…lecteurs…un lecteur, BIS:

…merciiii y ¡muchas gracias! pour votre néo-espagnol
… jeu de mots : la sixième extinction de la planète a commencé 
… jeu de mots : parodiant le titre du premier roman de Houellebecq
…chère et précise Martyne…
 
_____________________________________
 
 
…cher Monsieur Arrabal,
Soy siempre muy  contenta por recibir sus correos.
Aunque Io no puedo escribir bene espanol, voy a probar
 un punto que Io no comprendo bene.
Se trata de la palabra « extincion ». 
Para mi, « extincion » means in french : « mort, disparition ».
AVez-vous voulu diire « extinction » ou  « extension »  que significa « bigger ?
Se puede comprender que son « contraires ».
Io sere muy contenta leer su version.
Et excusez-moi pour cet enfantillage qui réjouit ma journée…

Poème plastique

***

Dérèglement climatique : 6ème extinction du domaine de la chute?

Desarreglo climático:  ¿Sexta extinción  del dominio de la caída?

« Extension du domaine de la lutte »…  « Ampliación del campo de batalla »….  « J’ai également appris en quoi un traducteur traduit ce qu’il entend, comment il entend, et en cela sert et même élargit la portée de la voix du texte qu’il traduit. « (M.H.)

 

 

CLEOPATRE IN LOVE: Christophe Fiat.

 

 …le théâtre ne cesse  de me remplir, ici et là, hier et aujourd’hui, d’une jubilation imméritée  (avec  les Anthony Hopkins, Jorge Lavelli, Dustin Hoffman, Tom O’Horgan, Victor Garcia…). ¡Quel  bonheur de savoir que le nouvel auteur   Christophe Fiat (de « CLÉOPÂTRE IN LOVE ») triomphe au  N.T. de Montreuil!…

 

…no cesa de procurarme, aquí y allá, ayer y hoy, un júbilo inmerecido el teatro (con los Anthony Hopkins, Jorge Lavelli, Djustin Hoffman, Tom O’Horgan, Victor Garcia…). ¡Qué felicidad saber que el nuevo autor Christophe Fiat (de CLÉOPÂTRE IN LOVE) triunfa en el N.T. de Montreuil!…

 

Chez Trigano: Isou.

Isidore Isou, créateur du lettrisme en 1945, s’est occulté le jour de ‘La Procession Aux Finances’, le 15 tatane de l’an 134 de l’Ère ‘Pataphysique (28 juillet 2007 , v) à Paris. Il était né le 29 janvier 1925 à Botoșani, en Roumanie. Au quartier Latin   nous avons  abordé les  fractales géométriques et le jeu d’échecs. Sa méthode de création, La Créatique ou la Novatique (1941-1976), lui permettait  d’investir le champ des sciences humaines (Manifeste pour une nouvelle psychokladologie et une nouvelle psychothérapie, 1971) :  Introduction à un traité de mathématiques (1964), Introduction à la géométrie para-stigmatique (1979), ou encore, Fondements pour une nouvelle physique (1987). Il cherchait  la refonte du monde vers une société  « paradisiaque ».
                                                                                                                                      « Echiquier brodé » 42 d’Isidore Isou (1961)
Isidore Isou  avait  rencontré des ‘personnalités’ comme André Gide, Tristan Tzara , Ventila Horia,  André Breton… [Georges Bataille  écrira: « La vie du jeune Isou est celle de tout adolescent … mais projeté à travers le monde par une impudence qui bouscule  et veut bousculer : Isou est infiniment grossier, sans mœurs et sans raison. » …description qui ne correspond pas  à  l’ impression qu’il  nous à toujours donnée ].  La matière autobiographique de son « Agrégation d’un nom et d’un messie »(1947) visait  la « l’accumulation d’un personnage parfait, réussi et vivant ». Il écrira:  : Le surréalisme et André Breton (1948), L’économie politique et l’érotologie (1949), Les arts plastiques (1950), Le roman et la prose (1950), Le cinéma (1951), Le théâtre (1952).  Il était poète:  Introduction à une nouvelle poésie et à une nouvelle musique,  1947,  [correspondance] psychopathologue : Antonin Artaud torturé par les psychiatres;  1970; érotologue:  Isou ou la Mécanique des femmes, 1949;  hypergraphe: Les journaux des Dieux,  1950; dramaturge et cinéaste: Esthétique du cinéma, 1952,  Fondements pour la transformation intégrale du théâtre,  1952; manifestant   infinitésimal: Mémoires sur forces futures des arts plastiques et leur mort,  2000; économiste:  Traité d’économie nucléaire, 1949…
 
VERNISSAGE: LE 7 MARS 2019
GALERIE PATRICE TRIGANO
4 BIS, RUE DES BEAUX-ARTS
75006 PARIS

  • TÉL.: 33 (0)1 46 34 15 01
  • MARDI – SAMEDI    10H – 13H / 14H30 – 18H30

A terminé son escapade…

…elle nous  recevait toujours, seigneuriale, la plus belle chatte de quartier de Paris , de l’Europe et du monde. Elle était espagnole par ses trois couleurs  et portugaise par sa grâce. Elle nous laisse sa ‘morriña’.  Elle avait son coussin, ses clients préférés,  ses ‘grincheux’ et surtout  sa liberté. Elle aurait pu comme ces canards du jardin des Batignolles   traverser les rues en  arrêtant les voitures trop pressées,  pour   aller au trottoir d’en face.  On comprend (criminel) que quelqu’un ait voulu se l’offrir pour  chez lui  sans penser que nous  adorons les « pasteles de nata  » (gâteaux à la crème) de sa maitresse, mais surtout son inoubliable présence. Peut-être elle comme nous (arrabalaïquement) allait-elle  à l’église (des Portugais) de Ste Marie des Batignolles pour relire le poème de  l’amant de Rimbaud.  C’est que son quartier ne peut  vivre sans elle.  Elle dont La Fontaine a déjà décrit  l’ancêtre:

…marqueté, longue queue, une humble contenance ;
un modeſte regard, & pourtant l’œil luiſant …

 

 

 

 

 

Extinction…

Poème plastique

 

Dérèglement climatique : 6ème extinction du domaine de la chute?

Desarreglo climático:  ¿Sexta extinción  del dominio de la caída?

« Extension du domaine de la lutte »…  « Ampliación del campo de batalla »….  « J’ai également appris en quoi un traducteur traduit ce qu’il entend, comment il entend, et en cela sert et même élargit la portée de la voix du texte qu’il traduit. « (M.H.)

Karl Lagerfeld, Jorge Manrique et Guy Debord.

Karl Lagerfeld (pseudonyme de Karl Otto Lagerfeldt) s’est occulté à Neuilly-sur-Seine le jour de Saint Sade ès  Liens 25 gueules de l’an 146 de l’ Ère ‘Pataphysique (19 février 2019 ,v ). K.L. était né probablement le 10 septembre 1933  à Hambourg . Il mesurait  1,78 m (20 cm de plus   que  moi): « Tous les hommes petits sont perfides » disait-il.
N’avait-il pas un ami espagnol ou latino pour lui dire que son adorée  chatte et héritière (en toute justice et équité ) n’aurai pas dû s’appeler Choupette?
La dernière fois que nous nous  sommes trouvés  sur un plateau de TV il m’avait dit « bien sûr vous êtes un  rebelle: évidemment vous êtes plus  jeune que moi »….Pas de tout:  les biographes les plus avertis assurent qu’il serait né un an  et un  mois  après moi ».
Récemment près du domicile parisien de Picasso et Dora  (pendant la deuxième guerre mondial) il m’avait fait  par hasard et sans aucune préparation des photos; il m’avait promis de me les envoyer. J’espère que  son adorable  chatte…
« Recuerde el alma dormida
contemplando
como se passa la vida
como te viene la muerte
tan callando
cuan presto se va el placer
como después de acordado
da dolor
como a nuestro parecer
cualquier tiempo pasado,
fue mejor.

Je  ne peux que me rappeler  en ce moment la traduction  par Guy Debord (1931-1994) des « coplas »  de Jorge Manrique (1440-1479):

« Souviens-toi, âme endormie
et ressors de ta stupeur
en contemplant
comme passe la vie
et comme survient la mort
par surprise
comme s’enfuit
le plaisir
comme après son souvenir
nous fait mal
et comme  alors nous croyons
qu’un temps passé, quel qu’il fût
était mieux. »

90e anniversaire de « Un chien andalou ».

Salvador Dalí: portrait de Luis Buñuel de 1924: huile sur toile de 70 cm × 60 cm.  [Avant de être exposé au Musée Reina Sofia de Madrid ce portrait a orné  (j’en suis témoin) la pièce principale de l’appartement de Luis Buñuel au Mexique.]
Un chien andalou
Réalisateur : Luis Buñuel.
Scénario  Luis Buñuel, Salvador Dalí .
Court métrage muet sonorisé en français ; noir et blanc.
« Drame de cinéma de fantasy » de 16 minutes.
Fini de réaliser le 20 gueule de l’an 56 de l’Ère ‘Pataphysique « célébration du Lavement » (15-2- 1929 v).
Date de sortie en France le 6 juin 1929, studio des Ursulines de Paris.
  • Réalisation, montage, production :Luis Buñuel.
  • Musique : Richard Wagner (« Tristan et Iseult ») ; tango argentin.
  • Photographie : Albert Duverger.
  • Décors : Pierre Schild  ou Schildknecht.
  • Production : Luis Buñuel ; producteur exécutif, Pierre Braunberger.
***
Distribution:
Simone Mareuil: La femme.
Pierre Batcheff: L’homme.
Et aussi  :
  • Luis Buñuel : l’homme au rasoir
  • Salvador Dalí: un séminariste
  • Jaume Miravitlles: un séminariste
  • Marval : un séminariste
  • Fano Messan: l’hermaphrodite
  • Résumé: « …tout commence sur un balcon où un homme aiguise un rasoir. Un homme sectionne l’oeil d’une jeune fille. Un nuage passe devant la lune. Huit ans après. Un cycliste tombe accidenté dans la rue. La jeune fille lui porte secours et l’embrasse…c’est une succession de scènes ayant pour seuls liens  quelques personnages et le décor d’un intérieur parisien qui accueille la plus grande partie du film.  Relations violentes et difficiles entre un homme et une femme dans cet appartement. Les tentatives de l’homme poussé par le désir vers la femme, qui, le plus souvent, se défend. Des objets et des personnes apparaissent et disparaissent;  pour leur attribuer une part de réalité, d’imagination, ou de souvenir : objets de l’enfance, fourmis, revolvers, pianos chargés d’ânes morts ; un personnage  qui se fait écraser par une voiture, un double du héros abattu par le héros lui-même, un boiteux passionné, des séminaristes ligotés. Changements subits de lieux (un bois, une plage) par des intertitres indiquant des sauts temporels de plusieurs années en avant ou en arrière. Le film  conclut sur une plage où les deux personnages principaux, l’homme et la femme, paraissent former un couple heureux, avant d’être « au printemps » à la fois ensablés vivants et la proie des insectes.  Rêve et réalité sont deux instances complémentaires. « Je crois à la résolution future de ces deux états, en apparence si contradictoires, que sont le rêve et la réalité, en une sorte de réalité absolue, la surréalité … c’est à sa conquête que je vais. » avait dit André Breton dans  le Manifeste du surréalisme de 1924.
Maintenant (2019): 82 % des utilisateurs de Google ont aimé ce film. En 1929 seulement 23  « surréalistes » . Dans la première projection devant les membres du groupe Buñuel s’est muni de pierres, autant pour se défendre s’il se trouvait agressé, que pour les jeter sur les spectateurs s’ils venaient à manifester en huant le film.
***

 Les rêves de Salvador Dalí ont inspiré le film. Luis Buñuel, reconnait : « En arrivant chez Dalí, à Figueras, invité à passer quelques jours… il me raconta qu’il venait de voir en rêve, la nuit précédente, une main pleine de fourmis. Il ajouta : « et si nous faisions un film, en partant de ça »?  On y retrouve des éléments récurrents dans l’œuvre du peintre : âne mort, piano, érotisme, fourmis, etc. Le scénario du  Un chien andalou  est écrit en six jours par Buñuel et Dalí qui travaillent sur le mode du cadavre exquis: « Nous travaillions en accueillant les premières images qui nous venaient à l’esprit et nous rejetions systématiquement tout ce qui pouvait venir de la culture ou l’éducation. Il fallait que ce soient des images qui nous surprennent et qui soient acceptées par tous les deux sans discussion. »

Lors de la première projection du cout métrage en public il fut accompagné d’une sonorisation exécutée par Buñuel lui-même avec des disques. En 1961 il en réalise une sonorisation définitive, qu’il dit conforme à celle de la première projection. En 1983 sort une troisième version, dont la musique est cette fois composée spécialement par Maurice Kagel.

Un chien andalou ouvrit définitivement à  Dalí et Buñuel les portes du groupe surréaliste, mais ce fut au prix d’un procès interne dont la conclusion aurait pu être la destruction du film -chose que Buñuel dit avoir été prêt à accepter- mais le verdict fut favorable.

Dalí: « un chien andalou était le film de l’adolescence et de la mort que j’allais enfoncer comme un poignard en plein cœur du Paris».  Jean Vigo  : Buñuel et Dalí auraient envoyé là une botte de provocation à l’hypocrisie des hommes qui leur fait accepter toutes les monstruosités de la réalité, mais les fait vibrer d’horreur à la vue d’une image reconstituée.

Garcia Lorca ,ami des deux auteurs du film, crut se reconnaître dans le titre ce qui lui déplu fortement ; selon lui Un chien andalou avait été le surnom moqueur que lui aurai donné Buñuel  : «Buñuel ha hecho una mierdecita así de pequeñita que se llama Un perro andaluz; y ese perro andaluz soy yo.»

Dans ce film on trouve les symboles de toute la mythographie dalinienne.

 

Le soleil d’Austerlitz et « Viva la muerte ».

Le 13 févr. 2019 à 14:18, Cenek <davce73@yahoo.fr> a écrit :
Me llamo David Cenek soy programador del festival de cine FEBIOFEST http://www.febiofest.sk en la ciudad de Bratislava en Eslovaquia.
Le acompañé durante su visita al festival en la República Checa (Summer film) hace más que 10 años. No sé si se acuerda de mí. Nos gustaría programar su película VIVA LA MUERTE. Las fechas del festival son del 20 al 26 de marzo 2019. Por favor nos pueden comunicar sus condiciones. Muchas gracias.
***
…il est  évident que vous avez très bon goût 
et meilleure mémoire 
je donne l’autorisation plénipotentiaire à  FEBIOFDEST et à vous 
pour  programmer à votre guise mon film 
et en même temps de recevoir ma bénédiction dada-pan-surréa-pata  
malheureusement nous ne nous souvenons pas  exactement 
de la date de cet inoubliable itinéraire  Pragu-Brno-Austerlitz-Brasislava
qui a été immortalisé par l’excellent long-métrage 
de l’excellent   Javier Esteban 
film dans le quel on peut voir 
ma surprenante danse sur le  pont de Prague avec une heureuse inconnue
notre pérégrination kunderienne devant des bureaucrates 
qui méconnaissaient tout de l’enfance  et  la gloire  de  Milan Kundera à Brno
de la subite apparition du soleil   d’Austerlitz  
et finalement à Bratislava avec David Cenek
quand sans aucun mérite de ma part  
le Festival m’a donné un joli prix 
consistant en un superbe et très grand oiseau métallique 
qui a demandé toute la bonne volonté des douaniers pour passer tous les obstacles …
***

…obviamente tiene usted muy buen gusto

y mejor memoria
usted y FEBIOFDEST tienen la autorización plenipotenciaria  
de programar a su antojo mi película 
y de paso recibir  mi bendición dada-pan-surrea-pata  
desgraciadamente no recordamos exactamente  aquí 
cual fue aquel inolvidable año en que hicimos 
el recorrido Praga-Brno-Austerlitz-Brasislava  
que ha sido inmortalizado por un excelente  largo-metraje  realizado 
por el excelente  Javier Esteban 
en el que se puede ver mi sorprendente baile en el puente de Praga 
con una feliz desconocida
nuestra peregrinación kunderiana ante burócratas que desconocían todo 
de la infancia  y gloria de Milan Kundera en Brno
de la súbita aparición del sol de Austerlitz  
 por fin  en Bratislava (con David Cenek) 
cuando  inmerecidamente el Festival me otorgó un bonito premio 
consistente en un hermoso pájaro metálico 
que requirió la mejor voluntad de los aduaneros para pasar todos lo obstáculos…
Le Soleil d’Austerlitz  2 décembre 1805