans: Noces de sang (F.G Lorca) Antigone (Sophocle) Le très bas (C. Bobin)  Mortadela (Alfredo Arias : Molière meilleur spectacle musical) Ubu roi (Alfred Jarry) M.E.S J.Dupond Crime magistral (Pascal Vrebos) M.E.S Pascal Seguin Un pour la route (H. Pinter) M.E.S Benoît Badin L’Opéra de deux sous (D’après B.Brecht) M.E.S Mariana Araoz ainsi que dans de nombreux téléfilms et série pour Arte et FR3.

Il met en scène notamment : Le songe d’une nuit d’été (Shakespeare) Le calcul, Pardon Monsieur et Archiflore (Jeannine Worms : festival d’Avignon) Le baiser de la femme araignée (Manuel Puig) Les bonnes (Jean Genet) Couple Ouvert à deux battants (Dario Fo)  La guerre promise (Miguel Delibes) Oncle Vania (A.Tcheckhov) Le rêve Argentin (Armando Discepolo) On purge bébé (G. Feydeau) L’indien cherche le Bronx (Israël Horowitz) Jamais trop star, On fait l’amour comme on tue (Pascal Vrebos)

Sa vocation de formateur l’incite à créer en 1999 l’Académie Oscar Sisto, centre de formation professionnel de l’acteur.

Il est coach d’artistes de renom pour le cinéma et la chanson.

En tant que compositeur il a crée une quinzaine de spectacles musicaux et composé pour la soprano Maria Sartova mais aussi pour Anneli Sari (Findland Opera House) ainsi que pour la grande chanteuse japonaise Anna Saiki.

Depuis 2010 à la demande de Kissman productions- Jamel Debbouze, il dirige la Master Class du Rire destinée à former des jeunes comédiens marocains durant le grand festival créé à Marrakech par le célèbre humoriste.

Il anime régulièrement des stages pour acteurs en Bretagne, Loire Atlantique, Lorraine, Cévennes et au Luxembourg.

 

 

 

 

Johann Piritua : l’Architecte

 

En 1996 il commence son parcours artistique en faisant de la danse polynésienne au sein de la Compagnie Te Maeva (Papeete)

Dirigée par Coco Hotahota.

En 2000 il entre à L’Académie Oscar Sisto à Paris et y reste trois.

Il poursuit sa formation d’acteur et directeur avec Jacques Garfein.

Plus tard il devient assistant à la mise en scène d’Oscar Sisto pour « Les Bonnes » de J. Genet et « Le rêve argentin » de A. Discepolo.

À l’Espace Marais, il interprète les rôles de Valère et Léandre dans Le médecin malgré lui et celui de Figaro dans la Mariage de Figaro M.E.S Michel Boutier.

Récemment, au Théâtre du Gymnase il joue dans L’indien cherche le Bronx d’Israêl Horrowitz M.E.S d’Oscar Sisto, aux côtés de Sami Naceri.

 

 

 

 

 

 

 

Fernando Arrabal: 85 años de surrealismo (Madrid)

TRÉSORS D’ETAT

TRÉSORS D’ETAT    

             Fernando Arrabal

André Breton a vécu près d’un demi-siècle dans un modeste studio, entre deux étages,  comme ‘le calvaire du trucidé’ d’Alfred Jarry. Au numéro 42 de la rue Fontaine. Il nous y recevait avec le rituel verre de rhum blanc  de «La charmeuse de serpents».  Il a habité   dans cette retraite de trappiste  depuis 1922, deux ans avant d’écrire le premier de ses deux « Manifestes du surréalisme » (Editions du Sagittaire  en 1924 et en 1930, postérieurement aux Editions Kra). Et il a vécu  chichement jusqu’à son occultation en 1966 à 70 ans. Malheureusement il n’a pas connu la récente adoption présidentielle de ses manifestes  comme  ‘trésors d’Etat’, pour décourager les escrocs de l’art.

Que l’on ne soit pas parvenu à créer une fondation ou un musée avec tout ce que le poète avait réuni est un outrage pour la culture et pour le sens commun. Et, cependant, déjà en 1926 André Breton avait écrit  pour les Editions Surréalistes «Légitime défense» illustrée par Joan Miró.

Quotidiennement, pendant trois ans, j’ai assisté à la réunion présidée par André Breton à ‘La promenade de Vénus’. Lui aurait souhaité que le café ait pour nom ‘La promenade d’Aphrodite’.  Là ont été rédigés ou réédités quelques brillants et bruyants   brûlots comme celui écrit avec Philippe Soupault :  «Le surréalisme à la portée de tous les inconscients». Personne n’aurait pu imaginer que cet avertissement, pris comme faire-part de décès  pour les médiocres du marché, allait être aussi prémonitoire. En 1919 André Breton avait déjà écrit: «Mont-de-piété», livre ‘rare’ ou de ‘bibliophilie’, avec des illustrations d’André Derain.

A New York, il a connu sa dernière épouse la carte du tarot «Arcane 17» à la main. La Chilienne Elisa Claro, le 20 août 1944. Jour immortalisé par un manuscrit de 48 pages ‘une  mosaïque en peau de morue de couleur havane’ avec des illustrations du tout aussi Chilien Roberto Matta. Jusqu’à son occultation il y a quatorze ans  cette veuve silencieuse, talentueuse et élégante a lutté pour conserver le trésor et le château d’étoiles. Pendant plus d’un quart de siècle elle a reçu de faux serments. Les uns lui promettaient de créer une ‘Fondation du surréalisme’, d’autres un ‘Musée de la Modernité’  et les plus pipeurs ‘la Maison Internationale de la Poésie’.

En 1924 André Breton a écrit «Les pas perdus» publié par Gallimard, évoquant les origines du surréalisme de Dada à Marcel Duchamp et de Lautréamont à Jarry. L’inertie des pouvoirs publics ont eu raison  des efforts d’Aube, la fille d’André Breton (et de Jacqueline), et d’Oona, la petite-fille du poète. Transpercées par les sept poignards de la Vierge des Douleurs, elles se sont résignées  à la vente aux enchères de leurs souvenirs. Pendant trente-sept ans elles, en collaboration avec  Elisa  tant qu’elle a vécu, ont tenté de trouver une solution avec les successives camarillas  de pillards et de pendards. ‘Celui qui a participé à ces discussions avec des escrocs sans domicile ni ici ni ailleurs, puissants de la macroignorance, sait ce que c’est que l’humiliation.’ L’un d’eux a insisté: ‘Il nous faut arriver à un compromis avant les prochaines élections de nos députés; l’annonce de notre accord mènera notre équipe à la Victoire; après, ce serait trop tard’.

De 1930 à 1933  André Breton a dirigé la revue «Le surréalisme au service de la révolution» , et publié plusieurs lettres autographes à lui adressées et signées Salvador Dalí. Quand les Transcendants Satrapes du Collège de pataphysique Marcel Duchamp et Max Ernst ont pris en charge VVV, Breton a écrit l’ «Anthologie de l’humour noir ». Publiée pour la première fois en 1940 et qui est aujourd’hui l’un de ses livres les plus édités.

En 1931 André Breton avec «Union libre» a lu une photographie en braille de Ferdinando de Scianna et s’en est  inspiré pour affirmer que sa femme Suzanne Muzard avait ‘des jambes de fusées, un nuque d’algue, un sexe de bonbons anciens, des hanches aux tiges de plumes de paon blanc, un sexe de miroir, du yeux de savane, des fesses de printemps…’. En 1921 avec «Champs magnétiques» il a publié 150 exemplaires numérotés avec  des portraits de Picabia.

Le mot surréaliste, pour les tueurs de muses et les meneurs de  masses, lors de leurs assemblées, est employé pour bizarrerie de basse-cour. Dirigeants ‘potemkine’ qui ont instauré une géographie de musées et de fondations à la gloire de tous ceux qui se sont soumis  et même ont milité  dans les partis les plus terrifiants du XXe siècle. Toute sa vie  Breton a  conservé son ‘foyer d’énergie’:  «Clair de terre» écrit le 15 novembre 1923 et illustré par Giorgio de Chirico, qui a été vendu et réparti en mille  morceaux lors de la vente  aux enchères officielle. Exactement en 4.100 lots. On fit monter ces enchères pour chacun d’eux comme s’il s’agissait  de la jarretelle d’un mannequin, ou du pagne d’un footballeur aux pieds d’argent. En 1943 André Breton a écrit « En pleine marge », livre illustré par Kurt Seligmann.

Trois  Espérances, trois Nadja (Nadedja) ont illuminé la vie de Lénine , Staline et André Breton: Kroupskaia, Alliluieva et la française Léonie Delcourt. Douze ans   après la publication par Breton de son premier poème dans « La Phalange » (qui n’avait rien à voir avec celle espagnole du Primo de Rivera filofasciste), la muse est apparue aux surréalistes. Cette immaculée conception leur a enseigné ce qu’il est fondamental d’apprendre et que personne ne révèle: les rapports de la poésie avec la vie et le hasard, l’amour fou. Tous les souvenirs, notes et photos de groupe, l’un après l’autre, seront vendus au plus offrant.

En 1925 André Breton a écrit «Nadja». Dans une lettre à son éditeur Gallimard, du 20 décembre  1939, il souhaite réunir «Nadja», «Les vases communicants» et «L’amour fou» sur la même couverture .

Les manuscrits (spécialement ceux qui portent comme  leurre l’étiquette de ‘surréalistes’) sont un commerce florissant pour les spéculateurs du lucre. Souvent je reçois des messages comme celui de Sergei Martin: ‘Dans la salle des Ventes n° 12 de l’Hötel  Drouot a été vendue par l’Atelier du baron Ribeyre (l’expertise étant réalisée par Maryse Castaing) une lettre de vous manuscrite (une correspondance par ‘pneu’, de cinq lignes) adressée à Dalí, pour la somme de 1.200 euros… » Nous autres écrivains nous ignorons  achats et ventes faits dans notre dos. Inconscients, nous les suscitons par notre passion pour la bibliophilie.

A partir de 1961 André Breton a dirigé la revue «La brèche». Série de huit numéros, les derniers, commencée en octobre 1961. Avec des illustrations de Jean Benoît, Magritte ou Toyen. Pour payer à l’Etat l’impôt sur les successions les fonctionnaires ont décidé de couper un mur du studio de Breton. Sans sourciller ni vaciller ils ont résolu de trancher. La légende de ‘Pecorone de Ser Giovanni’ conte comment un créancier récupéra son dû en des temps barbares en découpant sur le débiteur une livre de chair. En 1932 André Breton a écrit «Misère de la poésie»: ‘La poésie ne peut se laisser pervertir par l’ordre et la propagande des titans totalitaires et les escrocs de la poésie.’

Fernando Arrabal

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Esp       Tesoros nacionales

              Fernando Arrabal

André Breton vivió durante cerca de medio siglo en una modesta vivienda, entre dos pisos, como ‘el calvario del fulminado’ de Alfred Jarry. En el número  42 de la calle Fontaine. Allí nos recibía con la copita de ron blanco del rito y de “La embrujadora de serpientes”. (Traduzco y cito entre comillas sus inolvidables publicaciones). En este retiro trapense residió desde 1922, dos años antes de escribir el primero de sus dos  “Manifiestos del surrealismo” (Ediciones del Sagitario en 1924 y, en 1930, posteriormente, en las Ediciones Kra). Y vivió estrechamente hasta su ocultación en 1966 a los setenta años. Desgraciadamente no ha conocido la reciente adopción presidencial de sus manifiestos como ‘tesoros de Estado’, para disuadir a los estafadores del arte.

Que no se haya conseguido crear una fundación o un museo con todo lo que el poeta cosechó es un ultraje para la cultura y para el sentido común. Y, sin embargo, ya en 1926 André Breton escribió en las ediciones Surrealistas “Legítima defensa”    ilustrado por Joan Miró.

Diariamente, durante tres años, asistí a la reunión, presidida por André Breton, en ‘El Paseo de Venus’. Él hubiera deseado que el café se llamara el ‘Paseo de Afrodita’. Allí se redactaron o reeditaron algunos pasquines con tino y trino, como el que redactó con Philippe Soupault: “El surrealismo está al alcance de todos los inconscientes”. Nadie hubiera podido imaginar que aquel aviso, tomado como esquela para pedestres del mercado, iba a ser tan premonitorio. En 1919 André Breton había escrito ya  “Monte de Piedad”,
libro ‘raro’ o de ‘bibliofilia’ con ilustraciones de André Derain.

En Nueva York, conoció a su última mujer con la lámina de “Arcano 17” en la mano. La chilena Elisa Claro, el 20 de agosto de 1944. Día que inmortalizó con  un manuscrito de 48 páginas, ‘un mosaico de piel de bacalao de color habana’ e ilustraciones del también chileno Roberto Matta. Hasta su ocultación, hace catorce años, esta viuda del silencio, del talento y de la elegancia luchó por conservar el tesoro y el castillo de estrellas. Durante más de un cuarto de siglo recibió juramentos en falso. Unos le prometieron crear una ‘Fundación del Surrealismo’, otros un ‘Museo de la Modernidad’ y los más tahúres, la ‘Mansión Internacional de la Poesía’.

En 1924 André Breton escribió “Los pasos perdidos” en la editorial Gallimard, evocando los orígenes del surrealismo de Dadá a Marcel Duchamp y de Lautréamont a Jarry.

La desidia de los mandos pudo con Aube, la hija de André Breton (y de Jacqueline),y con Oona, la nieta del poeta. Atravesadas por los siete puñales de la Dolorosa, se resignaron a la subasta de sus recuerdos. Durante treinta y siete años ellas, en colaboración con Elisa, mientras vivió, trataron de encontrar una solución con las sucesivas camarillas de pillas y pillos. ‘El que ha participado en estas discusiones con estafadores sin domicilio ni aquí ni fuera, poderosos de la macroignorancia, conoce lo que es la humillación’. Uno de ellos instó: ‘Tenemos que llegar a un compromiso antes de las próximas elecciones de nuestros diputados; el anuncio de nuestro acuerdo conducirá a nuestro equipo a la ‘Victoria’; luego sería demasiado tarde’.

De 1930 a 1933 André Breton dirigió la revista “El surrealismo al servicio de la revolución”, publicando varias cartas autógrafas dirigidas al propio André Breton y firmadas por Salvador Dalí. Cuando se hicieron cargo los Trascendentes Sátrapas del Colegio de Patafísica Marcel Duchamp y Max Ernst, de VVV, Breton escribió la “Antología del humor negro”. Publicada por vez primera en 1940, y que es hoy uno de sus libros más editados.

En 1931 André Breton con “Unión libre”, leyó una fotografia en braile de Ferdinando de Scianna para afirmar, inspirándose en ella, que   su mujer Suzanne Muzard tenía ‘piernas de cohete, nuca de alga, sexo de caramelo antiguo, caderas de tallos de plumas de pavo real blanco, sexo de espejo, ojos de sabana, nalgas de primavera…’. En 1921 con “Campos magnéticos” publicó 150 ejemplares numerados con retratos de Picabia.

La palabra surrealista para los mandamasas y matamusas, en sus asambleas vale por rareza de corral. Mandos ‘potemkines’ que han asentado la geografía de museos y fundaciones a la gloria de todos los que se sometieron, e incluso militaron en los partidos más terroríficos del siglo XX. Durante toda su vida Breton conservó su ‘foco de energía’: “Claro de tierra” escrito el 15 de noviembre de 1923 e ilustrado por Giorgio di Chirico,  que fue vendido y repartido en mil pedazos durante la subasta oficial. Exactamente en 4.100 lotes. Se pujó por cada uno de ellos como si se tratara del canesú de una modelo, o del taparrabos del futbolero de pelotas. En 1943 André Breton escribió “En pleno margen” ilustrado por Kurt Seligmann.

Tres Esperanzas, tres Nadjas (Nadejdas) iluminaron las vidas de Lenin, Stalin y André Breton: Kroupskaia, Alliluieva y la francesa Léonie Delcourt. Doce años después de que Breton publicara su primer poema en ‘La Falange’ (que nada tenía que ver con la del primo nacionalista), la musa se les apareció a los surrealistas. Aquella inmaculada concepción les enseñó lo que es fundamental aprender y nadie revela: las relaciones de la poesía con la vida y el azar, el amor loco. Todos los recuerdos, apuntes y fotos del grupo, uno tras otro, fueron vendidos al mejor postor.

En 1925 André Breton escribió “Nadja”. En una carta a su editor Gallimard del 20 de diciembre de 1939 desea unir “Nadja”, “Vasos comunicantes” y “Amor loco” bajo la misma portada.

Los manuscritos son un floreciente comercio para especuladores del lucro. Especialmente los que se etiquetan con el reclamo de ‘surrealistas’. A menudo recibo mensajes como el de Sergei Martín: ‘En la sala de subastas n°12 del Hôtel Drouot fue vendida por el Estudio del Baron Ribeyre (actuando como experta Maryse Castaing) una carta manuscrita suya (una correpondencia ‘pneumática’ de cinco líneas) dirigida a Dalí, por 1.200 euros…’ 
Los escritores ignoramos las compra-ventas realizadas a nuestras espaldas. Inconscientes las fomentamos con nuestra pasión por la bibibliofilia.

A partir de 1961 André Breton dirigió la revista “La brecha”. Serie de ocho números, los últimos,  comenzada en octubre de 1961. Con ilustraciones de Jean Benoît, Magritte o Toyen. Para pagar al estado el impuesto de herencia los funcionarios decidieron cortar una pared del pisito de Breton para saldar la cuenta fiscal. Sin enojo dispusieron el tajo. La leyenda de « Pecorone de Ser Giovanni » cuenta cómo otro acreedor cobró su deuda en tiempos de barbarie: cortándole al deudor una libra de su cuerpo.

En 1932 André Breton escribió “Miseria de la poesía” : ‘La poesía no puede dejarse pervertir por el orden y la propaganda de los titanes totalitarios y los estafadores de la poesía’.

Fernando Arrabal

 

“André Breton” poema plástico (poème plastique) de F.Arrabal