Poème plastique
(óleo sobre tela, huile sur toile)
45cm x 36 cm.
M a g r i b a l
…la poesía ¿es de una insólita actualidad?
…la poésie est d’une insolite actualité?
Traduire le Tweet

Poème plastique
(óleo sobre tela, huile sur toile)
45cm x 36 cm.
M a g r i b a l
…la poesía ¿es de una insólita actualidad?
…la poésie est d’une insolite actualité?
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Aunque la inauguración oficial del Teatro (el café y la fonda contiguos tardaron unos meses más en estar listos) tuvo lugar el 27 de mayo de aquel 1900, hubo algunos actos previos, según se relató en la publicación Miróbriga. Por ejemplo, el 22 de mayo, se invitó al Teatro a los miembros de la Sociedad Porvenir Mirobrigense, presentándose “las decoraciones hechas por el Sr. Mateos” y tocando el piano “la Srta. Uliberri”. En los días siguientes, “a petición del público”, se representaron La chavala, Agua, azucarillos y aguardiente, y La Viejecita. El día de la apertura oficial, se ofrecieron Marina y La Czarina.
Desde el primer momento, el Teatro tuvo una vida tanto teatral como cinematográfica. Esa movilización recibió el apoyo de la Asociación Europa Nostra, que incluía a Santiago Amón y al dibujante Peridis, saliendo de este modo la lucha más allá del ámbito local, y llegando incluso a las páginas del diario El País en agosto de 1980. La solución no llegó hasta que se hizo con la Alcaldía de Ciudad Rodrigo en las Elecciones de 1983 Miguel Cid, quién había incluido en su programa electoral la adquisición y rehabilitación del Teatro. Una vez en el poder, se puso en contacto con el propietario, llegando a un acuerdo de compraventa por el cual el Ayuntamiento se hizo con el edificio, empezando a programar espectáculos.
La reinauguración. El proceso de rehabilitación culminó el 28 de junio de 1993, día en que fue reinaugurado por Su Majestad la Reina Doña Sofía, que se desplazó a Ciudad Rodrigo ex profeso para ese fin. En 2008, el Teatro Nuevo incorporó en su nomenclatura el nombre deFernando Arrabal.
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Selon moi, j’ai pu, dans mon enfance et adolescence espagnoles, avoir la chance de connaître la meilleure des maîtresses. Eclairé et ébloui.
La «mère» Mercedes Unceta tentait de s’assurer et de nous assurer, nous ses petits élèves, que tout à l’intérieur fonctionnait selon nos connaissances. C’est pourquoi elle voulait nous voir devenir «savants».
Les différentes crises que nous étions en train de vivre, nous devions les résoudre grâce à la vérité. Grâce aux diverses connaissances «que comme des savants» nous étions en train d’acquérir, nous parviendrions un jour à supprimer les embûches, duperies, chausses-trapes, tranchées, épidémies, fléaux, graves maladies, famines et misères. C’est-à-dire à la paix et à la santé universelles.
Pour la «mère» Mercedes la science prévoyait tout. Elle louait particulièrement les paysans de las Hurdes. Ils vivaient à deux pas de sa classe. Nous allions les voir (à pedibus) pour les écouter. Nous devions les observer dans leurs façons de dormir, arroser, bâiller, se laver…
Autour de nous, certains ne disaient des choses intéressantes dans les communiqués de la radio que lorsqu’ils exprimaient le contraire de ce qu’ils pensaient. Nos rapports avec notre «savoir» et même avec nos rêves affectaient nos relations avec les autres. Et nos maladies se déclaraient. C’est pourquoi, quand j’ai cessé de la voir, je suis devenu tuberculeux.
Elle ne haïssait pas le mensonge. La «mère» était porteuse d’une inébranlable volonté de dire «non». Les menteurs, elle en avait pitié, à cause de l’effort surhumain qu’ils devaient imposer à leur mémoire. Depuis toujours elle comprenait les autres et nos propres faiblesses. Elle ne se plaignait jamais. Elle préférait méditer. Pour elle, nous devions comprendre qu’être «savant» était nécessaire pour accepter les changements que nous-mêmes, «avec nos propres connaissances», nous allions réaliser.
Nous pouvions nous protéger dans la brume parmi des réverbérations. Quand quelque chose nous faisait mal ou que nous sentions que nous allions être malades ou malheureux c’était à cause des changements qui s’opéraient au firmament. Ou parce que nous n’avions pas encore réussi à les contrôler. Il fallait voir quels rêves nous faisions, et elle, comme elle les expliquait bien! Puisque notre corps était ce qu’il y avait de plus sensible, avec la science.
Avec elle nous voyagions dans des lieux inconnus. Pour commencer tous les matins nous dessinions à la craie une carte sur notre ardoise. Chacun choisissait la sienne. Quelque chose de différent. Une carte de la «Peña de France» qui se trouvait à côté, ou d’Océanie. Comme «savant» chacun introduisait une information particulière qu’il avait découverte dans un livre ou un journal ou dans une lettre ou dans une conversation. Ou parfois dans une expérience ou un rêve ou une fantaisie.
Le plus difficile était de dessiner le «paradis».C’était l’itinéraire que créait la «mère» elle-même avec tous les enfants en file indienne. L’un derrière l’autre. La file s’enroulait et se défaisait toute seule. Grâce à la règle dictée par la «mère». Ses différentes phases nous permettaient de découvrir des secrets de véritables «savants». Et nous chantions. Nous élevions nos coeurs au-dessus de la nature.
Nous ne suivions pas l’ennuyeux feuilleton des communiqués. Les moineaux nous racontaient le principal. Comme «savants» nous ne pouvions pas demeurer grillés à notre place en supprimant les autres voies. Mais comme «savants», nous ne pouvions pas accepter n’importe quel chemin. Il nous fallait parcourir notre vie comme si nous étions des étincelles.
La «mère» Mercedes aimait les pauvres et les perdants, parce qu’elle n’avait rien et elle n’a jamais crié victoire. Elle ne nous parlait pas des saints: pour elle les petits (nous) nous serions, après avoir réussi à devenir des «savants», «Dieu». C’est-a-dire : nous étions des enfants qui, un jour, réussirions à devenir des «savants», et comme si cela ne suffisait pas, nous serions «Dieu».
Nous étions préparés à concourir au prix des surdoués. Et ensuite pour arriver à Paris ou à Pékin et à pouvoir coudoyer les meilleurs. La «mère» Mercedes nous avait préparés à comprendre (sans jamais avoir parlé d’eux) Dali ou Marcel Duchamp, ou Tristan Tzara ou le surréalisme ou sainte Monique (Berbère) mère de saint Augustin.
Le dernier jour de l’unique oral du concours les examinateurs voulurent en savoir plus sur moi. Peut-être la détermination (et condamnations à mort) de mon père et de ses frères les surprenait-elle. Et j’ai cru que (à juste titre) ils voulurent voir mon «paquet» (ou parties intimes). Quand j’ai raconté cette péripétie à la «mère» Mercedes, elle m’a fait, comme toujours, le commentaire le plus évident : «- Si les examinateurs avaient été des femmes elles n’auraient pas demandé que tu leur montres ça.»
En copiant une ardoise sur une autre ardoise nous n’arrivions pas toujours à reproduire le premier dessin. Les enfants qui perdaient le don des larmes avaient besoin d’éplucher les oignons pour pleurer. La «mère» faisait l’éloge des villageois de las Hurdes : elle venait d’une bourgade du Pays basque. Elle était pragmatique. Elle gardait peut-être des secrets. Pour elle le monde de Las Hurdes et celui de Los Angeles étaient reliés à tout le reste. Pour elle, même nos choix d’enfants déterminaient le cours de l’histoire.
Elle n’aurait pas été non plus étonnée si, par respect des traditions, on avait donné le titre de relégués ou de victimes des représailles à des Espagnols qui étaient parvenus en plein rififi à être les premiers d’ Espagne et cinquièmes d’Allemagne (comme Charles Quint).
J’ai eu affaire à toutes sortes de gens qui parfois n’étaient pas des modèles. Cinq d’entre eux durent me chercher pour m’emmener menotté (de Murcie à la prison de Madrid), à minuit, spectaculairement armés, alors qu’un lance-pierres aurait suffi à venir à bout de ma femme et moi.
Comme il me fut facile de m’adapter aux nouvelles villes (Madrid Paris New York). Et de comprendre ce que disaient René Magritte, Samuel Beckett ou Andy Warhol. Les petits enfants de la «mère» Mercedes seraient des «savants». C’était ce que tout simplement elle se proposait. «Savants» pour faire le principal, ce qui ne semblait pas commun ni à Manhattan ni au café surréaliste de Paris. A nous elle inculquait un autre avenir. Notre science de «savants» pourrait faire ce qui paraissait impossible. Cependant c’était un temps de chien (et de loups) où contrairement à nos espoirs l’hiver tombait au printemps. Nous vivions tranquillement sans code-barres mais avec des lutins farceurs.
Dans la classe de la «mère» Mercedes il n’y avait ni images pieuses ni saints. Elle construisait parfois avec nous des «assemblages». C’étaient des tableaux qui, au lieu d’être peints étaient faits d’éléments de «savants». L’«assemblage» mère-enfant nous montrait allègrement comment les truies mettaient bas, ou des chiens douloureusement encastrés. Dans ses «assemblages» tout paraissait lumineux.
De même dans un autre «assemblage» nous pouvions voir une branche de caféier, les graines, le grain broyé, et enfin le café en poudre. Dans son tableau tout était expliqué : depuis le morceau de sucre jusqu’au petit pot de lait. Et enfin la tasse dans laquelle tous les matins nous prenions notre petit déjeuner. Elle nous a appris à savoir inventer notre propre rythme en chamboulant toute planification. Prêts pour vivre… comme des étincelles?
Fernando Arrabal
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en español:
Como Centellas
Pude disfrutar, a mi juicio, de la mejor maestra durante mi infancia y adolescencia españolas. Esclarecido y deslumbrado.
La “madre” Mercedes Unceta intentaba asegurarse, y asegurarnos a sus párvulos, de que todo internamente funcionaba según nuestros conocimientos. Por eso ella quería que fuéramos “sabios”.
Las diferentes crisis que estábamos viviendo debíamos resolverlas con la verdad. Gracias a los diversos conocimientos “que como sabios” íbamos adquiriendo, llegaríamos un día a la supresión de las celadas, engañifas, trampas, trincheras. epidemias, plagas, grandes enfermedades, hambrunas y miserias. Es decir a la paz y a la salud universal.
Para la “madre” Mercedes la ciencia lo preveía todo. Honraba particularmente a los campesinos de las Hurdes. Vivían a dos pasos de su clase. Les íbamos a ver para oírles (en el coche de San Fernando). Debíamos observarles en su manera de dormir, regar, bostezar, lavarse…
En torno nuestro, algunos solo decían cosas interesantes en los partes de la radio cuando expresaban lo contrario de lo que pensaban. Nuestras relaciones con nuestro “saber” e incluso con nuestros sueños afectaban a nuestras relaciones con los demás. Y nuestras enfermedades se declaraban. Por eso, cuando cesé de verla, caí tuberculoso.
No odiaba a la mentira. La “madre” era portadora de una intratable voluntad de decir “no”. A los mentirosos les compadecía por el esfuerzo sobrehumano que debían realizar con su memoria. Desde siempre entendió a los demás y a nuestras propias flaquezas. Nunca se quejaba. Prefería meditar. Para ella debíamos comprender que ser “sabio” era necesario para aceptar los cambios que nosotros “con nuestra propia sabiduría” íbamos a operar.
Podíamos guarecernos en la bruma entre reverberaciones. Cuando nos dolía algo o sentíamos que íbamos a estar enfermos o desgraciados, era a causa de los cambios que se realizaban en el Firmamento. O porque aún no habíamos conseguido controlarlos. ¡Hay qué ver qué sueños teníamos, y ella, qué bien los explicaba! Puesto que nuestro cuerpo era lo más sensible, con la ciencia.
Con ella viajábamos a lugares desconocidos. Para comenzar todas las mañanas llevábamos dibujado con tiza en nuestra pizarra un mapa. Cada uno elegía el suyo. Algo diferente. Un mapa de la Peña de Francia que estaba al lado o de Oceanía. Como “sabios” cada uno introducía un dato especial que había descubierto en un libro o un periódico o en una carta o en una conversación. O a veces en una experiencia, o un sueño, o una fantasía.
Lo más difícil era dibujar “el paraíso”. Era el itinerario que ella construía en el patio con todos los niños en fila india. Uno detrás de otro. La fila se iba enroscando y deshilvanando por sí sola. Gracias a la pauta de la “madre”. Sus fases nos permitían descubrir secretos de auténticos “sabios”. Y cantábamos. Levantábamos el corazón por encima de la naturaleza.
No seguíamos el aburrido folletín de los partes. Los gorriones nos contaban lo principal. Como “sabios” no podíamos quedarnos achicharrados en nuestro sitio suprimiendo las demás vías. Pero tampoco, como “sabios”, podíamos aceptar cualquier camino. Teníamos que recorrer nuestra vida como si fuéramos centellas.
La “madre” Mercedes amaba a los pobres y a los perdedores : porque ella no tenía nada y nunca salió victoriosa. No nos hablaba de los santos: para ella los párvulos (nosotros) seríamos, después de llegar a “sabios”, “Dios”. Es decir éramos niños que un día llegaríamos a “sabios”, y, por si fuera poco, más tarde, seríamos “Dios”.
Estábamos preparados para concurrir al premio de superdotados. Y luego para llegar a París o a Pekín y poder codearnos con los mejores. La “madre” Mercedes nos había preparado para comprender (sin haber hablado nunca de ellos) a Dalí o a Marcel Duchamp o a Tristan Tzara o al Surrealismo o a Santa Mónica (bereber) madre de San Agustín.
El día final del único oral del concurso de superdotados los examinadores quisieron saber más de mí. Quizás les extrañaba la determinación (y condenas a muerte) de mi padre y sus hermanos. Y creí que (con razón) quisieron ver mi “paquete”. Cuando le conté el lance, la “madre” Mercedes me hizo el comentario, como siempre, más evidente : “- Si hubieran sido mujeres los examinadores no hubieran pedido que les enseñaras eso”.
Copiando una pizarra en otra pizarra no conseguíamos reproducir lo primero. Los niños que perdían el don de lagrimas necesitaban pelar cebollas para llorar. La “madre” elogiaba a los lugareños de las Hurdes : ella era la casera de un apeadero guipuzcoano. Era pragmática. Quizás guardaba secretos . Para ella el mundo de las Hurdes y el de Los Ángeles estaban ligados con todo lo demás. Para ella incluso nuestras elecciones infantiles determinaban el curso de la historia.
Tampoco le hubiera extrañado que más tarde, por respeto a las tradiciones, se les diera el título de postergados o represaliados a españoles que habían conseguido ser en plena trifulca los primeros de España y quintos de Alemania.
Tuve trato con gentes de todo tipo que a veces no eran nada “modélicos”. A cinco de ellos les tocó irme a buscar para llevarme esposado (de Murcia a la cárcel de Madrid) a las doce de la noche armados aparatosamente; cuando un tirachinas nos habría reducido a mi mujer y a mí.
Qué fácil me fue adaptarme a las nuevas ciudades (Madrid París Nueva York). Y comprender lo que decían René Magritte, Samuel Beckett o Andy Warhol. Los párvulos de la “madre” Mercedes serían “sabios”. Era su sencilla proposición. “Sabios” para hacer lo principal, lo que no parecía común ni en Manhattan. ni en el café surrealista de París. A nosotros nos inculcaba otro porvenir. Nuestra ciencia de “sabios” podría hacer lo que parecía imposible. Sin embargo eran tiempos de Rakayú en que contrariamente a lo esperado el invierno caía en primavera. Vivíamos tranquilamente sin código de barras pero con duendes bromistas.
En la clase de la “madre” Mercedes no había estampitas ni santos. Ella construía y a veces con nosotros “asentamientos”. Eran cuadros que en vez de estar pintados estaban hechos con elementos de “sabios”. El “asentamiento” madre-hijo nos mostraba alegremente cómo las cerditas parían o los perros se enganchaban dolorosamente. En sus “asentamientos” todo parecía clarísimo.
De la misma manera en otro “asentamiento” veíamos la rama del cafetal, las semillas, el grano molido y por fin el polvo de café. En su cuadro todo estaba explicado: desde el terrón de azúcar hasta la jicarita de leche. Y por fin la tacita en la que todas las mañanas desayunábamos. Nos enseñó a saber inventar nuestro propio ritmo poniendo patas arriba toda planificación. Preparados para vivir ¿como centellas?

« El arquitecto y el emperador de Asiria »
de Fernando Arrabal
« …un viaje desde España hasta el teatro Siqueiros de Pachuca, muestra una gran obra envuelta en una metáfora de la sociedad conformista que se aleja de la filosofía, la justicia y la empatía. Con cuadros de imágenes separadas entre un náufrago y el nativo de una isla, esta obra es una crítica política-religiosa del complejo comportamiento humano… »
***
« …sur une ile déserte, comme à l’aube de l’humanité, un architecte construit son univers. Soudain un cataclysme venu du ciel jette à ses côtés un étranger qui demande de l’aide, se déclare « l’Empereur d’Assyrie » et veut Iui apprendre la civilisation. Entre ces deux êtres vont se jouer de multiples situations grotesques ou dramatiques au cours desquelles chacun affrontera l’autre jusqu’à Iui prendre son propre rôle. Ainsi deviennent-ils mère et fils. mari et femme, tyran et victime, comédien et spectateur philosophe et rustre, juge et criminel, etc.
Ils sont condamnés l’un à l’autre comme pile et face d’une même pièce de monnaie. Jusqu’au jour où dans un profond élan d’affection et pour réaliser son rêve de communion, l’Empereur d’Assyrie demande à être dévoré par l’architecte.
La boucle est ainsi bouclée. L’incorporation étant consumée l’histoire peut à nouveau recommencer… »

Basado en las obras de Fernando Arrabal e Yves Klein
Dirigidas por Aleksi Barrière
Traducción Pollux
Trap Door Theatre de Beata Pilch
« …is perfect for anyone looking for adventurous new theatre » (Taryn Smith)
« 90e anniversaire de la naissance du grand Yves Klein » Adolfo Cayón (galerías Madrid, Hong Kong, Manila, Menorca)

Víctor García et Armando Moreno (époux de Nuria Espert): première encontre (pour le montage de mon « Les deux bourreaux », finalement interdit par le régime de Franco.)
-Armando Moreno.- Nous sommes heureux, ma femme et moi, de vous connaître. Je vous ai installé dans un des meilleurs hótels de Madrid , vous avez deux assistantes très serviables, vous avez des repas payés dans l’un des meilleurs restaurants … que pensez-vous de notre de l’accueil… de ma femme et moi?
Longue pause
– Víctor García.- Vous-me ca-ssez les couilles!!!
[Víctor García est né le 16 décembre 1934, à Tucumán Argentina et s’est occulté le 28 août 1982 à París ]
***
Víctor García et Armando Moreno (esposo de Nuria Espert): primer encuentro (para la dirección escénica de mi « Los dos verdugos » finalmente prohibida por el régimen de Franco).
-Armando Moreno.- Nos encanta a mi mujer y a mí tener la dicha de conocerle. Le he instalado en uno de los mejores hoteles madrileños. Tendrá a su disposición dos asistentes particularmente serviciales. Tendrá comidas pagadas en uno de los mejores restaurants españoles… ¿qué piensa de la acogida de mi mujer y mía.?
Larga pausa
– Víctor García.- Me es-tá rompiendo las pe-lo-tas!!!!
.
El Ayuntamiento de Cieza (Murcia, España)
a través de su Concejalía de Cultura y Fernando Fernández
representarán en el Teatro Capitol
la obra « Pic-nic en el campo de batalla »
(«Pique-nique en campagne»)
de Fernando Arrabal.
Fernando Arrabal, (born Aug. 11, 1932, Melilla, Spanish Morocco, Spanish-born French playwright, novelist, and filmmaker. Arrabal’s dramatic and fictional world is « genial ». Arrabal worked as a clerk in a paper company, then studied law at the Univesity of Madrid. He turned to writing in the early 1950s, and in 1955 he went to study drama in Paris, where he remained. The first volume of his plays was published in 1958, and the 1959 production of Pique-nique en campagne(Picnic on the Battlefield), the play that contrasts the horrors of war with a cheerful family outing, brought him to the attention of the French avant-garde. Arrabal’s most important play of this early period is probably Le Cimetière des voitures (1st perf. 1966; Automobile Graveyard). After the mid-1960s, Arrabal’s plays became increasingly formal and ritualistic, evolving into what Arrabal called Théâtre Panique (“Panic Theatre”). Among the plays of this highly productive period are L’Architecte et l’empereur d’Assyrie (1967; The Architect and the Emperor of Assyria), in which the two characters assume each other’s personae, and Et ils passèrent des menottes aux fleurs (1969; And They Put Handcuffs on the Flowers), more overtly political than his previous plays; its theme of freedom from oppression was inspired by the author’s imprisonment to Spain in 1967. Arrabal’s first novel, Baal Babylone (1959; Baal Babylon), dealt with his nightmarish childhood in fascist Spain; in 1970 he adapted it into the screenplay ¡Viva la Muerte! (“Long Live Death!”) and directed its filming in Tunisia. An extremely prolific writer, he also, in addition to producing a dozen volumes of collected theatre pieces, wrote novels, filmscripts, poetry, political and other nonfictional texts, and two books on chess.
« … et à la fin 32 minutes d’ovations …le public remplissait les 1300 places de la création originale…la première de cette création a bousculé et enthousiasmé le public …ambiance de fin de monde , de chaos post-apocalyptique…l’opéra stéphanois prenait le pari d’une création contemporaine avec tous les risques… et bien lui en a pris …avec des résonances baroques ,une ambiance rappelant certains films musicaux et une esthétique résolument contemporaine … un univers onirique dans un décor insolite …on suit la quête vers un paradis inaccessible… »
« … il teatro dei Rozzi: “Sarah & Viktor” di Fernando Arrabal, in collaborazione con l’associazione “Teatro 2” e “Atto 2”. Lo scrittore del testo originale è le drammaturgo, saggista, regista, sceneggiatore, poeta e pittore spagnolo che ha collaborato con André Breton per il Surrealismo, Tristan Tzara per il Dadaismo e Andy Warhol per la Pop art. Il suo teatro porta spesso all’estremo le tematiche dell’impegno civile e politico. La trama di questo spettacolo sembra all’apparenza lineare, si prospetta come un dialogo tra il celebre scrittore francese Viktor Hugo e l’attrice Sarah Bernhardt, ai tempi della rivoluzione, ma in realtà un altro mondo si nasconde dietro questo dialogo. Si innesca un altro personaggio, una ragazza, impersonata da Anna Mucelli, che irrompe spesso nel dialogo tra i due, vestendo panni sempre diversi, da quello di una rivoluzionaria e di una feminist, a quelli di una bambina che gioca con la sabbia e tanti. In realtà Anna e Sarah, impersonata da Mila Moretti, sono due prostitute del 2018 e Viktor Ugo (Marco Bonucci) è un miliardario che ogni settimana va nel loro bordello parigino chiedendo un gioco erotico diverso. Quella settimana si mette in scena un gioco in cui il miliardario chiede di essere Viktor Hugo e una delle due prostitute Sarah Bernhardt. L’altra ricopriva una serie di personaggi che da una parte volevano spaventare l’uomo e dall’altra parte sedurlo. Durante la rappresentazione i tre attori spesso loro uscivano dai loro personaggi e ciò si può evincere da battute in cui si capisce che stavano leggendo da un copione. Alla fine del gioco erotico Viktor chiede di morire d’amore .
Sono state date varie interpretazioni allo spettacolo. L’incontro storico tra Sarah e Viktor è controverso: lei è una grande attrice ed è famosa per non aver mai detto la verità a nessuno e per aver avuto molti amanti, sia uomini sia donne, mentre lui era un poeta, che concepiva l’amore in maniera più spirituale rispetto all’erotismo sfrenato di Sarah. Probabilmente i due si sono incontrati davvero e lui è stato l’amante di Sarah Bernard, anche con una notevole differenza di età. Lo spettacolo ha permesso la difficile, ma soddisfacente collaborazione intragenerazionale tra una ragazza, Anna Mucelli, alle prese con i suoi primi spettacoli teatrali – in precedenza ha collaborato alla realizzazione dello spettacolo “Il Gabbiano” di Cechov, di cui Mila era la registra – e due adulti, Mila Moretti e Marco Bonucci. Mila è figlia d’arte, suo padre è Mario Moretti, regista e autore teatrale italiano che, una volta scoperto il teatro “dell’assurdo” di S. Beckett e A. Adamov, nel 1961 ha portato in scena l’atto unico Il sesso di poi, grazie anche al supporto dell’amico P.P. Pasolini. Poi ha fondato a Roma l’“Accademia del Teatro dell’Orologio”. Mila ha seguito le orme del padre e ha fondato l’associazione “Teatro 2” , in cui si occupa di corsi di teatro ed è regista e attrice di numerosi spettacoli. Inoltre suo padre era amico di Fernando Arrabal che l’ha conosciuta sin da piccola e da una decina di anni è la sua musa ispiratrice, infatti quest’opera è stata scritta per lei. Marco Bonucci fa teatro per passione e si è occupato della regia dello spettacolo delle contrade che si svolto al Teatro dei Rinnovati a marzo. Dal punto di vista tecnico, per la figura che Anna ha interpretato ci dovevano essere tre ingressi in meno, però sono stati incrementati per alleggerire la pesantezza del dialogo tra Sarah e Viktor. Inoltre il copione è stato tradotto dallo spagnolo all’italiano da Marisa Casale, ex moglie di Dario Argento, e originariamente era molto più lungo ed è stato ridotto ad una quindicina di pagine, grazie ad un accurato lavoro degli attori e del regista Sergio Aguirre. In futuro probabilmente lo spettacolo verrà portato in tour in Italia e all’estero, ma sempre in italiano, in quanto il regista lo progettato per portarlo in giro così, dal momento che già le immagini hanno la capacità di comunicare molto. Una rappresentazione ben riuscita nella costruzione dell’intreccio, nell’ottima interpretazione degli attori e nella scenografia, anche se sarebbe opportuno corredare lo spettacolo di un libretto in cui ci sia una spiegazione della trama, in quanto è difficile captare immediatamente il duplice piano del gioco erotico nel bordello e della finzione artistica.
La case « prison »
par Fernando Arrabal
Je ne connais toujours pas officiellement Régis Debray. Pourtant, malheureusement, «on» a uni nos noms en 1967 parce que nous avons été incarcérés politiquement. Dans son cas comme volontaire de brigades castristes.
En 1982, sans que personne ne nous ait présentés, nous nous retrouvons par hasard dans une queue pour prendre le Concorde à New York. Spontanément, je m’adresse à lui, conseiller spécial de Fidel Castro:
-Vous avez dans votre porte-monnaie les clefs qui ferment les cellules des poètes cubains depuis l’arrivée du tyran il y a 23 ans.
À ma grande surprise il me répond, courtois et très mal à l’aise:
-Je fais tout pour les libérer.
Trop agressivement je lui réplique:
-C’est le mensonge que répètent ceux qui étant au pouvoir n’osent pas contester les tyrans.
Mais ayant lu l’un de ses livres je pense que Régis Debray disait vrai.
Je vois que lui et moi sommes allés au Venezuela et avons dormi dans le même lit, invités par le même «milliardaire communiste» (Miguel Otero Silva, R.I.P.) dont le nom ne figure pas dans son livre : «Un grand monsieur communisant m’avait généreusement ouvert sa quinta, sa villa, et j’avais de mes yeux vu deux dessins à la plume de Picasso dans un w.-c., un Balzac original, des Rodin, des Calder, des Léger et Max Ernst dans chaque pièce, avec des pelouses, ses servantes noires , ses blanches vérandas.»
Je ne connais toujours pas officiellement Régis Debray. Dans une interview de « Lire » il prétend que « passer par la case ‘prison’ est essentiel pour un écrivain ».
Je dois reconnaître que je garde d’excellents souvenirs (aussi!) de ceux qui m’ont emmené « enchaîné » a pedi-bus de Mar Menor à la « case prison » de Madrid. A cette époque il n’y avait pas d’autoroutes en Espagne pas ni rien de la sorte. Bien évidemment mes deux geôliers m’ont aussitôt ôté les menottes. Ce qui a donné lieu à un dialogue digne de « Pique-nique en campagne ». Quand le soldat de la bonne cause demande au sympathique soldat ennemi si les menottes ne lui font pas trop mal. « Ici nous sommes à votre service ». La traversée kilométrique nous l’avons entièrement faite, si je me souviens bien, dans une carriole antédiluvienne. Une 2 chevaux Citroën? En tous cas mes concitoyens se sont arrêtés dans les meilleures auberges le long du sentier. Pour me servir ce qu’il y avait de mieux. Évidemment sans menottes. Nul n’aurait pu deviner que celui qui dégustait de succulents ‘churros’ avec ses deux amis était rien de moins qu’un ennemi. Tout était ficelé et bien ficelé affirmait, dit-on, le dictateur.
La nuit de mon arrestation au commissariat les subordonnés étaient grossièrement déguisés en bandits patibulaires. Mais le commissaire était aussi intrigué que moi:
-Pourquoi Madrid a-t-il donné l’ordre de vous arrêter?
Tel était son mystère et mon énigme. Pourquoi m’avait-on capturé en pleine nuit avec cinq pistolets alors qu’un lance-pierres aurait pu faire le même office? Je craignais que « Madrid » n’ait eu vent de mon projet de tuer Franco. Attentat que j’avais planifié avec Christophe Tzara (le fils de Tristan Tzara) alors docteur en sciences physiques et spécialiste de l’énergie atomique. Malgré le secret qu’exigait notre conspiration Christophe, qui était communiste, avait mis au courant sa cellule. Et le Parti Communiste (merci!!!) lui a enjoini d’oublier le magnacide « …parce que ce n’était pas le moment ». Mais moi je me demandais si la redoutable police scrète franquiste n’avait pas ses entrées au PC de Paris?
Le commisaire, irrité par mon absence de réponse, m’a donné une bourrade dans l’épaule (pas même un ‘marron’). Et faisant contre mauvaise fortune bon coeur je lui ai dit:
– Si vous me torturez je suis prêt à avouer que j’ai tué ma cousine.
Passé un moment de stupeur le commissaire m’a crié devant sa peu avenante escorte:
– Au bloc!
En réalité je viens de visiter les ‘toilettes’ qui actuellement occupent la pissotière du « King ». Et assurément le tacot de la police qui sur la route de Madrid m’avait semblé un teuf-teuf dinosauresque à présent brille par son logo « Picasso ». Hourrah!
Le cachot du commissariat étaient des cabinets spéciaux et très propres dans lesquels j’aurais pu dormir tranquillement sans mon souci d’attentat qui m’a fait passer une nuit blanche … et qui, faute de papier, m’a obligé à tirer profit de plusieurs feuillets libres de mon passeport.
En arrivant à l’épouvantable Direction Générale de la Sécurité je crois qu’on m’a introduit dans un cul-de basse-fosse inquisitorial. Et je crois aussi que l’unique banc de pierre de l’ergastule, par son étroitesse, ne m’aurait pas permis de m’allonger. Mais j’avais des soucis infiniment plus importants que de mesurer le trop chiche espace où j’ai passé une nuit.
L’étape suivante s’est déroulée à Las Salesas. Là, au contraire, j’ai joui d’une grande retraite avec de plaisantes visites de rats craintifs et prudents qui sortaient d’un trou d’où s’égouttait un miséricordieux robinet.
Il semble que ma soeur se soit présentée au juge avec l’intention de s’échanger avec moi. En brandissant un argument décisif :
-Mon frère est un génie.
Ce à quoi le juge a répliqué par un autre encore plus irréfutable:
– Je ne lis que le journal « Pueblo ».
Il semble qu’on ait alors entamé une dispute quasi théologique pour savoir si un dispensateur de verdicts pouvait remplacer un accusé par un membre de sa famille. Ou si, de même, une directrice du Service Médical des Prématurés (c’était le cas de ma soeur) pouvait permuter deux nouveau-nés.
Lors d’une seconde visite ma soeur savait déjà (grâce à des poulagas à la langue bien pendue) qu’à Las Salesas j’étais tombé malade presque pour les mêmes raisons qui avaient poussé Cevantès (pardon!) à esquiver l’étripage de la bataille de Lépante: la dysenterie. Ce qui a incité ma soeur à se présenter au juge avec une grande boîte en carton remplie de médicaments, de citrons, de yaourts etc. Le juge lui a annoncé qu’il ne porterait pas une telle assistance à un tel adversaire. Selon la légende il semble que ma soeur ait laissé le carton au bureau judiciaire et ait claqué la porte en déclarant:
– J’espère que l’un des vôtres n’aura pas un prématuré.
À vrai dire : je ne crois pas ma soeur capable d’émettre une telle menace.
Toujours est-il que lorsque cet énorme carton est parvenu à mon cachot salésien je me suis dit :
-Il ne manquait plus que ça: maintenant on veut m’empoisonner;
Et je l’ai jeté dans le trou de l’eau en demandant aux rats de ne pas toucher à de telles étrennes;
C’est que toute ma vie j’ai eu beaucoup de chance. Et sans aucun mérite.
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…en español:
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La casilla “cárcel” por Fernando Arrabal
Sigo sin conocer ‘oficialmente’ a Régis Debray. Sin embargo y sin razón ninguna se mezclaron nuestros dos nombres en 1967 cuando los dos fuimos apresados. En su caso como recluta de la tiranía castrista.
Por casualidad en 1982, sin que nadie nos presentara, coincidimos en una cola para tomar el `Concorde` en Nueva York. Espontáneamente me dirigí al consejero de Fidel Castro:
– En sus bolsillos, con su calderilla lleva las llaves que encalabozan a los poetas cubanos desde hace 23 años.
Ante mi sorpresa Régis Debray me respondió cortesmente:
– Hago lo que puedo para liberarlos.
Y le repliqué, demasiado agresivamente:
– Es la mentira que repiten sistemáticamente todos los que, aliados al tirano, no se atreven a discutir su poder.
Pero hoy he leído uno de sus libros y pienso que Régis Debray dijo la verdad.
Para más inri él y yo fuimos invitados (en épocas diferentes) por un millonario venezolano (Miguel Otero Silva, R.I.P.). ¿En la misma cama? Lo recuerda con estas palabras: “Era un señorón comunisante que me abrió generosamente su quinta y su chalet, y ante mis ojos vi dos dibujos a pluma de Picasso en el váter, un Balzac original, varios Rodin , Cálder, Léger y Max Ernst en cada una de sus habitaciones, con sus criadas negras y sus blancas barandillas”.
Sigo sin conocer oficialmente a Régis Debray. En una entrevista en ‘Lire’ pretende ‘que pasar por la casilla “cárcel” es esencial para un escritor´.
Debo reconocer que guardo excelentes recuerdos (¡también!) de los que me llevaron casi en el coche de San Fernando “encadenado” del Mar Menor a la “casilla cárcel” de Madrid. En aquella época no había autopistas ni nada parecido. Obviamente mis dos inolviadable corchetes me liberaron de las esposas inmediatamente. Lo cual dio lugar a un diálogo digno de “Picnic en el campo de batalla”. Cuando el soldado de la buena causa le pregunta inquieto al simpático soldado enemigo si las esposas no le hacen demasiado daño. “Aquí estamos para servirle”. La kilométrica travesía, toda, según mi recuerdo, la hicimos en un carricoche deslucido y enredador. ¿Un Citroën 2 caballos”? En todo caso mis anfitriones se pararon en los mejores mesones de la senda. Para servirme lo mejor de lo mejor. Obviamente desesposado. Nadie hubiera podido adivinar que aquel degustador de suculentos churros con sus dos amigos era nada menos que un enemigo. Todo estaba atado y bien atado, dicen que afirmaba el dictador.
La noche de mi detención en la comisaría los subordinados iban disfrazados malamente de facinerosos patibularios. Pero el comisario jefe estaba tan intrigado como yo:
-¿Por qué Madrid ha dado la orden de arrestarle?
Esto era su misterio y mi gran enigma. ¿Por qué me habían capturado en plena noche con cinco pistolas cuando un tirabeque hubiera podido hacer el mismo servicio? Temía que «Madrid» se hubiera enterado de mi propósito de matar a Franco. Atentado que planifiqué con Christophe Tzara (el hijo de Tristan Tzara), a la sazón doctor en ciencias físicas y especialista de energía atómica. A pesar del secreto que nuestra conspiración requería Christophe que era comunista comunicó la conjura a su célula. Y el Partido Comunista («merciiii! ») le ordenó olvidar el magnicidio “…porque no era el momento”. Pero yo me preguntaba: ¿es que la temible policía secreta franquista no tenía entradas en el PC de París?
El comisario incordiado por mi falta de respuesta me dio un achuchón en el hombro. (Ni siquiera un castañetazo.) Y sacando fuerzas de flaqueza le dije:
-Si me tortura estoy dispuesto a confesar que he matado a mi prima.
Tras un momento de estupor el comisario gritó ante su malencarada escolta:
– ¡A chirona !
En realidad he visitado el trullo que actualmente ocupa el mingitorio de un “King”. Y por cierto la tatana de la policía que camino de Madrid me pareció rupestre ahora son de marca “Picasso”. ¡Urra!
El calabozo del comisario era un excusado amplio y limpísimo en el que hubiera podido dormir tranquilamente si no hubiera sido por mi precucapción atentatista que me hizo pasar la noche en blanco…y que a falta de papel me obligó a beneficiarme de varias hojas libres de mi pasaporte.
Al llegar a la espantosa Dirección General de Seguridad creo que fui introducido a una mazmorra inquisitorial. Y también creo que en el único banco de piedra de la jaulita (o brete) por su angostura no hubiera podido tumbarme. Pero yo tenía preocupaciones infinitamente más importantes que medir el menesteroso espacio en que pasé una noche.
La etapa siguiente se celebró en Las Salesas. Allí por el contrario gocé de un arrinconamiento grande con gratas visitas de asustadizas y recelosas ratas que salían de un boquete donde se desaguaba un misericordioso grifo.
Al parecer mi hermana se presentó al juez con la intención de canjearse contra mí. Esgrimiendo un argumento concluyente:
-Mi hermano es un genio.
A lo que el juez replicó más irrefutable aún:
-Solo leo el periódico `Pueblo`.
Al parecer se inició una discusión cuasi teológica para saber si un sentenciador podía sustituir a un reo por un miembro de su familia. O si parecidamente una directora del Servicio Médico de Prematuros (era el caso de mi hermana) podía permutar a un prematuro por otro. En una segunda visita mi hermana ya sabía (gracias a gindillas lenguaraces) que en Las Salesas yo había caído enfermo casi por las mismas causas por las que Cervantes (pido que se me perdone) esquivó la escabechina de Lepanto: la disentería . Con lo que mi hermana se presentó al juez con una amplia caja de cartón llena de medicinas, limones, yogures, etc. El juez le anunció que no llevaría semejantes socorros a semejante adversario. Según la leyenda al parecer mi hermana dejó la caja en el despacho oficial y dio un portazo declarando:
– Espero que uno de los suyos no tenga un prematuro.
La verdad: no creo a mi hermana capaz de semejante amenaza.
El caso es que en cuanto llegó a mi calabozo salesiano aquella enorme caja de cartón me dije.
– Lo que faltaba: ahora me quieren envenenar.
Y tiré la caja por el hueco del agua pidiéndole a las ratas que no tocaran parecido aguinaldo.
Es que toda la vida he tenido mucha suerte. Y sin merecerlo.
Représentant Hypostatique de Sa Majesté
du Collège de ‘Pataphysique me signale
une coquille dans mon message d’hier
17 Gidouille de l’an 145 de l’È. ‘P. (1-7-18, v)
‘…amour fou’:
« …il faut lire HALDERNABLOU
qui conjoint les noms des deux personnages
HALDERN et ABLOU
en un seul mot
de l’horreur de la bête double accouplée
comme l’écrit Jarry à Vallette »;
…ANDRÉ BRETON
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