…Louise Joséphine Bourgeois, était née à Paris le 25 décembre 1911 et s’est occulté à New York le 14 merdre de l’an 137 de l’Ère ‘Pataphysique (31-v-2010, apparent). Son prénom Louise est un hommage à Louise Michel. Comme envoyé officiel et ‘Promoteur Insigne’ du Collège de ‘Pataphyique en 2009 (peu avant de s’occulter) à New York, je l’ai nommee « Commanderesse exquise » de l’Ordre de la Grande Gidouille. En 1999, pour l’ensemble de son oeuvre elle obtient le Lion d’or de la Biennale de Venise. Le 21 septembre 2008, au cours d’une memorable surprise, le Président Nicolas Sarkozy (en compagnie de Jack Lang et des deux épouses) l’a décorée de la Légion d’honneur dans sa modeste demeure. En 2009, pour avoir marqué l’histoire des Etats-Unis, on lui décerne le National Women’s Hall of Fame.
Son père tenait une galerie au 174, boulevard Saint Germain à côté du Flore. Il y vendait des tapisseries d’Aubusson et des Gobelins. Sa mère réparait des tapisseries. C’était sa meilleure amie: « Ma sculpture est une ode à ma mère: à la tisseuse de la toile des affections et attrapée par elles ». Elle s’est occultée quand l’artiste avait 21 ans. Quelques jours plus tard Louise a voulu se suicider en se jetant dans la Bièvre. De 1936 à 1938 elle habite à Paris. En 1937 elle rencontre l’historien d’art américain Robert Goldwater (1907-1973) Elle l’épouse et s’installe avec lui à New York. Il est possible qu’elle n’ait uniquement accepté ce ‘ destierro’ qu’en partant pour l’Amérique avec l’orphelin français de trois ans Michel Olivier né en 1936 (et occulté en 1990). Louise Bourgeois et Robert Goldwater l’ont adopté immédiatement après leurs noces. Le couple a eu en 1940 et 41 deux fils à New York : Jean-Louis ‘Bourgeois’ né en Juillet 1940 et Alain en Novembre 1941. Louise Bourgeois habitait dans le quartier de Chelsea (N.Y. 14) : 427 west 14 street Ses premières œuvres se centrent sur la procréation, la naissance la maternité, et l’autoportrait. Le phallus (le père), elle le baptise « fillette » et l’araignée la mère. Entre 1967 et 1968 Louise Bourgeois met en scène des organes sexuels féminins et masculins dans son œuvre: des pénis dans sa sculpture de 1968 intitulée Fillette et immortalisée en 1982 par Robert Mappelthorpe . L’araignée représente la mère, « parce qu’elle était aussi propre intelligente, patiente, utile, raisonnable, indispensable qu’une araignée »
La Universidad Autónoma del Estado de Hidalgo, a través de la división de extensión de la cultura y su dirección de promoción cultural, dentro del programa Universidad, cultura y sociedad:
Alexandre Trauner est né le 3 août 1906 et s’est occulté à Omonville-la-Petite, dans la Manche, le 5 sable de l’an 120 de l’ère ‘pataphysique (5-XII-1993 apparent); il repose a côté de son ami Jacques Prévert t.s. ; son épouse s’est occultée il ya 8 ans.
Il a été « le grand décorateur de cinéma », « le magicien de la perspective », « le prodigieux créateur » , « un artiste génial et altruiste », et récompensé par sept césars et 2 oscars: L’âge d’or de Buñuel, À nous la liberté de René Clair , La kermesse héroïque de Jacques Feyder , Quai des brumes de Marcel Carné, La garçonnière de Billy Wilder, L’homme qui voulut être roi de John Huston, Don Giovanni de Joseph Losey , Othello d’Orson Welles , Subway de Luc Besson, etc, etc…
…et exceptionnellement il a créé pour le théâtre les décors et costumes de Le grand cérémonial . La première au Théâtre des Mathurins a eu lieu le 15 mars 1966 avec la mise en scène de Georges Vitaly et la musique de Gilbert Amy (« en collaboration avec le centre de recherche de l’O.R.T.F. « ) avec Jean Negroni, Roger Pelletier, Yvette Etievant , Françoise Godde… Une des reprises de cette pièce a été jouée par la Compagnie Guy Jacquet au Studio des Champs-Elysées, à partir du 11 octobre 1967, dans le cadre de la Biennale de Paris avec Gérard Desarthe, Jean Caune, Daniel Sander, Georges Katsaros, Damianidis Nakis, Marie Hermes, Michelle Marquais et Marie-Catherine Viaud Parmi les multiples représentations à l’étranger la japonaise avec Akihiro Miwa et celle des « Gitanos de teatro » au Mexique ont été très remarquées. Le long-métrage du même titre de Pierre-Alain Jolivet avec Ginette Leclerc , Marcella Saint Amant, Michel Tureau et Serge Ganzl a été distribué et produit par Alcinter.
Le Festival international du film fantastique d’Avoriaz de 1978 a été le sixième . Le jury était présidé par William Friedkin et parmi les jurés figuraient Jane Birkin, Sergio Leone, Nadine Trintignant, Jeanne Moreau, Fernando Arrabal et Alain Delon En compétition il y avait douze films, (plus ‘Cinderella’ de Michael Pataki hors compétition): Grand prix: Full Circle de Richard Loncraine. Prix de la Critique: L’Ange et la femme de Gilles Carle. Prix du jury: Rhinocéros de Tom O’Horgan et Eraserhead de David Lynch: Prix spécial du jury.
Alain Delon est né à Sceaux le 6 As de l’an 62 de l’ère ‘pataphysique (8-XI-1935 apparent). C’est un acteur depuis 1950 et il sera honoré (à juste titre ) le 2 merdre de l’an 146 de l’ère ‘pataphysique (19-V-2019 apparent) par le Festival de Cannes. Au Festival d’Avoriaz lorsque, après le dernier vote, j’ai constaté que le premier film du jeune universitaire David Lynch n’avait obtenu que mon suffrage , j’ai dit que « le cinéma devrait être convulsif ou ne sera pas… »; aussitôt après Alain Delon, que je ne connaissais pas personnellement, a déclaré: « le cinéma pour survivre devrait s’en tenir a des impératifs commerciaux; mais malgré tout ce que nous pensions de ce film si choquant, ce vibrant plaidoyer m’incite à demander qu’exceptionnellement un nouveau prix lui soit décerné ». À l’unanimité les jurés lui ont accordé le Prix spécial. Le peu de fois que j’ai accompagné Alain Delon, souvent les gens criaient sur son passage: « qu’il est laid, qu’il est vieux… le petit à côté de lui est bien ».
« .
David Lynch est né à Missoula (Montana) le 23 décervelage de l’an 73 de l’ère ‘pataphysique(20-I- 1946, apparent) . Il a réalisé, entre autres, 10 longs-métrages : Eraserhead Elephant Man, Sailor and Lula , Dune… et la série Twin Peaks
Eugenio Cecconi est né à Livourne en 1842 et s’est occulté à Florence en l’an 29 de l’ère ‘pataphysique 1903 (apparent) . Il a exercé comme huissier de justice jusqu’en 1862 À partir de janvier 1963 la peinture occupe tout son temps. Sa visite en Tunisie en 1871 libère la luminosité de ses toiles. Il fait partie du groupe des Macchiaioli. En 1898 il change d’inspiration après la lecture du manuscrit d’un surdoué Alfred Jarry: « Gestes et opinions du docteur Faustroll, pataphysicien ». Ceccoini peut suivre les pérégrinations à travers Paris du Docteur Faustroll, de son domestique Bosse-de-Nage et de l’huissier de justice René-Isidore Panmuphle venu saisir les biens du docteur. Le dernier chapitre est consacré au calcul de la surface de Dieu, et à sa démonstration: d’une grande rigueur, grâce à laquelle il combine une vision du Christ, le théorème de Pythagore et le respect du dogme de la sainte trinité dans une symbolique mathématique et mystique. Conclusion qui avait fasciné Cecconi: « DIEU EST LE POINT TANGENT DE ZÉRO ET DE L’INFINI. », et donc « La ‘Pataphysique est la science. ». C’est en décembre 1898 qu’il réalise son huile sur toile « Le trio » et son étonnant ‘dessin de la tangente’ sur un papier rose.
Ieoh Ming Pei (I. M. Pei) était né le 26 avril 1917 à Canton et occulté, centenaire, le 26 palotin de l’an 146 de l’ère ‘pataphysique à New York (15-V-2019 apparent), il était un architecte américain qui avait enseigné au Harvard Graduate Schoool of Design de 1942 à 1946 . Il avait reçue de nombreux prix et récompenses:
-la médaille d’or de l’AIA en 1979,
– le Premium Imperialer en 1989
– la récompense du Smithsonian Design Museum en 2003.
– le prix Pritsker en 1983 parfois appelé, à tort, le « prix Nobel de l’architecture »
– etc.
***
Oscar Niemeyer a été nommé « bâtisseur d’ utopie » par le « collège de ‘pataphysique » et, le même jour, élevé, comme précédemment Picasso et Louise Bourgeois, au grade de « commandeur exquis » de l’ordre de la ‘grande gidouille’ du ‘collège de ‘pataphysique’.
Oscar Neimeyer (Oscar Ribeiro de Almeida de Niemeyer Soares) était né à Rio de Janeiro le 15 décembre 1907 et s’est occulté, centenaire, aussi à Rio de Janeiro, le 5 sable de l’an 139 de l’ère ‘pataphysique (5-XII- 2012 apparent). Son œuvre tient une place majeure dans l’histoire de l’architecture moderne. Il est surtout connu pour la construction de Brasilia, inaugurée en 1960.
« …nous avons découvert la pièce dans un cours de dramaturgie à l’Université où nous faisons nos études. À travers cette première lecture nous nous sommes jeté corps et âme dans ce texte et ces images. Nous avons entrepris un travail pendant un cours de pratique. Portés par l’intérêt grandissant pour ce texte. Nous avons présenté, après une semaine de résidence à l’Université , une mise en scène de l’entièreté de la fable. Nous y trouvons une résonance actuelle dans la violence, la cruauté, et l’expérience à la fois total, anarchique et épique qui se déroule sur cette route pour Tar. Nous étions déjà amateurs des travaux du Panique sur lequel nous avons mené un projet de création/recherche dans le cadre du second tours de mise en scène de l’école du Théâtre National de Strasbour. Ce projet est porté par la seule nécessité…. Nous envahirons les rues du Festival de théâtre d’Aurillac avec Fando et Lis théâtralement et arrabalaïquement! (« Nanterre sur scène » , le festival qui motive notre création): Fuster/Linée…. »
La ‘Maman’ de Louise Bourgeois est une araignée de marbre, acier inoxidable et bronze (avec les initiales de l’artiste) . Elle pèse 22 tonnes, mesure 10 mètres de diamètre et 10 de hauteur. Sous son abdomen elle a une poche avec 26 oeufs de marbre. Ses huit pattes s’élèvent verticalement jusqu’à devenir horizontales pour atteindre le reste du corps de l’animal. Va-t-elle battre tous les records à New York? À plus de 35 millions de dollars? Sera-t-elle la plus chère dans une vente publique, étant une femme? Devant Frida Kahlo -‘La Tierra misma’-, Camille Claudel ou Tamara de Lempicka? La précédente araignée a été adjugée à 28 millions de dollars en 2015. De la sculpture que beaucoup nomment Spider six exemplaires ont été ‘fondus’ . Bourgeois à juste titre se faisait appeler ‘artiste plasticienne’. Elle avait dessiné à l’encre et au fusain une première et méconnaissable ‘maman’ en 1947. Les 6 araignées demeurent à Kansas City, Saint Petersbourg, Bilbao, Londres, Tokyo, Ottawa [objet de polémique : elle avait coûté en 2005 3,2 millions de dollars, dont le tiers du budget du Musée des Beaux-Arts du Canada] , Séoul et Doha. Les six ‘ Maman’ sont-elles huit? Je me trompe sûrement dans mes calculs.
Depuis 1980 je voyais Bourgeois tous les ans dans sa modeste maison de la 14ème rue. Elle voulait connaître en détail la vie de mon père « vrai peintre en prison » . Borges m’appelait toujours ‘l’Africain’, et elle répétait ‘vous aussi vous êtes un artiste plasticien’. Les femmes qui m’ont formé, sans l’imaginer elles-mêmes, comme la mère Mercedes (thérèsienne de Ciudad Rodrigo), Luce Moreau ou Louise Bourgeois, ne prenaient jamais la moindre initiative comme les autres, mais elles me montraient des règles de conduite extaordinairement justes. Il n’y avait aucune originalité chez Bourgeois lorsqu’elle prenait, par exemple, une tasse de coca-coca chauffée par son amie portoricaine.
Sa mère réparait des tapisseries. C’était sa meilleure amie: « propre, intelligente, patiente, raisonnable et indispensable comme une araignée » . La famille avait un atelier de tapisserie au n° 174 du boulevard Saint-Germain près du café Flore au n° 172. « Ma sculpture est une ode à ma mère: à la tisseuse de la toile des affections et attrapée par elles ». Elle s’est occultée quand l’artiste avait 21 ans. Quelques jours plus tard Louise a voulu se suicider en se jetant dans la Bièvre.
La sculpture lui a été commandée en ses jeunes 88 ans par ‘Unliver Serie’.Pour sa participation inaugurale elle portait le titre: ‘I do, I undo, I redo ». J’ignore pourquoi personne n’ose traduire en aucune langue ce « Je fais, Je défais , Je refais » La première fois, donc, que l’oeuvre a été exposée ce fut à la Tate Gallery de Londres grâce à un ’emprunt à longue échéance’. Après avoir mûrement réfléchi ( neuf ans) le musée londonien devenu ‘Tate Modern’ a fini par l’acheter. Aujourd’hui elle fait partie de la collection permanente du Musée comme celle du Guggenheim de Bilbao. Est-ce la n° 2/6? Quelle chance! Cependant, elle se trouve seulement installée dans la partie postérieure de l’édifice, sous le Pont de la Salve. Il est plus facile de voir Puppy qui ne mesure que 12,4 métres de hauteur et ne pèse que 16 tonnes. Ce ‘west-highland-white-terrier’ écossais de Jeff Koons a été installé en 1997 à l’entrée du musée (au centre de la place Txeama Aguirre) avec sa cape changeante de dizaines de milliers de fleurs. Avec Lis et le « buen alcalde » de Bilbao, Iñaki Azkuna, depuis une chambre de l’hôtel Dómine, nous avons vu trois ouvriers qui rasaient le chien grâce à un ascenseur improvisé.
Louise Joséphine Bourgeois, est née à Paris le 25 décembre 1911 et s’est occultée à New York le 14 merdre de l’an 137 de l’Ère ‘Pataphysique (31-V-2010, apparent). Son nom Louise est un hommage à Louise Michel. En 1937 elle a connu l’historien d’art et professeur à NYU Robert Goldwater (1907-1973.) Elle l’a épousé et s’est installée à New York… de mauvaise grâce? Il est possible qu’elle n’ait uniquement accepté ce ‘ destierro’ qu’en partant pour l’Amérique avec l’orphelin français de trois ans Michel Olivier né en 1936 (et occulté en 1990). Louise Bourgeois et Robert Goldwater l’ont adopté immmédiatement après leurs noces. Le couple a eu en 1940 et 41 deux fils à New York : Jean-Louis né en Juillet 1940 et Alain en Novembre 1941. Sont-ils à l’origine de l’oeuvre de Bourgeois « Le père et les trois fils », qui représente trois minuscules chaises sous une énorme chaise? Son premier fils (professeur à Harvard) s’appelle Jean-Louis Bourgeois.
Le phallus (« le père »), Bourgeois l’a toujours appelé « fillette ». Le pénis de son oeuvre de 1982 sera immortalisé par Robert Mappelthorpe. J’ai réalisé avec elle plusieurs livres de ‘bibliophilie’ et je lui ai rendu une ultime visite peu avant con occultation. Cette fois comme envoyé officiel et ‘Promoteur Insigne’ du Collège de ‘Pataphyique. En 1999, pour l’ensemble de son oeuvre elle obtient le Lion d’or de la Biennale de Venise. Le 21 septembre 2008, au cours d’une memorable surprise, le Président Nicolas Sarkozy (en compagnie de Jack Lang et des deux épouses) l’a décorée de la Légion d’honneur dans sa modeste demeure. En 2009, pour avoir marqué l’histoire des Etats-Unis, on lui décerne le National Women’s Hall of Fame. Et en 2009, peu avant de s’occulter, à New York, elle est nommée « Commanderesse exquise » de l’Ordre de la Grande Gidouille.
Les rapports de Bourgeois et de ma fille ont toujours été tendus et épineux Malgré la constante bonne volonté de l’artiste.
Lélia A. (21 ans).- Au ‘Carpos’s Café’ (au coin de Mac Dougal et Bleeckler) aujourd’hui, en 1991, je ne gagne que 5 dollars l’heure pour servir des hamburgers y des cappucinos
Louise Bourgeois (80 ans).- Je vous propose une bonne idée: pourquoi ne faites-vous pas comme moi?
Lélia A.- Comme vous ? (Criant ) Je ne veux pas être une artiste!
Louise Bourgeois – Un conseil pour vous aider: pourquoi ne pas vendre et acheter des immeubles,?
Après un long silence crispé.
Lélia A (avec conviction) .- Vous ne connaissez… rien à l’amour!
Louise Bourgeois (blessée) .- Rien ne vous permet de dire une telle contrevérité!
Mais pendant plus d’une heure la jeune femme, hors d’elle, donne des explications avec mille détails chaque fois plus abracadabrantesques. Qui finissent para prouver, selon elle, que ‘Manon Lescaut’ et « La Sirène du Mississippi » sont semblables. Le plus extraordinaire de cette très longue improvisation c’est que Louise Bourgeois, qui ne semble pas encore avoir lu « Manon Lescaut », écoute patiemment la méticuleuse harangue. Moi je ne compte pour rien . Finalement:
Louise Bourgeois.- C’est simple: vous cesserez de vendre des hamburgers : Dans une université vous serez engagée et bien rémunérée.
Lélia A ( méprisante).- Comme ma mère prof à la Sorbonne? (Criant) Jamais je ne ferais ce métier !
Louise Bourgeois (encore plus compréhensive) .- Vous avez très bien raconté le roman. Les éditeurs, comme écrivaine, vous feront un pont d’or
Lélia A (encore plus méprisante ) .- Comme mon père? (Criant) Je ne le ferais pour rien au monde!
Bien évidemment Louise Bourgeois, ‘desterrada’, ne s’est jamais souciée de ce que pouvaient valoir ses créations . Presque centenaire, toujours aussi en éveil , elle ne suivait que son propre rythme
La ‘Mamá’ de Louise Bourgeois (francamente ‘Maman’) es una araña, con las iniciales de la artista, de mármol, acero inoxidable y bronce. Pesa 22 toneladas mide 10 metros de diámetro y 10 de altura . Bajo su abdomen tiene una faltriquera con 26 huevos de mármol. Sus ocho patas se yerguen verticalmente antes de torcerse casi horizontalmente para alcanzar el resto del cuerpo del animal. ¿Batirá hoy todas las plusmarcas en Nueva York? ¿Por más de 35 millones de dólares? ¿Será la obra más cara vendida en una venta pública por una artista femenina? ¿Por delante de Frida Kahlo -La Tierra Misma-, Camille Claudel o Tamara de Lempicka? La precedente araña fue adjudicada por 28 millones de dólares en 2015. De la escultura que muchos llaman Spider se « fundieron » seis ejemplares. Bourgeois con razón se hizo llamar ‘artista plástica’. Solo había podido dibujar con tinta y lápiz carbón una primera e irreconocible ‘maman’ en 1947. Las 6 arañas están en Kansas City, San Petersburgo, Bilbao, Londres, Tokyo, Ottawa [con polémica: costó en 2005 3,2 millions de dólares, lo cual representaba la tercera parte del presupuesto del Museo de Bellas Artes de Canadá] Seúl y Doha. Las seis ‘ Maman’ ¿son ocho? Seguramente me equivoco en mis cálculos.
Desde 1980 veía a Bourgeois todos los años en su humilde casa de la calle 14. Siempre trató de saber con detalles (como José María Aznar en nuestro único encuentro) la vida de mi padre ‘verdadero pintor en la cárcel’ . Si Borges me llamó ‘africano’ ella se empeñaba en repetir « usted también es artista plástico ». Las mujeres que me han formado, sin imaginarlo ellas mismas, como la madre Mercedes (teresiana de Ciudad Rodrigo), Luce Moreau o Louise Bourgeois, nunca hicieron nada como todo el mundo, pero me dieron pautas mudas extraordinariamente justas para poder comportarme. No había ninguna originalidad en que Louise Bourgeois, por ejemplo, tomara su ‘coca-cola’ en una taza que le calentaba su amiga portorriqueña.
La madre de Bourgeois reparaba tapices en el taller de su marido. Era su mejor amiga: « limpia, inteligente, paciente, razonable e indispensable como una araña » . La familia poseía un taller de tapicería en el n° 174 del boulevard Saint-Germain junto al café Flore (el Gijón parisiense) en el n° 172. « Mi escultura es una oda a ella: a la tejedora de la tela de los afectos y atrapada por ellos ». Su madre se ocultó cuando la artista tenía 21 años. Días después intentó suicidarse lanzándose al río Bièvre.
La escultura se la pidió en sus juveniles 88 años Unilever Serie. Para su participación inaugural cargaba el título de ‘I do, I undo, I redo’. Ignoro por qué nadie se aventura a traducir en ninguna lengua este bourgeoisiano ‘Yo hago, Yo deshago, Yo vuelvo a hacer’. La primera vez que se expuso la obra fue, pues, en La Tate Gallery de Londres con « un préstamo de larga vida ». Después de mucho pensárselo (y nueve años) el museo londinense (transformado en ‘Tate Modern’ ) la compró. Al fin. Hoy forma ya parte de la colección permanente del Museo como la del Guggenheim de Bilbao. ¿Es la 2/6? ¡Qué suerte! y, sin embargo, solo se encuentra instalada en la parte posterior del edificio bajo el Puente de la Salve. Es más fácil ver a Puppy que mide tan solo12,4 metros de altura y pesa únicamente 16 toneladas. Este ‘west-highland-white-terrier’ escocés de Jeff Koons fue instalado en 1997 en la entrada del Museo (en el centro de la plaza Txema Aguirre)con su manto cambiante de decenas de miles de flores. Vi con Lis y el buen alcalde de Bilbao, Iñaki Azkuna, desde una habitación del hotel Dómine, cómo tres obreros afeitaban al perro desde un ascensor improvisado.
Louise Joséphine Bourgeois, nació en París el 25 de diciembre de 1911 y se ocultó en Nueva York el 14 de mierdra del año 137 de l’Era ‘Patafísica (31-V-2010, aparente). Su nombre de pila Louise es un homenaje à la revolucionaria Louise Michel. En 1937 conoció al historiador de arte américano y profesor en NYU Robert Goldwater (1907-1973) Se casó con él y se instaló en Nueva York… ¿refunfuñando? Es posible que solo aceptara el destierro con tal de que se llevara a América al huérfano francés de tres años Michel Olivier nacido en 1936 y que por cierto se ocultó en 1990 (que en paz descanse ). Louise Bourgeois y Robert Goldwater lo adoptaron inmediatamente después de su boda. La pareja tuvo en 1940 y 41dos hijos en Nueva York : Jean-Louis nacido en Julio de 1940 y Alain en Noviembre de 1941. ¿Originaron la obra de Bourgeois , »Le père et les trois fils » que representa tres pequeñísimas sillas bajo el asiento de una enorme silla? Su primer hijo (profesor en Harvard) se llama Jean-Louis Bourgeois.
Al pene (« el padre ») Bourgeois lo llamó siempre « fillette » (chiquilla). Precisamente el pene de su obra de 1982 será inmortalizado por Robert Mappelthorpe. Realicé con ella varios libros de bibliofilia y poco antes de ocultarse le hice mi última visita. Esta vez como enviado oficial y ‘Promotor Insigne’ del Colegio de ‘Patafísica. En 1999, por el conjunto de su obra recibió el León de oro de la Bienal de Venecia. El 21 de septiembre de 2008, en medio de una sorpresa memorable, el Presidente de la República francesa Nicolas Sarkozy (en compañía de Jack Lang y las esposas) la condecoró con la Legión de honor en su casa En 2009, por haber marcado la historia de los Estados-Unidos, se le concede el National Women’s Hall of Famer. Y en 2009, poco antes de ocultarse, en Nueva York, el colegio de ‘Patafísica’ la nombró « Commanderesse exquise » de la Orden de la Grande Gidouille.
Les relaciones de Bourgeois con mi hija fueron siempre difíciles y tensas a pesar de la buena voluntad que siempre puso en todo la artista.
Lélia A. (21 años).- En el ‘Carpos’s Café’ (en la esquina de Mac Dougal y Bleeckler) hoy, en 1991, solo gano 5 dólares por hora sirviendo hamburguesas y capuchinos
Louise Bourgeois (80 años).- Le propongo una buena idea : ¿por qué no hace como yo?
Lélia A.- ¿Como usted? (Gritando ) ¡Me niego a ser artista!
Louise Bourgeois – Un consejo para salir de apuros : ¿por qué no vende y compra pisos?
Después de un silencio crispado
Lélia A. (convencida) .-Usted no conoce… ¡nada del amor!
Louise Bourgeois (ofendida) .- Nada prueba que usted pueda permitirse decir tal inexactitud.
Pero durante más de una hora la joven enloquecida da explicaciones con mil detalles cada vez más sorprendentes. Que terminan, según ella, probando que ‘Manon Lescaut’ y « La Sirena del Misisipi » son semejantes. Lo mas extraordinario de esta larguísima improvisación es que Louise Bourgeois, quien parece no haber leído aún « Manon Lescaut », escucha pacientemente la meticulosa arenga. Yo no cuento para ambas . Finalmente:
Louise Bourgeois.- Es simple: usted cesará de servir hamburguesas. En una universidad será nombrada profesora con un buen sueldo:
Lélia A (con desprecio).- ¿Como mi madre que es profe en la Sorbonna? (Gritando) ¡Nunca ejerceré tal oficio!
Louise Bourgeois (aún más comprensiva) .- Usted ha contado muy bien la novela, puede ser escritora. Los editores le harán un puente de oro.
Lélia A (con mayor desprecio aún) .- ¿Como mi padre ? (Gritando) ¡Por nada del mundo haré ese oficio!
Obviamente a Louise Bourgeois, desterrada, nunca le preocupó lo que pudieran valer sus quehaceres. Y ya casi centenaria, tan despierta como siempre, solo siguió su propio ritmo.
…nous avons informé (les seuls?) le 13 as de l’an 141 de l’Ère ‘Pataphysique (15-11-2014 (apparent) l’occultation d’Alexandre Grothendieck. [Avec Didier et Bruno Kahn nous avons écrit, depuis quarante ans, les 371 premières pages du roman mathématique « Les suites spectrales » ].
Alexandre Grothendieck était un mathématicien français, né le 28 mars 1928 à Berlin qui s’est occulté à Saint-Lizier, près de Saint-Girons le 11 as de l’an 141 de l’Ère ‘Pataphysique (13-11-2014 (apparent). Il est resté longtemps apatride tout en vivant principalement en France ; il obtient la nationalité française en 1971. La médaille Fields lui a été décernée en 1966 sans qu’il cesse de vagabonder dans de silencieuses délices. Ou de silencieux divertissements. Des copies de son dernier ouvrage (un manuscrit non édité) sont parvenues à un petit nombre d’élus. Le mathématicien interdisait que son livre figure dans des fichiers ou catalogues. A contre-cœur il a accepté que son texte puisse être consulté uniquement par les lecteurs qui le réclamaient avec insistance.
Alexandre Grothendieck aurait toute sa place sur le dernier degré de l’échelle de l’intelligence: « le premier homme du monde » selon l’expression de Pascal. Ce que l’on qualifierait aujourd’hui de « plus intelligent du monde ». Attendrissantes brèches que nous autres humains ouvrons dans notre impuissance. Par des évidences sculptées dans de la cendre. Le philosophe français a élevé à ce tableau d’honneur un mathématicien du XVIIe siècle: Pierre de Fermat, un magistrat de Toulouse aussi négligent que distrait et aussi drôle qu’incrédule. Il a perdu la plupart de ses analyses et équations. Mais ce qui a été conservé est suffisant pour le considérer comme le précurseur du « calcul différentiel »
Le nom de GROTHENDIECK n’apparaissait pas dans de nombreuses encyclopédies aux tirages et images impressionnants. Ce fut un passager de la pénombre et du silence. Comme moi-même à 17 ans à Valencia(Espagne) aurait-il eu une apparition de la Vierge Marie? [voir ‘La tour prends garde » Grasset 1982 (ou « La torre herida por el rayo » 1982 prix Nadal et International de Roman Vladimir Nabokov)] .
Pierre de Fermat, né à Beaumont-de-Lomagne (Tarn-et-Garonne) dans la première décennie du XVIIe siècle s’est occulté le 12-I-1665 à Castres (Tarn); il avait été magistrat, poète et mathématicien: surnommé « le prince des amateurs ». Fermat, jouissant de vagues sur sa poitrine nue, a étudié l’œuvre de Diophante d’Alexandrie. En marge d’une des pages du traité de ce mathématicien « Nombres angulaires », il a noté : « J’ai découvert une démonstration vraiment remarquable, mais cette marge est trop petite pour la contenir ». Ainsi est née l’énigme (…ou paradigme ) connue sous le nom de « théorème de Fermat ». De Diophante nous savons peu de choses sauf qu’il fut aussi considéré comme « le premier homme de son temps »… au IVe siècle.
Alfred Bernhard Nobel né le 21-X-1833 à Stockholm est mort le 10-XII-1896 à Sanremo(Italie). Dépositaire de plus de 350 brevets scientifiques, dont celui de la dynamite. Dans son testament, il légua son immense fortune pour la création du prix Nobel. Il était fasciné par les mathématiques et spécialement par Diophante et Fermat. Mais à l’heure de décerner un prix aux meilleurs de chaque discipline il a précisément écarté ce qu’il admirait le plus: les mathématiciens. La légende conte que sa femme aurait péché avec l’un d’eux.
Le forfait nobélien a été réparé par John Charles Fields né à Hamilton (Ontario) le 4-V- 1863 qui s’est occulté le 9-VIII-1932 à Toronto; fondateur de la médaille Fields remise d’abord en 1936, celle-ci a été décernée tous les quatre ans depuis 1950 à deux, trois ou quatre mathématiciens âgés de moins de quarante ans.
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En anglais:
Grothendieck by Benjamin Ivry ( the Jewish Daily Forward). Le poète américain Benjamin Ivry est commandeur exquis de l’Ordre de G.G. pataphysique)
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En espagnol:
Le 1° de ‘Gidouille’ del año 124 de la Era ‘Patafísica (15 de junio de 1997 apparent) un centenar de irrecuperables (y entre ellos Jean-Pierre Serre “medalla Fields”, Bruno Kahn, Didier Kahn, Evelyne Darmois, el doctor Antonio López Campillo…) nos reunimos en el anfiteatro Hermite del Instituto Henri Poincaré de París. Los matemáticos Eric Friedlander y Bruno Kahn anunciaban el nacimiento de la “teoría de motivos”. Destinada, probablemente, según algunos hombres de ciencia, a ser en su dia tan célebre como la de la relatividad.
En los centros de investigación los optimistas anuncian la nueva buena: la “teoría de motivos” es el último avatar de la ciencia. La postrera etapa de la carrera en la que imaginan que participa la investigación fundamental. ¿ Pero qué enseñanzas nos proporciona esta teoría sobre el tiempo y el espacio ?
Se ha podido argumentar que hubo una relación entre la teoría matemática “de conjuntos” y la construcción de fusiones politico-geográficos como Alemania, Italia, la URSS, Checoeslovaquia o la Unión de Eslavos del Sur (Yugoeslavia).
También se ha formulado la hipótesis de que estos últimos años las matemáticas “fractales” y sus fracciones anuncian, explican (¿ y provocan ?) muchos de los fenómenos actuales y entre otros el fraccionamiento de ciertos estados de Europa Oriental.
De los “conjuntos” y las masas se pasó a la “fracción” y al individuo. ¿ Alcanzaremos mañana, al fin, el universo de los “motivos” con la nueva teoría matemática? El motivo es la razón de actuar y sentir. Es el móvil de orden intelectual. Es la causa de la ejecución del acto (y no su término o potencia). Es la causalidad eficiente ¡ y floreciente !
Al referirse a la “teoría de motivos” surge la figura de un matemático ruso de 31 años: Vladimir Voevodsky. No es un Príncipe de Transislavia, ni el Conde Drácula — el “voivode” — como su nombre indica. Aparece como el contemporáneo, que con Grothendieck, mejor encajaría en el último peldaño del escalafón de la inteligencia: “el primer hombre del mundo” … según la expresión de Pascal. Lo que hoy a la sombra de wiki (¡ y sus afines !) se llamaría “el más inteligente del mundo”. Eternas y enternecedoras brechas que abrimos los hombres en nuestra impotencia, desconsolados por evidencias esculpidas en ceniza.
Fermat, disfrutando con olas sobre su pecho desnudo, estudió la obra de Diofanto . En el borde de una de las páginas del tratado de este matemático, “Números angulares”, anotó : “He descubierto una demostración verdaderamente notable, pero este margen es demasiado pequeño para contenerla”. Así nació el enigma (con ramos de paradigma) conocido por el “teorema de Fermat” . De Diofanto poco sabemos, excepto que también se le consideró como el “primer hombre de su tiempo” … en el siglo IV. Cordilleras que ocultan quijotes.
En los años 40, para transplantar al ruedo patrio al “superhombre” nietzschiano (el monosabio del Eje), el antiguo régimen organizó un concurso de “superdotados”. Rueda Fortuna que es tan ciega como la Justicia me pinchó el pecho con el medallón de chocolate y papel de plata. ¿Fue una forma de denigrarme? Dado el carácter y nivel de los diversos tests estoy convencido de que los seres que más me han sorprendido y prendido por su movilidad, inteligencia y originalidad (desde Beckett o Topor, hasta Guy Debord o Cioran) hubieran sido incapaces de pasar la inicial movida, la primera eliminatoria. Deriva el participio “motus” de “movere”, remover, que a su vez dio el adjetivo “motivus” que significa: relativo al movimiento o que lo provoca.
A Nobel le fascinaban las matemáticas míticas y especialmente los ínclitos Diofanto y Fermat. Pero a la hora de premiar a los mejores de cada disciplina excluyó precisamente a los que más admiraba: a los matemáticos. Cuenta la leyenda que su mujer había pecado con uno de ellos.
El entuerto nobeliario lo subsanó Charles Fields — doctor canadiense en Ciencias Exactas — el año de mi nacimiento, creando la “Medalla Fields” … pero ¡tan sólo cada cuatro años! Como vivió en época dada a creer y ensalzar mocedades, pioneros y frentes de juventudes, decidió que su galardonado debería tener menos de 40 años. Grothendieck gano la medalla en 1968, sin dejar de vagabundear en holguras sigilosas.
Hace un par de años el matemático inglés Andrew Wiles , a punto de cumplir los fatídicos cuarenta años, creyó dar con la solución del “teorema de Fermat”. El tribunal de la “Medalla Fields” estaba dispuesto a premiar su hazaña, cuando unos colegas suyos hallaron en su tesis “agujeros” que invalidaban su demostración. Cuando puso parche al pinchazo era demasiado tarde. El motivo también es el tema o concepto de una pintura… o de una solución.
Nadie sabe dónde está hoy el “genial” Grothendieck que tanto inspiró a Wiles. Copias de su último libro (manuscrito pero no editado) llegaron a un reducido número de bibliotecas. El matemático prohibe que la referencia del libro figure en ficheros y catálogos. A regañadientes acepta que su obra pueda ser consultada únicamente por los lectores que lo reclaman con insistencia. También para él “motivo” deriva de “motivus” (“mobile”): lo que pone en movimiento.
Cuando alguien pregunta a un matemático de hoy si existe una relación entre esta “teoría de motivos” y las matemáticas “fractales” o la teoría de “conjuntos” pierde paciencia. No soporta que se trate con criterios de moda a la ciencia. Aunque el motivo puede ser incluso el adorno arquitectónico que sirve de tema decorativo.
El nombres de Grothendieck no figura ni en diccionarios ni en enciclopedias de tomos y lomos (¡ y cromos !). Es un pasajero de la penumbra y el silencio.
Berlin qui s’est occulté à Saint-Lizier, près de Saint-Girons le 11 as de l’an 141 de l’Ère ‘Pataphysique (13-11-2014 (apparent).