…. « Ces horribles images de Notre-Dame en feu font mal. Notre-Dame est un symbole de la France et de notre culture européenne. Nous sommes en pensées avec les amis français » le porte-parole de la chancelière Angela Merkel, Steffen Seibert, … le ministre des Affaires étrangères allemand, Heiko Maas « Nos pensées vont à tous les services d’urgence et à nos amis français. Avec eux, nous espérons que l’incendie ne fera pas de victime », …le maire de Londres, Sadiq Khan. « Scènes déchirantes de la cathédrale Notre-Dame en flammes. Londres est dans la tristesse avec Paris aujourd’hui, et dans l’amitié toujours. #NotreDame », ….le président américain Donald Trump a jugé « terrible »l’impressionnant incendie. « C’est si terrible d’assister à ce gigantesque incendie à Notre-Dame de Paris », … Melania Trump a confié avoir le « cœur brisé »pour les Parisiens en voyant les images du brasier , … « Je prie pour que tous soient sains et saufs », a-t-elle ajouté, ….« Je suis de tout cœur avec Paris », a communiqué Hillary Clinton « Notre Dame est un symbole de notre capacité, en tant qu’êtres humains, de nous unir pour des buts plus élevés – pour bâtir des espaces de prière que personne n’aurait pu bâtir de lui-même. Je souhaite à la France force et unité dans l’affliction et dans la reconstruction », … le ministre des affaires étrangères de Bahreïn, Khalid al Khalifa, a déploré « une journée très triste pour la mémoire de Paris ». « Que Dieu sauve la cathédrale Notre-Dame »…
…tweet: L’incendie de Notre Dame est une catastrophe pour la France et pour l’Europe. Les flammes ravagent 850 ans d’histoire, d’architercture, de peinture et de sculpture. Cela va être difficile à oublier. La France peut compter sur nous pour récupérer la grandeur de son patrimoine. Pedro Sánchez Pérez-Castejón né le 29 février 1972 à Madrid est le président du gouvernement espagnol.
…tweet: El incendio de Notre Dame es una catástrofe para Francia. Y lo es para España y para Europa. Las llamas arrasan 850 años de historia, de arquitectura, de pintura, de escultura. Será difícil olvidarlo. Francia puede contar con nosotros para recuperar la grandeza de su patrimonio.Pedro Sánchez Pérez-Castejón presidente del Gobierno de España.
Auteur : jeanne1914
25 clinamen de l’an 124 de l’Ère ‘Pataphysique : occultation du T.S Roland Topor.
…en francés et en espagnol
T O P O R
ET LE PLAISIR DOULOUREUX DE PLEURER
Picasso et Aragon, comme ils errent déjà loin dans le royaume des morts ! Ils déambulent dans la région d’Alberti et de Fernand Léger. Comme ils se sont vite éloignés de moi! Warhol, Dali, Ionesco, Beckett, en se déplaçant tout doucement, glissent vers les confins de la mémoire en formant un autre groupe. Mon meilleur ami pendant quarante ans, Roland Topor, le 16 avril 1997 a traversé la herse de l’au-delà. Avec quelle courtoisie mes amis morts se laissent-ils dépasser les uns par les autres.
J’ai cru ne pas pouvoir vivre sans eux quand ils s’en sont allés pour toujours… vers l’immense soleil? Qui se délecte maintenant de tant de génie, de tant de générosité, de tant d’humour là où ronfle l’infini?
[Bien qu’en un no man’s land la figure de mon père apparaît si proche, si radieuse, comme mon modèle inégalé. Il a survécu après avoir échappé à la peine de mort et à la mort… Quand, il y a 76 ans, il a fui sa captivité il a disparu, mais… pour ne plus jamais mourir].
Avec quel enthousiasme j’ai voulu cacher Topor sous l’immortalité et ses félicités. Tenter de vaincre la mort semble si insensé. Mais en Egypte le « pharaon » ne mourait pas. Il se réincarnait en un dieu après sa mort. Ses courtisans enterrés près de lui ne disparaissaient pas non plus. Pourquoi Topor (ou Simon Leys ou Dario Fo) a-t-il dû me quitter pour toujours, me laissant tremblant dans ma solitude?
J’ai si souvent rêvé de Topor depuis son occultation. Achille, dans ses rêves, bouleversé par la mort de son ami, voyait aussi son bien-aimé Patrocle. Le jour des funérailles de Topor mes pleurs m’ont empêché de finir le discours que j’étais en train de prononcer au cimetière Montparnasse. Gilgamesh n’a peut-être pas non plus terminer le sien à la mort de son ami. D’après la légende , à force de pleurer, il réussit à parler à son Eabani adoré.
En ces moments le professeur Fabrice Topor (d’Almeida) s’est comporté avec tant d’altruisme! Comme la professeure émérite Hélène Topor, Kazik Hentchel, Olivier O. Olivier, Bernrhard Willem et tant d’autres. Tandis que certain absent s’est empressé de vendre au rabais tout ce qu’il pouvait
i
Le fleuve des larmes est appelé Cocyte et il serpente à la frontière du royaume des morts. Le chien Cerbère en garde l’entrée: un chien à trois têtes et queue de serpent… c’est-à-dire, une queue d’éternité.
La déesse de la Justice, selon Ovide, donna un conseil barbare aux survivants du déluge, angoissés par la mort de leurs proches: « Ne sanglotez pas. Jetez les os de vos aînés derrière vous ». Mais moi, je ne me console qu’en répétant les gestes et les mots de mon ami et en conservant la grâce muette de son dernier souffle.
Je me sens si proche de Yami: les brahmanes disent que, ne pouvant oublier la mort de son ami et frère Yama, le dieu arrêta le temps en répétant sans cesse avec conviction: «c’est seulement aujourd’hui qu’il est mort». C’est pourquoi les dieux ont créé la nuit , afin qu’à son réveil il puisse oublier la mort de son ami. Dans les ténèbres de mes nuits le souvenir brisé vogue à la dérive.
Les gens bien intentionnés ont tenté de me soulager en me cachant même l’instant de sa mort : « Topor est mort sans s’en apercevoir », « sans se sentir partir », « il n’a même pas dit adieu ». Je préfère ce personnage de Tolstoï qui a dit « De par Dieu laissez-moi mourir comme il se doit ».
On ne cache plus les parties intimes mais on escamote le fatal naufrage de la mort. En violant règlements et portes j’ai pu accéder à la chambre de l’hôpital où, une fois occulté, on l’avait mis tel en cellule. J’ai pu embrasser son visage encore chaud que personne ne laverait plus.
En Egypte pendant des années on nourrissait symboliquement les morts lavés, purifiés, pleurés, momifiés. Mon ami Nakako et sa femme Beatriz, de Grenade, m’ont invité à manger chez eux à Kyoto… en compagnie de ses ancêtres à lui. Notre hôte a servi à chacun d’eux une petite portion de son mets préféré et a versé un doigt de vodka pour son oncle de Yamanasi, qui aimait cette boisson.
Gilgamesh, il y a 4000 ans a combattu des monstres et des taureaux ailés, mais l’ouragan de la douleur l’a fait chanceler, hébété, à la mort de son ami. A tel point qu’il n’ a pas accepté la Mort. Il a même voulu se venger d’elle. Comme je le comprends…
Il est parti à la recherche de l’immortalité pour ressusciter son inoubliable ami. Il est allé au-delà du Lac des Enfers sans écouter la voix de la raison.
Et il a trouvé l’herbe miraculeuse, car Gilgamesh savait que les dieux ont créé les hommes immortels. C’est ce que disent toutes les mythologies. Comme il m’en coûte d’accepter que Topor (ou Louise Bourgeois, ou Umberto Eco) soit occulté pour toujours!
Pourquoi les dieux n’ont-ils pas proposé à Topor (ou à André Breton, ou à Marcel Duchamp), comme ils l’ont fait au boulanger Adapa de Mésopotamie, la boisson de la vie éternelle? D’ après la légende, le boulanger, poussé par le dieu de la connaissance Ea, a refusé le breuvage d’immortalité. Topor ne se serait pas laissé berner par des charlatans.
Malheureusement lorsque Gilgamesh, de retour avec l’herbe de l’immortalité, s’est agenouillé près d’une source pour étancher sa soif, le serpent « l’animal qui mue éternellement » a profité de cet instant d’inattention pour lui dérober son précieux trésor.
Homère nous raconte aussi que Déméter aspergea le fils de Métanire d’une pluie de flammes purificatrices. Lorsque la mère poussa un cri de frayeur Déméter, de surprise, laissa l’enfant tomber l’enfant dans les braises. « A cause de ta folie, Métanire, ton fils est mort brûlé et il ne sera pas immortel ».
La perte de l’immortalité a toujours été due à un détail absurde ou à une erreur ridicule. (Laquelle ai-je commise pour que meure Topor ?), telle la pomme d’Eve. L’homme n’a marché qu’une seule fois sur la lune, déesse de l’immortalité (en 1969), sans lendemains qui chantent. Le cosmonaute Armstrong aurait-il voulu crier (face à la lune) comme Achille (face à Ulysse): « Je préfère être esclave plutôt que régner sur l’empire des morts ».
La mythologie nordique a conçu le moyen que ma douleur exige pour revoir Topor: « Entre la vie et la mort, entre le ciel et la terre …il y a un pont, tu ne l’as pas vu? Il a trois couleurs. Tu l’appelles l’arc-en-ciel ».
Les « immortels » s’éloignent de moi pour monter au Ciel, ou Paradis, ou vers l’immense soleil. Les Egyptiens imaginaient que les élus batifolaientt dans des prairies d’étoiles en tétant éternellement le sein de la déesse Nut. Homère supposait que « la plus douce vie » se trouvait au bout du monde, aux Champs Elysées. Platon croyait en une île des Bienheureux et Pindare en une deuxième Olympe réservée aux plus méritants. Tandis que, pour les plus humoristes, Protée concevait un paradis avec des troupeaux de phoques.
Moi aussi j’entends, comme les créatures de l’Odyssée, les mugissements du taureau, mais aussi les sifflements du serpent. Pourquoi Topor et mes amis ont-ils dû s’occulter? L’homme est-il aujourd’hui moins immortel que jamais?
***
T O P O R
Y EL PLACER DOLOROSO DE LLORAR
Picasso y Aragon ¡qué lejos vagan ya por el reino de los muertos! Deambulan por la zona de Alberti y Fernand Léger. Cuán prontamente se fueron distanciando de mí. Warhol, Dalí, lonesco y Beckett, desplazándose lentísimamente, se deslizan hacia los confines de la memoria formando otro grupo. Mi mejor amigo durante cuarenta años, Roland Topor, traspasó el 16 de abril de 1997 el rastrillo del más allá. ¡Con qué cortesía mis amigos muertos se dejan adelantar unos por otros!
Creí que no podría vivir sin ellos cuando se fueron definitivamente… ¿hacia el inmenso sol? ¿Quién se deleita ahora con tanto genio, tanta generosidad y tanto humor allá donde ronca el infinito?
[Aparece también, pero en tierra de nadie, la figura de mi padre, tan cercana y radiante, como mi modelo insuperable. Sobrevivió tras escapar a la condena a muerte y a la muerte. Cuando hace 76 años se fugó de su cautiverio desapareció, pero… para nunca más morir].
Con qué ilusión quise esconder a Topor debajo de la inmortalidad y sus venturas. Tratar de vencer a la muerte parece tan insensato. Pero en Egipto el «faraón» no moría, se reencarnaba en un dios después de su muerte. Como tampoco perecían sus cortesanos enterrados junto a él. ¿Por qué tuvo que abandonarme para siempre Topor (o Simon Leys, o Dario Fo) dejándome temblando en la soledad?
He soñado tanto con Topor desde su ocultación. Aquiles en sus sueños, trastornado por la muerte de su amigo, también veía a su querido Patroclo.
El día del entierro de Topor el llanto me impidió concluir el discurso que pronunciaba en el cementerio Montparnasse. Quizás tampoco Gilgamés pudo acabar el suyo a la muerte de su amigo. La leyenda cuenta que a fuerza de llorar consiguió hablar con su idolatrado Eabani.
En aquellos momentos el profesor Fabrice Topor (d’Almeida) se comportó ¡con tanto altruismo! Como la profesora emérita Hélène Topor, Kajik Hentchel, Olivier O. Olivier, Bernhard Willem y tantos otros. Mientras que algún ausente al funeral de R. T. se precipitó para mal vender todo lo que podía.
El río de los llantos se llama Cocito y serpentea en la frontera del reino de los muertos. El cancerbero custodia la puerta: un perro con tres cabezas y cola de serpiente… es decir con rabo de eternidad.
La diosa de la Justicia, según Ovidio, administró un bárbaro consejo a los supervivientes del diluvio angustiados por la muerte de sus familiares: «No sollocéis. Tirad los huesos de vuestros mayores a vuestras espaldas». Pero a mí solo me consuela repetir los gestos y palabras de mi amigo y conservar la gracia muda de su último soplo.
Me siento tan próximo a Yamí: cuentan los brahmanes que, incapaz de olvidar la muerte de su amigo y hermano Yama, detuvo el tiempo reiterando su convencimiento sin parar: «solamente hoy ha muerto». Por ello los dioses crearon la noche para que al despertar se olvidara de la muerte de su amigo. En las tinieblas de mis noches boga a la deriva el recuerdo roto.
Los bienintencionados trataron de aliviarme entapujando incluso el instante de la muerte: «Topor murió sin darse cuenta», «sin sentirse morir», «ni siquiera dijo adiós». Prefiero a aquel personaje de Tolstoi que dijo «En nombre de Dios dejadme morir como es debido».
Ya no se encubren las partes pudendas, pero se escamotea el fatal naufragio de la muerte. Violando reglamentos y puertas pude llegar al cuarto del hospital donde le habían enceldado tras la muerte. Pude besar aún caliente su rostro que ya nadie iba a lavar.
En Egipto a los muertos lavados, llorados, purificados, momificados, se les alimentaba simbólicamente durante años. Mi amigo Nakako y su mujer granadina Beatriz me invitaron a comer en su casa de Kyoto… con los muertos del marido. A cada uno el anfitrión le sirvió un cachito de su manjar preferido y llenó un dedal de vodka para su tío de Yamanasi aficionado a esta bebida.
Gilgamés, hace 4.000 años, combatió monstruos y toros alados, pero el huracán del dolor le bamboleó aturdido tras la muerte de su amigo. Tanto sufrió que no aceptó a la Muerte. Incluso quiso vengarse de ella. Cómo le comprendo.
Salió en busca de la yerba de la inmortalidad para resucitar a su inolvidable amigo. Se fue más allá del Lago de los Infiernos sin escuchar la voz de la razón.
Y dio con la yerba milagrosa, porque Gilgamés sabía que los dioses crearon a los hombres inmortales. Así lo cuentan todas las mitologías. Cómo me cuesta tener que aceptar que se ha ocultado ¡para siempre! Topor (o Louise Bourgeois, o Umberto Eco ).
¿Por qué los dioses no le ofrecieron a Topor (o a André Breton o a Marcel Duchamp) como al panadero Adapa de Mesopotamia la bebida de la vida eterna? La leyenda cuenta que, instigado por el dios de la ciencia Ea, el panadero rechazó el brebaje de la inmortalidad. Topor no se hubiera dejado embaucar por charlatanes.
Desgraciadamente cuando Gilgamés, de vuelta con la yerba de la inmortalidad, se arrodilló en una fuente para apagar su sed, la serpiente («el animal que muda eternamente») aprovechó su instante de descuido para robarle su precioso tesoro.
Homero también nos cuenta cómo Deméter asperjó al hijo de Metanira con una ducha de llamas purificadoras. Cuando la madre gritó asustada, Deméter, sorprendida, dejó caer al niño en las ascuas. «Por tu locura, Metanira, tu hijo murió abrasado y no será inmortal».
La pérdida de la inmortalidad fue siempre debida a un detalle absurdo o un error ridículo (¿cuál he cometido yo para que se oculte Topor?), como la manzana de Eva. La luna diosa de la inmortalidad fue pisada por el hombre una sola vez (en 1969); sin lendemains qui chantent. Quizás el cosmonauta Armstrong (frente a la luna) hubiera querido gritar como Aquiles (frente a Ulises): «Prefiero ser esclavo a reinar en el imperio de los muertos».
La mitología nórdica construyó el artilugio que requiere mi dolor para volver a ver a Topor: «Entre la vida y la muerte, entre el cielo y la tierra… hay un puente, ¿no lo has visto? Tiene tres colores. Tú lo llamas arco iris».
Los «inmortales» se alejan de mí para subir al Cielo, al Paraíso, o al inmenso sol. Los egipcios imaginaban que los elegidos retozaban en prados de estrellas mamando eternamente el seno de la diosa Nut. Homero suponía que «la más dulce vida» se daba en los confines de la tierra, en los Campos Elíseos. Platón creía en una Isla de Bienaventurados y Píndaro en un segundo Olimpo reservado para los mejores. Mientras que, para los más humoristas, Proteo concibió un paraíso con rebaños de focas.
Yo también oigo, como las criaturas de la Odisea, los mugidos del toro, pero también los silbidos de la serpiente. ¿Por qué tuvieron que ocultarse Topor y mis amigos? ¿Es hoy el hombre menos inmortal que nunca?
T O P O R
Y EL PLACER DOLOROSO DE LLORAR
Picasso y Aragon ¡qué lejos vagan ya por el reino de los muertos! Deambulan por la zona de Alberti y Fernand Léger. Cuán prontamente se fueron distanciando de mí. Warhol, Dalí, lonesco y Beckett, desplazándose lentísimamente, se deslizan hacia los confines de la memoria formando otro grupo. Mi mejor amigo durante cuarenta años, Roland Topor, traspasó el 16 de abril de 1997 el rastrillo del más allá. ¡Con qué cortesía mis amigos muertos se dejan adelantar unos por otros!
Creí que no podría vivir sin ellos cuando se fueron definitivamente… ¿hacia el inmenso sol? ¿Quién se deleita ahora con tanto genio, tanta generosidad y tanto humor allá donde ronca el infinito?
[Aparece también, pero en tierra de nadie, la figura de mi padre, tan cercana y radiante, como mi modelo insuperable. Sobrevivió tras escapar a la condena a muerte y a la muerte. Cuando hace 76 años se fugó de su cautiverio desapareció, pero… para nunca más morir].
Con qué ilusión quise esconder a Topor debajo de la inmortalidad y sus venturas. Tratar de vencer a la muerte parece tan insensato. Pero en Egipto el «faraón» no moría, se reencarnaba en un dios después de su muerte. Como tampoco perecían sus cortesanos enterrados junto a él. ¿Por qué tuvo que abandonarme para siempre Topor (o Simon Leys, o Dario Fo) dejándome temblando en la soledad?
He soñado tanto con Topor desde su ocultación. Aquiles en sus sueños, trastornado por la muerte de su amigo, también veía a su querido Patroclo.
El día del entierro de Topor el llanto me impidió concluir el discurso que pronunciaba en el cementerio Montparnasse. Quizás tampoco Gilgamés pudo acabar el suyo a la muerte de su amigo. La leyenda cuenta que a fuerza de llorar consiguió hablar con su idolatrado Eabani.
En aquellos momentos el profesor Fabrice Topor (d’Almeida) se comportó ¡con tanto altruismo! Como la profesora emérita Hélène Topor, Kajik Hentchel, Olivier O. Olivier, Kazik Hentchel, Bernhard Willem y tantos otros. Mientras que algún ausente al funeral de R. T. se precipitó para mal-vender todo lo que había despojado.
Dans ces moments le professeur Fabrice Topor (D’Almeida) s’este comporté avec tant d’altruisme! Comme la professeur émérite Hélène Topor, Kajik Hentchel, Olivier O. Olivier, Kazik Hentchel, Bernhard Willem et tant d’autres. Pendant que certain absent aux funérailles de R. T. s’empressé de vendre au rabais tout ce qu’il avait raflé.
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El río de los llantos se llama Cocito y serpentea en la frontera del reino de los muertos. El cancerbero custodia la puerta: un perro con tres cabezas y cola de serpiente… es decir con rabo de eternidad.
La diosa de la Justicia, según Ovidio, administró un bárbaro consejo a los supervivientes del diluvio angustiados por la muerte de sus familiares: «No sollocéis. Tirad los huesos de vuestros mayores a vuestras espaldas». Pero a mí solo me consuela repetir los gestos y palabras de mi amigo y conservar la gracia muda de su último soplo.
Me siento tan próximo a Yamí: cuentan los brahmanes que, incapaz de olvidar la muerte de su amigo y hermano Yama, detuvo el tiempo reiterando su convencimiento sin parar: «solamente hoy ha muerto». Por ello los dioses crearon la noche para que al despertar se olvidara de la muerte de su amigo. En las tinieblas de mis noches boga a la deriva el recuerdo roto.
Los bienintencionados trataron de aliviarme entapujando incluso el instante de la muerte: «Topor murió sin darse cuenta», «sin sentirse morir», «ni siquiera dijo adiós». Prefiero a aquel personaje de Tolstoi que dijo «En nombre de Dios dejadme morir como es debido».
Ya no se encubren las partes pudendas, pero se escamotea el fatal naufragio de la muerte. Violando reglamentos y puertas pude llegar al cuarto del hospital donde le habían enceldado tras la muerte. Pude besar aún caliente su rostro que ya nadie iba a lavar.
En Egipto a los muertos lavados, llorados, purificados, momificados, se les alimentaba simbólicamente durante años. Mi amigo Nakako y su mujer granadina Beatriz me invitaron a comer en su casa de Kyoto… con los muertos del marido. A cada uno el anfitrión le sirvió un cachito de su manjar preferido y llenó un dedal de vodka para su tío de Yamanasi aficionado a esta bebida.
Gilgamés, hace 4.000 años, combatió monstruos y toros alados, pero el huracán del dolor le bamboleó aturdido tras la muerte de su amigo. Tanto sufrió que no aceptó a la Muerte. Incluso quiso vengarse de ella. Cómo le comprendo.
Salió en busca de la yerba de la inmortalidad para resucitar a su inolvidable amigo. Se fue más allá del Lago de los Infiernos sin escuchar la voz de la razón.
Y dio con la yerba milagrosa, porque Gilgamés sabía que los dioses crearon a los hombres inmortales. Así lo cuentan todas las mitologías. Cómo me cuesta tener que aceptar que se ha ocultado ¡para siempre! Topor (o Louise Bourgeois, o Umberto Eco ).
¿Por qué los dioses no le ofrecieron a Topor (o a André Breton o a Marcel Duchamp) como al panadero Adapa de Mesopotamia la bebida de la vida eterna? La leyenda cuenta que, instigado por el dios de la ciencia Ea, el panadero rechazó el brebaje de la inmortalidad. Topor no se hubiera dejado embaucar por charlatanes.
Desgraciadamente cuando Gilgamés, de vuelta con la yerba de la inmortalidad, se arrodilló en una fuente para apagar su sed, la serpiente («el animal que muda eternamente») aprovechó su instante de descuido para robarle su precioso tesoro.
Homero también nos cuenta cómo Deméter asperjó al hijo de Metanira con una ducha de llamas purificadoras. Cuando la madre gritó asustada, Deméter, sorprendida, dejó caer al niño en las ascuas. «Por tu locura, Metanira, tu hijo murió abrasado y no será inmortal».
La pérdida de la inmortalidad fue siempre debida a un detalle absurdo o un error ridículo (¿cuál he cometido yo para que se oculte Topor?), como la manzana de Eva. La luna diosa de la inmortalidad fue pisada por el hombre una sola vez (en 1969); sin lendemains qui chantent. Quizás el cosmonauta Armstrong (frente a la luna) hubiera querido gritar como Aquiles (frente a Ulises): «Prefiero ser esclavo a reinar en el imperio de los muertos».
La mitología nórdica construyó el artilugio que requiere mi dolor para volver a ver a Topor: «Entre la vida y la muerte, entre el cielo y la tierra… hay un puente, ¿no lo has visto? Tiene tres colores. Tú lo llamas arco iris».
Los «inmortales» se alejan de mí para subir al Cielo, al Paraíso, o al inmenso sol. Los egipcios imaginaban que los elegidos retozaban en prados de estrellas mamando eternamente el seno de la diosa Nut. Homero suponía que «la más dulce vida» se daba en los confines de la tierra, en los Campos Elíseos. Platón creía en una Isla de Bienaventurados y Píndaro en un segundo Olimpo reservado para los mejores. Mientras que, para los más humoristas, Proteo concibió un paraíso con rebaños de focas.
Yo también oigo, como las criaturas de la Odisea, los mugidos del toro, pero también los silbidos de la serpiente. ¿Por qué tuvieron que ocultarse Topor y mis amigos? ¿Es hoy el hombre menos inmortal que nunca?
Anniversaire de Samuel Beckett: demain.
….Samuel (Barclay) Beckett était né le 13 avril 1906 à Foxrock et il s’est occulté le 25 du mois de décervelage de l’an 116 de l’Ère ‘Pataphysique à Paris (22 décembre 1989, apparent) . Il est devenu Prix Nobel de littérature en 1969. Lorsque Arrabal fut emprisonné et jugé sous le régime franquiste en 1967 il eut son soutien énergique et celui des grands écrivains de l’époque. Sont devenus Prix Nobel par la suite:Vicente Aleixandre 1977 ,Elias Canetti 1981, Octavio Paz 1990 et Camilo José Cela 1989 ; les requête de ces cinq écrivains auprès du tribunal (sans aucun accord entre eux ) ont conduit à la libération de Fernando Arrabal.
…José María Pemán y Pemartín était né le 8-V-1897 et il est mort le 19-VII-1981 à Cadix .Entre autres reconnaissances il a été fait « Caballero de la Insigne Orden del Toisón de Oro ». Il fut aussi l’auteur des textes de plusieurs hymnes: Himno de Cádiz, Himno de la CEDA, Himno Nacional (Marcha Real), Himno del Movimiento Nacional, Himno de la Armada Española, Himno de las Fuerzas Aéreas , Himno del Congreso Eucarístico Internacional (1952), Himno de la Acción Católica, Himno a la Coronación de la Virgen de la Merced como patrona de Jerez de la Frontera et Himno al hundimiento del Crucero Baleares. Pour plus d’émotion en pleine dictature franquiste il est allé défendre F.A au commissariat de Cadix ; après avoir consulté par téléphone son avocat pour s’assurer « que F.A. n’avait pas insulté la Vierge ». Faisant preuve d’encore plus de courage, par la suite il est venu voir l’auteur à Paris et lui a donné RDV à l’hôtel Scribe. Ils se sont entretenus assis sur l’un des sofas de l’hôtel . Jusqu’á la malencontreuse intervention d’un photographe qui suivait le congrès de médecine parallèle: il n’a pas fait …la photo qui aurait pu être unique.
e
…lorsque 40 ans auront passé: ‘La séduction’ du satrape pataphysicien Jean Baudrillard.
« Tirso avait raison » huile sur toile de Mylène Besson (croquis de Fernando Arrabal)
Une video de Frédéric Aranzueque-Arrieta (Arrabal une oeuvre-vie panique).
Vidéo réalisée par Frédéric ARANZUEQUE-ARRIETA
l’auteur du livre »Arrabal une oeuvre-vie panique »
520 pages et 1300 notes de bas de page:
https://www.youtube.com/watch?v=TpHt5oNHv7M
Voici la couverture, avec 4ème et rabats…:

Virginie Paultes directrice
Les éditions Moires
5 rue Dabadie 33.000 Bordeaux
contact@leseditionsmoires.fr
***
« … »Arrabal une oeuvre-vie panique » de Frédéric ARANZUEQUE-ARRIETA … au début on se dit, encore une biographie! …on connaît « tout ça » …ensuite avec un vague pressentiment d’ intérêt … puis avec une excitations grandissante …je crois que Fernando Arrabal est un personnage à ma connaissance (nouvelle) sans précédent …ses chronique d’échecs hebdomadaires dans l’Express (pendant des dizaines d’années! ) sont un régal plein d’esprit et de ressources … parce qu’Arrabal est un innovateur caché, un idéologue clandestin, un surdoué depuis sa naissance …avec son combat solitaire pour se contrer lui-même… ses écrits depuis la plus simple chronique d’échecs jusqu’à l’opéra n’ont rien à voir avec la littérature comme on la conçoit aujourd’hui … »: Clifford Burton (ABC)



Portraits d’Arrabal par BEN et par Alexandro Jodorowsky/Jean Benoit.
Huiles sur toile d’Arnaiz et Crespo: 195 cm x 130 cm, croquis de F. Arrabal
Occultation des Lalanne.
…Claude Lalanne (Claude Jacqueline Georgette Dupeux) était née à Paris le 28-XI-1925 et s’est occulté à Fontainebleau dans les premiers heures de mercredi 19 clinamen de l’an 146 de l’Ère ‘Pataphysique (10-IV-2019, apparent) . Elle avait été formée à l’Ecole des Arts Décoratifs et à l’école des Beaux-Arts de Paris . Elle épousera François-Xavier en 1967. Avec lui elle a formé un « duo magique ». Avec le succès de la vente de la collection Yves Saint Laurent …on a découvert la place des Lalanne. Une rétrospective leur a été consacrée en 2010 au Musée des Arts Décoratifs à Paris. La maison Christian Dior a fait appel à elle pour dessiner la collection de bijoux pour son défilé printemps-été 2017. Etc , etc; 
…Les Lalanne are a French artist duo comprising married couple Claude Lalanne (1924-2019) and François-Xavier Lalanne (1927–2008).
...François-Xavier Lalanne était né à Agen le 28 août 1927 et s’était occulté à Ury le 7 décembre 2008.
… Claude, en 1956, se decidió a trabajar con su pareja François-Xavier , con quien firmó el Jardín Lalanne, realizado en el Jardín des Halles de París. En 1967 se casó con François-Xavier.
Jean-Marc Brune . et Fernando Arrabal: « Baisemain ».
Le livre de bibliophilie pour les Éditions Transignum
Baisemain (Besa manos)
de Fernando Arrabal, poète, et Jean-Marc Brune, peintre, est terminé.
Comme convenu 15 exemplaires et 4EA, livre
accompagné de cinq gravures originales .
L’éditrice Wanda Mihuleac propose les signatures de colophons le jeudi 6 juin:
au » Marché de la poésie », Saint-Sulpice, Paris
[Le colophon est la note finale du manuscrit donnant des indications sur le titre de l’œuvre, des auteurs (poète et peintre) et la date. ]
[…la primera acepción de la Academia Española define el besa manos como: » una ceremonia en la cual se acudía a besar la mano al rey y personas reales en señal de adhesión « . En su segunda acepción dice : « acto de adhesión o sumisión a una persona o institución superiores ». La tercera acepción indica: » modo de saludar a algunas personas, tocando o acercando su mano derecha a la boca de quien saluda « . El besa manos es un gesto de cortesía que se hacía -actualmente se utiliza muy poco en las relaciones sociales o recepciones- cuando se saludaba o se presentaba una mujer a un hombre. La señora ofrecía su mano derecha y el caballero la tomaba y la besaba o bien la acercaba a sus labios haciendo una leve inclinación del tronco. Originariamente, se utilizaba esta forma de saludar solo paras las mujeres casadas y de cierta relevancia. En este acto de cortesía, buena educación y galantería el hombre se inclina sobre la mano que le ofrece la dama, la cual el caballero eleva para encontrarse con sus labios… El besa manos es una cortesía en desuso. Hoy en día cuando un hombre saluda a una mujer no le suele besar la mano, salvo que sea un hombre de costumbres muy tradicionales o pánicas o patafísicas…]
BAISEMAIN
Enfant, baiser les mains
des amies de ma mère
était un supplice…
…je ne pouvais pas imaginer
que baiser la main
de la fille de Madame Angot
pouvait être un plaisir
si tchoutchourri.
Enfant, je devais
baiser la main
d’une quantité incroyable
d’amies de ma mère…
…alors que
je n’ai baisé la main
de la fille de Madame Angot
que sept fois.
Enfant, je devais effleurer,
jamais toucher de mes lèvres,
les mains
des amies de ma mère …
… alors que j’aime
poser toutes mes lèvres
sur la main
de la fille de Madame Angot.
Enfant, les mains
des amies de ma mère
puaient
l’eau de Cologne au litre…
… alors que la main
de la fille de Madame Angot
sent l’essence de l’amour.
Enfant, je devais avoir
la bouche propre
et le nez mouchoirdisé
pour ne pas déposer mes miasmes
sur les mains
des amies de ma mère…
… alors que j’aimerais
couvrir de salive,
au moins,
la main
de la fille de Madame Angot.
Enfant, les mains
des amies de ma mère
que je devais baiser
étaient des bêtes à cinq doigts
molles ou poilues,
squelettiques ou grassouillettes…
… alors que la main et le bras
de la fille de Madame Angot
sont faits de grâce
et me regardent
de leur cou de cygne.
Enfant, avant le baiser
je devais
attendre
que l’amie de ma mère
me tende sa main:
je ne pouvais pas,
pour mettre un terme au supplice,
happer la main
dans les plis de la jupe…
…alors que je voudrais
garder dans ma poche
la main
de la fille de Madame Angot
…dans tous les siècles des siècles…
Fernando Arrabal,
Tolède
nuit du 25 septembre de 2013 v :
18, Absolu, 142 de l’E ‘P, Flûtes de Pan.
Festivals de théâtre Le Grand Théâtre du Monde.
Running time80 min.
Country Canada
Director : Fernando Arrabal
Screenwriter . Fernando Arrabal
with MICKEY ROONEY
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Tweet et Instagram de avr. 2019:
THE ODYSSEY OF PACIFIC, (L’empereur du Peru) un film de 80′
de Fernando Arrabal
réalisé au Canda avec MICKEY ROONEY , Ky Huot Uk , Monique Mercure, Jonathann Starrr, Anick
…Music composed by Edith Butler
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Hommage de 89 éléphants et Anthony Hopkins à Joseph Carey Merrick.
… Frederick Treves, est né le 15-II- 53 à Dorchester et s’est occulté le 7-XII-23 à Lausanne. Il a été le premier chirurgien en Angleterre à effectuer une appendicectomie en 1888; il sauve la vie du roi Édouard VII grâce à cette opération, en juin 1902. Dans son livre The Cradle of the Deep (1908) (Le Berceau des profondeurs) il fait un récit de ses voyages aux Antilles, relatant (entre autres) la mort du pirate Barbe Noire . Il est surtout connu pour son amitié avec Joseph Merrick .
…Anthony Hopkins, est né le 2 décervelage de l’an 44 de lÈre`Pataphysique (31-XII-1937 apparent) à Port Talbot « c’était le meilleur acteur britannique et il est le meilleur américain depuis sa naturalisation en 2000 ».Figure majeure du cinéma britannique et américain, toujours considéré comme le meilleur acteur encore vivant et largement récompensé par ses pairs. Il est anobli en 1993 par la reine Élisabeth « malgré sa transcendance pataphysique ». Il est surtout connu pour son interprétation de The Architecte and the l’Emperor of Assyria by Fernando Arrabal au The National Theatre of London in 1970. Il a tourné sous la direction de réalisateurs d’une grande renommée tels que Victor Garcia, Francis Ford Coppola et Cayetano Schmidt.
Sally Landau et Tal.
Le poète américain Benjamin Ivry,
commandeur exquis de l’Ordre de la Grande Gidouille pataphysique,
comme Picasso, Pollux, Juan Carlos Valera ou Louise Bourgeois,
m’écrit le 13, Clinamen de l’an 146 de l’Ère ‘Pataphysique, Nativité de Maldoror, corsaire aux cheveux d’or [4 avril 2019, apparent] :
« …saviez-vous que SALLY LANDAU, le femme de TAL, a écrit ses mémoires à propos de ce grand maitre d’échecs…? «


















