L’amour fou…Delcourt, Deharmre, Muzard, Pros , Mansour.

Delcourt, Deharme , Muzard , Pros,  Mansour…et l’amour fou.

Tirso de Molina avait raison (avec « L’abuseur de Séville »- ) et non ses superbes  « imitateurs »  depuis Molière jusqu’à Lorenzo da Ponte.  Son oeuvre  est  devenue l’un de deux mythes  de « notre » » civilisation( avec « Faust »). L’auteur  nous montre  qu’il n’y a jamais eu de « Don Juan »  même lorsque son « Don-juan » essaie de se faire passer, dans l’obscurité, pour   le « fiancé » de la protagoniste.

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« Pour moi, je continuerai à habiter ma maison de verre, où l’on peut voir à toute heure qui vient me rendre visite, où tout ce qui est suspendu aux plafonds et aux murs tient comme par enchantement, où je repose la nuit sur un lit de verre aux draps de verre, où qui je suis m’apparaîtra tôt ou tard gravé au diamant ». André Breton, Nadja, 1928.

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Le 21 septembre 1921, quatorze mois après leur rencontre, sera le jour du mariage de Simone  (Simone Rachel Kahn) et André Breton. [Simone sera sa  première épouse  de 1921 à 1931] à la mairie du XVIIe arrondissement de Paris, Paul Valéry étant témoin du marié;  en 1928 ils se séparent , et en mars 1931  ils divorcent.

 

Léona Delcourt (qui se surnommait elle-même « Nadja »)  née le 23 mai 1902 à Sain-André-lez-Lille   s’est occultée  à Bailleul le 18 décervelage  de l’an 66  de l’Ère ‘Pataphysique (15-I-1941, v).   Elle arrive à Paris en 1923. S’installe dans un petit appartement. Quand André Breton la rencontre dans la rue, le 4 octobre 1926, elle habite à l’hôtel du Théâtre,  face au théâtre des Arts, boulevard des Batignolles.   Du 4 au 13 octobre 1926, Léona et Breton se verront chaque jour.  Il voyait en elle « un génie libre, quelque chose comme un de ces esprits de l’air que certaines pratiques de magie permettent momentanément de s’attacher, mais qu’il ne saurait être question de se soumettre. » Elle envoie à Breton de nombreuses lettres et quelques dessins  jusqu’à son internement en février 1927. Le 8 novembre, dans une lettre à sa femme Simone, Breton se demande que faire puisque cette femme (Léona) il ne l’aime pas et que vraisemblablement il ne l’aimera jamais.  En décembre, l’écrivain Pierre Naville la rencontre  : « C’était vraiment une femme étrange. Elle ressemble extrêmement à Gala  -Dali-  (le même genre de laideur et de beauté), des yeux fantastiques, qui changent de forme. Le 27 décembre, elle est mise à la porte de son hôtel. Le 1er janvier 1927, elle retrouve une chambre à l’hôtel Becquerel. Lettre du 28 janvier : « Vous êtes parfois un puissant magicien plus prompt que l’éclair qui vous environne comme un Dieu. […] Nous ne pourrons jamais oublier cette… entente, cette union […] Je n’ai qu’une seule idée, une seule image. C’est vous». Mais sa situation matérielle est dramatique au point qu’elle lui demande de la placer chez un de ses amis, pour y faire « ce qu’il y a à faire. Vous pourriez bien vous occuper de moi, vous, vous avez des relations. » À ses appels désespérés s’ajoutent la rancœur et la colère. Lettre du 30 janvier : « Crois que j’ai souffert pour toi et souffrirai encore sans doute. Tu m’as fait devenir si belle, André, je me sens légère malgré tout. Mais je t’en veux de cela. Pourquoi as-tu détruit les 2 autres Nadja. Oh ! je voudrais être comme j’étais, je serais bien habile… J’ai tout oublié pour ne voir que toi, André […]  Je vois tout autrement que vous et votre suite. J’ai horreur de votre jeu et de votre clique – – D’ailleurs vous ne ressentez plus et c’est dans les autres que vous continuez à récolter. Je ne vous ai pas servi à grand-chose, mais je vous ai donné le fond de moi-même le meilleur». Dans la lettre du 25 ou 26 février qu’elle glisse sous la porte de l’appartement de Breton, elle semble apaisée : « Merci, André, j’ai tout reçu. J’ai confiance en l’image qui me fermera les yeux. Je me sens attachée à toi par quelque chose de très puissant, peut-être cette épreuve était nécessairement le commencement d’un événement supérieur. J’ai foi en toi –  Le 21 mars 1927, Léona a une crise d’angoisse. Croyant voir des hommes sur le toit de l’hôtel Becquerel, elle crie, fait du tapage dans les couloirs, réveille les pensionnaires. La propriétaire de l’hôtel appelle la police. Elle est emmenée  et le psychiatre de service appose sa signature sur le formulaire de placement d’office.  On envoie Léona à l’hôpital Sainte-Anne. La visite d’André Breton n’a jamais été enregistrée. Après des demandes répétées de sa mère, Léona est transférée à l’asile de Bailleul le 16 mai 1928.   Elle meurt le 15 janvier 1941. La cause officielle du décès est « cachexie néoplasique », terme ancien pour désigner une tumeur cancéreuse. Elle aurait probablement succombé à une épidémie de  typhus aggravé par une sous-alimentation chronique, due, comme pour 78000 autres malades mentaux, à la politique d’extermination par la faim menée sournoisement par le gouvernement de Vichy.

 

Lise Deharme (Lise  Deharme Meyer , Lise-Anne- Marie Hirtz ) est née à Paris le 5 mai 1898 et s’est occultée à Neuilly sur Seine le 11  décervelage de l’an 107 de l’Ère ‘Pataphysique ( 19-I-1980, v)  est une romancière et poétesse française  Elle à écrit:    » ….en octobre 1924  j’étais allée avec Philippe Soupault à une représentation de je ne sais plus quelle pièce de Shakespeare. Pendant le spectacle, j’ai eu comme l’impression d’une présence derrière moi, je me suis retournée et j’ai vu, à côté de Braque, un extraordinaire visage d’homme, différent de tous ceux que j’avais pu voir jusque-là. À l’entracte, Soupault est allé leur parler et, en regagnant sa place, m’a dit que c’était André Breton et que je l’avais positivement fasciné. Il demandait si j’acceptais de venir un jour à la Centrale surréaliste… ».  Breton lui demande de laisser l’un de ses gants de daim bleu pâle comme symbole du mouvement surréaliste. (Voir « Nadja » d’André  Breton  où Lise Deharme apparaît sous le nom de Lise Meyer).  C’est dans la maison landaise de Lise, à Montfort en Chalosse, que Man Ray  réalise des prises de vue pour un film improvisé par Breton et Paul Eluard. Le film n’aboutit pas et il ne reste de ce projet que quelques photos dont, notamment, celle où Breton pose devant une fenêtre avec une libellule sur le front.  En 1927, elle épouse Paul Deharme. Elle aura deux  enfants, Tristan et Hyacinthe, même un arrière-petit-fils: le  plasticien Bastien Lecouffe-Deharme et écrira une quarantaine  de livres ; les trois derniers:  Le téléphone est mort, Losfeld, Paris, 1973, La Marquise d’Enfer, Grasset, Paris, 1976, La Caverne, Librairie bleue, Troyes, 1984.

 

Suzanne Muzard née en 1900 s’est occultée en l’an 119 de l’Ère Pataphysique (1992, v ).  Certains huluberlus la présentent comme « une prostituée française »?,  « l’épouse de Cordonnier? l’épouse d’Emmanuel Berl? l’amante d’André Breton? «Elle ne savait rien faire, sauf l’amour» ?   On prétend que Breton et Suzanne ont eu une  « brève mais tumultueuse relation » qui a inspiré   Union Libre [1931] et  Les Vases Communicants [1932].

 

Colette Pros:  André Breton serait tombé d’elle «éperdument amoureux» quelques jours de l’été 1932.

 

L’inoubliable Jacqueline Lamba née à Saint-Mandé, le 17 novembre 1910 s’est occultée  à Rochecorbon, le 7  tatane de l’an 120 de l’Ère Pataphysique (20-VII-1993 v ); c’était une peintre, décoratrice et plasticienne. Elle a été l’épouse d’André Breton de 1934 à 1943.  Ils sont les parents d’Aube Elléouët unique descendant d’André Breton.

 

Elisa Breton (Elisa Binhoff) troisième et dernière épouse d’André Breton   (de 1945 à 1966), est  née à Viña del Mar au Chili, le 25 avril 1906 et s’est occultée au Kremlin-Bicêtre le 14 clinamen   de l’an 127   l’Ère Pataphysique (5-IV-2000 ,v).

 

Joyce Mansour (Joyce Patricia Adès) née  à  Bowden , Angleterre, le 25 juillet 1928 et s’est occultée à Paris  le 17 phalle  de  l’an 113 de l’Ère ‘Pataphysique ( 25-VIII-1986 v ) est une poétesse égyptienne   d’expression française.Elle rencontre  André Breton qui la compare à celle « que le conte oriental nomme la tubéreuse enfant ». Par son intermédiaire, elle participe aux activités des surréalistes et aux réunions à la Promenade de Vénus. Un des récits de ma « Pierre de la folie » (La brèche n° 3,  1963 )    dans lequel, émerveillé, je l’évoquais, a disparu.

 

 

 

 

Inoubliable Jacqueline Lamba.

 

« Jacqueline Lamba » ( 1930 Man Ray)

Jacqueline , Léon et André

Jacqueline Lamba  née à Saint-Mandé, le 17 novembre 1910 s’est occultée  à Rochecorbon, le 7  tatane de l’an 120 de l’Ère Pataphysique (20-VII-1993 v ); c’était une peintre, décoratrice et plasticienne. Elle a été l’épouse d’André Breton de 1934 à 1943.  Ils sont les parents d’Aube Elléouët unique descendant d’André Breton.    [Simone Breton (Simone Rachel Kahn) première épouse de 1921 à 1931,  est née le 3 mai 1897 à Iquitos au Pérou et  s’est occultée à Paris le  8  Clinamen  de l’an 107 de l’Ère Pataphysique (30-III-1980,v) .  Elisa Breton (Elisa Binhoff) troisième et dernière épouse   (de 1945 à 1966), est  née à Viña del Mar au Chili, le 25 avril 1906 et s’est occultée au Kremlin-Bicêtre le 14 clinamen   de l’an 127  de l’Ère Pataphysique (5-IV-2000 ,v).]

En 1912, la famille Lamba rejoint le père en poste au Caire. Deux ans avant que ce dernier meure dans un accident de la circulation à Héliopolis. En 1927 sa mère meurt de  tuberculose. En France, Jacqueline Lamba suit des cours de peinture et fréquente le musée Galliera. Sa personnalité « ardente et forte » lui vaut le surnom de Quatorze-Juillet. En 1926, elle entre à l’école de l’Union Centrale des Arts Décoratifs où elle rencontre Dora Maar. Elle fréquente les étudiants communistes.

 

Elle enseigne le français en Grèce et à Cardiff. En 1932 , elle est danseuse dans un ballet aquatique au Coliseum, une ancienne piscine transformée en music-hall. « L’air de danser dans la mesure même où il s’est opposé pour moi à l’air de danser d’une femme qui marche, semble même ici désigner l’air de danser sous l’eau que, comme moi, ceux de mes amis qui l’ont vue par la suite évoluer dans la piscine lui ont trouvé généralement. »: André Breton

Elle découvre le surréalisme par l’intermédiaire de son cousin André Delons. Il lui fait lire les œuvres de Breton, et notamment le récit « Nadja ».  Il semble qu’elle soit plus attentive aux prises de positions politiques des surréalistes qu’à leurs productions littéraires.

Le 10 avril 1934 un plongeur de restaurant dit: « Ici l’on dîne ! », que Breton comprend « Ici l’Ondine ».  Le 29 mai 1934, au café Cyrano de la place Blanche, Breton est ébloui par une femme « qu’à cette place, [il trouve] scandaleusement belle ». Un détail ne manque pas de piquer sa curiosité, elle est en train d’écrire. De lui écrire, probablement, aime-t-il à penser. Effectivement, elle lui écrivait, mais on ne lui a jamais remis la lettre. Il l’attend hors du café, elle sort, il l’aborde, « […] le visage que j’avais follement craint de ne jamais revoir se trouvait tourné vers moi de si près que son sourire à cette seconde me laisse aujourd’hui le souvenir d’un écureuil tenant une noisette verte. » Elle lui donne un rendez-vous à minuit, après son spectacle. Toute la nuit, ils se promènent de Pigalle jusqu’à la rue Gît-le-Cœur en passant par le quartier des Halles.  Quelques jours plus tard, Breton se rappelle un poème écrit en 1923, Tournesol dont les coïncidences sont telles qu’il est convaincu de sa valeur prémonitoire. Jacqueline Lamba lui apparaît comme « la toute-puissante ordonnatrice de la nuit du tournesol. » La rencontre s’est produite dans des conditions si troublantes que Breton a longtemps hésité à les rendre publiques.  Ils se marient moins de trois mois après, le 14 août.  Albert Giacometti est le témoin de Jacqueline Lamba, Paul Éluard,  celui de Breton, et Man Ray immortalise cette journée par une photographie de Jacqueline posant nue au milieu des trois hommes, citation du tableau … Le Déjeuner sur l’herbe d’Edouard Manet. Elle  participe aux manifestations surréalistes : Exposition d’Objets surréalistes, l’Exposition internationale du surréalisme,  The International surrealist exhibition,  Fantastic art, Dada and surrealism,  Arts of this century de New York : Objects, drawings, photographs, paintings, sculptures, collages 1910-1942 (octobre 1942) et Exhibition by 31 women (janvier 1943).  Elle accompagne Breton à Prague (janvier 1935), puis à Santa Cruz de Ténérife (Canaries, mai 1935). En 1937 paraît L’amour fou  de Breton dont Jacqueline est le personnage central.  Le 2 avril 1938, Jacqueline et Breton embarquent pour un séjour de quatre mois au Mexique, laissant Aube (âgée de deux ans) chez André Masson  et sa femme. Jacqueline sera reçue chez Frida Kahlo et Diego Rivera. Elle y rencontre Léon Trotsky  en exil, et noue une amitié profonde et réciproque avec Frida. « Le bateau et le quai et le départ qui peu à peu te rendaient minuscule à mes yeux, écrira Frida, prisonniers de ce hublot rond, que tu regardais pour me garder dans ton cœur. Tout cela est intact. Après, sont venus les jours vierges de toi. Aujourd’hui, j’aimerais que mon soleil te touche. Je te dis que ta petite fille est ma petite fille, les personnages marionnettes rangés dans leur grande chambre vitrée sont à nous deux… ». En  1940, Jacqueline et Aube quittent Paris pour Royan où elle retrouve Dora Maar et Picasso.  En octobre 1940  Jacqueline Lamba dessine La Roue sanglante et Baudelaire. Génie d’Amour – Flamme (janvier-mars 1941).  Le 25 mars 1941, elle et André Breton embarquent à destination des États-Unis. À l’escale de Fort-de-France, en Martinique, Breton est retenu au camp du Lazaret, puis libéré sous caution. Ils arrivent à New York le 14 juillet 1941. Jacqueline quittera Breton en octobre 1942 pour s’installer avec le peintre David Hare.  Jacqueline et David Hare s’installent dans le Connecticut avec Aube. Jacqueline dispose d’un atelier dans lequel elle passe ses journées à peindre. Le couple aura pour voisins Alexander Calder et Yves Tanguy. Jacqueline voyage dans les États du Sud-Ouest (Arizona, Colorado, Nouveau Mexique) et visite les réserves des Indiens Hopi et Navajos. Elle revient en France en 1947, sans David Hare, et participe à deux expositions parisiennes placées sous le signe du surréalisme : Un nouveau mythe : 8e exposition internationale du surréalisme, grande exposition réalisée par André Breton à la galerie Maeght en juillet 1947;  puis à une exposition monographique à la galerie Pierre Loeb en octobre 1947.  En juin, Jacqueline donne naissance à un fils, Merlin. En 1954, après un dernier séjour chez les Indiens Pueblo, elle quitte définitivement David Hare et revient en France avec Merlin. Elle commence à peindre des paysages.  À l’été 1963, elle découvre le village de Simine-la Rotonde. En 1967, elle expose au château d’Antibes. En 1966, avec René Char, elle manifeste contre l’installation des missiles sur le plateau d’Albion, puis contre l’extension du camp militaire du Larzac.. Breton  ne la cite pas dans Le Surréalisme et la peinture; elle  écrit: « Il me présentait à ses amis comme une naïade parce qu’il jugeait cela plus poétique que de me présenter comme un peintre en quête de travail. Il voyait en moi ce qu’il voulait voir mais en fait il ne me voyait pas réellement.

Alba Romano Pace, Jacqueline Lamba : peintre rebelle, muse de l’amour fou, Paris, Gallimard, coll. « Témoins de l’art », 2010.

                                                                                                                                                    Kahlo et Lamba.

Les surréalistes Frida Kahlo et Jacqueline Lamba.

« …des mauvaise langues  ont insinué qu’André Breton avait organise avec Pierre Colle et le gouvernement Lázaro Cárdenas de Mexique  à la galerie Renou l’exposition « Mexique …des petits  tableaux de Frida auraient pu être  présentés au milieu d’objets et de photographies. Breton écrit dans le catalogue: « L’art de Frida Kahlo est un ruban autour d’une tombe. » On prétend que Picasso lui offre de grandes mains en ivoire en guise de boucles d’oreilles. La couturière Schiaparelli crée une robe, « Madame Rivera ».

Frida  n’aime pas Paris, qu’elle trouve sale, et la nourriture ne lui convient pas ; elle attrape une colibacillose.

L’exposition lui déplaît : son avis est « qu’elle est envahie par cette bande de fils de putes lunatiques que sont les surréalistes », elle trouve superflue « toute cette saloperie » exposée autour du Mexique. Par-dessus le marché Pierre Colle refuse d’exposer ses œuvres  dans sa galerie, choqué par la « crudité des tableaux ».  D’après Frida « cette exposition est une vaste fumisterie » . Elle ne supporte ni Breton, « qui ne pense qu’à sa propre gloire », ni Pierre Colle, ce « vieux bâtard et fils de pute », écrit-elle à « son amant » (?)  le photographe Nickolas Muray. Les surréalistes ne sont que  « des maudits intellectuels de mes deux. Je préférerais m’asseoir par terre pour vendre des tortillas au marché de Toluca plutôt que de devoir m’associer à ces putains d’artistes parisiens. […] Ça valait le coup de venir, rien que pour voir pourquoi l’Europe est en train de pourrir sur pied et pourquoi ces gens – ces bons à rien – sont la cause de tous les Hitler et Mussolini ! »

FRIDA KAHLO & ANDRE BRETON

Trotski,  Rivera, Breton;  Jacqueline Lamba et Frida Kahlo.

 

`Tandis qu’une véritable et profonde amitié se noue entre Frida et Jacqueline:

 

LETTRE DE FRIDA à JACQUELINE:  « Depuis que tu m’as écrit, en cette journée si claire et si lointaine, j’ai voulu t’expliquer que je ne pouvais ni prendre de jour de congé, ni revenir en arrière. Je ne t’ai pourtant pas oubliée — sans toi les nuits sont longues et difficiles.

L’eau. Le bateau, le quai et ce départ qui t’ont fait redevenir enfant au travers de mes yeux, ceux-là mêmes par lesquels tu me regardais comme au travers de deux fenêtres rondes, comme pour me garder à jamais dans ton cœur.

Tout cela est intact. Après sont arrivés des jours nouveaux pour toi. Aujourd’hui je voudrais tant que mon soleil puisse te toucher. […]

La chemise aux rubans de soie est tienne. Les vieilles places de ton Paris, sont quant à elles à moi, et par dessus toutes la merveilleuse — La Place des Vosges, l’oubliée, la ferme. Les escargots et la poupée sont aussi tiennes — ou plutôt c’est ce qui te représente.

Sa robe est toujours la même que le jour du mariage, tu te souviens, celle qu’elle n’a voulu enlever avec personne. C’est ce même jour que nous l’avions trouvée presque endormie dans cet appartement si sale.

Mes jupes en dentelle et la vieille blouse que je porte toujours dessinent le portrait absent d’une seule et unique personne. Mais la couleur de ta peau, de tes yeux et de tes cheveux change avec le vent mexicain. Tu sais toi-même que tout ce que je vois, tout ce que je touche, ne m’amène que vers lui, Diego.

La caresse des tissus, la couleur de la couleur, les clochettes, les nerfs, les crayons, les feuilles, la poussière, les cellules, la guerre et le soleil, tout ce qui se vit dans les minutes situées hors du temps et du vide invisible, c’est lui. Tu l’as senti, c’est pour ça que tu as permis que le bateau du Havre, où tu ne m’as jamais dit Adieu, me ramène.

Je continuerai toujours à t’écrire avec mes yeux. »  Frida Kahlo

« Desde que me escribiste, en aquel día tan claro y lejano, he querido explicarte que no puedo irme de los días, ni regresar a tiempo al otro tiempo. No te he olvidado – las noches son largas y difíciles. El agua. El barco y el muelle y la ida, que te fue haciendo tan chica, desde mis ojos, encarcelados en aquella ventana redonda que tú mirabas para guardarme en tu corazón.

Todo eso está intacto. Después vinieron los días, nuevos de ti. Hoy, quisiera que mi sol te tocara. Te digo que tu niña es mi niña, los personajes títeres arreglados en su gran cuarto de vidrio, son de las dos.

Es tuyo el huipil con listones solferinos. Mías las plazas viejas de París,  sobre todas ellas, la maravillosa – Des Vosges tan olvidada y tan firme. Los caracoles y la muñeca-novia, es tuya también- es decir, eres tú -.

Su vestido el mismo que no quiso quitarse el día de la boda con nadie, cuando la encontramos casi dormida en el piso sucio de una calle. Mis faldas con olanes de encaje, y la blusa antigua que siempre llevaba hacen el retrato ausente, de una sola persona.

Pero el color de tu piel, de tus ojos y tu pelo cambia con el viento de México. Tú también sabes que todo lo que mis ojos ven y que toco conmigo misma, desde todas las direcciones, es Diego. La caricia de las telas, el color del color, los alambres, los nervios, los lápices, las hojas, el polvo, las células, la guerra y el sol, todo lo que se vive en los minutos de los no-relojes y los no-calendarios y las no-miradas vacías, es él.

Tú lo sentiste, por eso dejaste que te trajera el barco desde el Havre donde tú nunca me dijiste adiós.

Te seguiré escribiendo con mis ojos, siempre. » Frida Kahlo

Berhanyer … the Emperor of Assiria by Arrabal.

Elio Berenguer Ubeda, dit Elio Berhanyer, était un créateur de mode espagnol qui a remporté plusieurs prix au cours de sa carrière. Ses créations ont été portées par des actrices et des membres de familles royales. Il a réalisé les costumes de « L’architecte et l’Empereur d’Assyrie » de Fernando Arrabal.
Né le 20 février à Cordoue et s’est occulté le 17 décervelage de l’an  146 de l’Ère ‘Pataphysique.  
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Elio Berhanyer uno de los grandes nombres del mundo del diseño y de la moda, se ha ocultado le 17 de Descerebramiento  del año  146 de la Era ‘Patafísica en Madrid, a los 89 años. Nacido en Córdoba, el 20 de febrero de 1929, en 2011 recibió el Premio Nacional de Diseño de Moda.  De padres y abuelos campesinos, su verdadero nombre es Elio Berenguer, pero cuando se fue de casa decidió cambiarse el apellido por el de Berhanyer.  Con 17 años, Berhanyer, que nunca fue al colegio y que aprendió a leer y a escribir de forma autodidacta, se instaló en Madrid, donde empezó a trabajar como escaparatista en una peluquería de Elisabeth Arden y, después como creador de vestuario de teatro. Sus inicios en el mundo de la moda fueron relativamente tardíos, con 27 años. En 1960 abrió su propia casa de costura en Madrid y presentó su primera colección. Tres años después firmó su primer contrato en Nueva York. Durante los años 60 y 70 llevó sus colecciones de alta costura por todo el mundo, y en 1969 comenzó a diseñar “pret á porter”. En 1973 presentó con éxito su primera colección de “pret-á-porter”, que fue distribuida en Europa, Japón y Australia, entre otros países. Sus colecciones están marcadas por un sello personal de líneas austeras, elegancia serena y clásica modernidad, y han ilustrado las páginas de revistas  como Vogue. Desfiló por primera vez en la Pasarela Cibeles en 1994, con una colección de atípicos tejidos, corte perfecto y gran acabado.  En 1998 fue uno de los creadores, junto con Angel Schlesser, Antonio Pernas, Devota&Lomba, Jesús del Pozo y Roberto Verino, de la Asociación de Creadores de Moda de España. Y en 2004 fue comisario de la exposición dedicada a Pertegaz en el Centro de Arte Reina Sofía de Madrid.  En 2005 presentó en el Museo del Traje un desfile con cuarenta de sus creaciones nupciales más significativas. A lo largo de su carrera, ha diseñado más de seiscientos vestidos de novia, destacando los efectuados para la reina de Bulgaria o la duquesa de Rocheford. Berhanyer también creó los uniformes de la compañía aérea Iberia en cuatro ocasiones (1972, 1976, 1980 y 1983), una por encargo y las otras por concurso público. En Brasil recibió incluso el premio al mejor uniforme de líneas aéreas del mundo.Diseñó asimismo los uniformes de las azafatas del Mundial de Fútbol de 1982, del Casino de Madrid, del Banco Bilbao, del Coro de Radio y Televisión Española, de Transmediterránea y del Grupo 45 de las Fuerzas Aéreas Españolas, por encargo del Rey Don Juan Carlos.

Realizó los vestuarios de  “El emperador y el arquitecto”   de Fernando Arrabal. :   EFEMADRID.

Premio al mejor diseñador del año en Estados Unidos (1960).

  • Premio Isabel de Este , concedido por el gobierno italiano (1968).
  • Medalla de Oro en la Feria Interhoie (Berlín) y primer premio al mejor uniforme internacional, compitiendo con el uniforme de Iberia en el Certamen Internacional de Líneas Aéreas.
  • Obtiene un Máster por la Universidad der Harvard como doctor honoris causa(1974).
  • Premio Eugenia de Montijo, instituido por la crítica de prensa (1975).
  • Gana el Concurso Nacional de Diseño convocado por Iberia para sus uniformes del personal de tierra y aire (1976).
  • Premio Galena de Radio y Televisión Española a la mejor colección del año y a su labor de difusión de la moda de España en el mundo (1979).
  • Premio Nacional de Turismo (1979).
  • Medalla de bronce de la Fundación del Amo  (1980).
  • Premio Campioni, en Italia  (1991).
  • El Comité internacional BID en su 14. Certamen internacional en América le concede el galardón de American Quality Summit (2002).
  • Recibe la medalla de Oro a las Bellas Artes (2002).
  • En noviembre recibe un premio a su trayectoria en las jornadas Cook & Fashion en San Sebastián (2008)
  • Medalla de Oro de la Diputación de Almería (2009).
  • Gran Cruz de la  la Comunidad de Madrid (02/05/2009).
  • Homenaje  a cargo de la Organización de IFEMA  (2009).
  • Premio Mejor vestuario teatral (2010).
  • Homenaje en el “Segundo Certamen de Moda Profesional” en Puente Genil, Córdoba (2010).
  • Homenaje e invitado de honor en el “Primer encuentro de moda España e India” en Valladolid (2010).
  • En octubre de 2011 es galardonado con el Premio Nacional de Diseño de Moda otorgado por la ministra de Cultura (Madrid).
  • Noviembre de 2011 Correos España, emite cuatro sellos con vestidos de ELIO BERHANYER del Museo del Traje.
  • Abril de 2012. Asociado de Honor de la Asociación Creadores de Moda de España.
  • Febrero 2013. Los principes de Asturias le hacen entrega del Premio Nacional de Diseño, en el Palacio del Pardo.
  • Enero 2014. Recibe en Málaga el premio Canal Sur Radio, por su trayectoria.

M A N O L O

Manuel …  « Manolo »… Hugué ou Huguet?

ou  Manuel Martínez i Hugué?
fut un sculpteur  « immortalisé » par Alfred Jarry;
né  le  29 avril 1872 à Barcelone
occulté le 17 novembre 1945 à Caldes de Montbui;
il repose au cimetière de cette petite ville où il vivait depuis 1929.

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ALFRED JARRY  (Une vie pataphysique) d’Alain Brotchie  (Collection L’Ecart Absolu. Les Presses du réel,  2019):

…le 20 avril 1905   Picasso informe Max Jacob qu’ils dîneraient chez Raynal

avec MANOLO et le célèbre ALFRED JARRY;

Jarry arrive en retard;

et  propose « je sais fort bien découper ces oiseaux »

(de superbes canards sauvages qui constituaient le plat de résistance du dîner)

il  empoigne ces volailles à pleines mains

et les déchire en mille morceaux;

tout le monde boit sauf Manolo  qui promène une morgue cafardeuse

à la fin du dîner Jarry  répète:

« …je n’aime pas ce sculpteur, Manolo, pas plus que sa sculpture (qu’il n’a  jamais vue)

si votre Manolo ne s’en va pas je le tue… » ;

Manolo s’en va

mais peu après passe la tête par la porte

Jarry fait feu avec son revolver

Apollinaire le désarme;

d’après Max Jacob Picasso et Jarry se prirent d’amitié instantanément;

quant au revolver il devint un des trophées ‘jarryques’ de Picasso

(« Dalí vs Picasso » -théâtre-)

Picasso reconnut peu avant de s’occulter (8-IV-73, v):

« ..les biographes répètent que Jarry était  mon grand ami: pure imagination »

entre 1930 et 1940 Picasso raconte à son amie Dora Maar:

 » Jarry m’a embrassé sur la bouche « ;

Roland Penrose affirme que  Picasso lui aurait dit

« j’ai le revolver avec lequel Jarry tirait parfois quand il était d’humeur joyeuse pour effrayer les gens »

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El escultor Manuel Martínez i Hugué  [Manolo Hugué o simplemente Manolo];

durante su  estancia de diez años en París entre 1900 y 1910  participó en los  movimientos artísticos

centrados  en Alfred Jarry, Guillaume Apollinaire y  Picasso;

reemprendió su  labor  ya instalado en Caldes de Montbui;

sus obras  las realizó  durante la época en la que sufrió la enfermedad que le causó graves problemas de movilidad;

el patronato y fundación  ‘Mas Manolo’   de Caldes de Montbui y el Museo de Céret

velan hoy por su obra…

 

BUENAFUENTE S.

 

 

 

…me encantaría que Silvia Buenafuente y Andreu obtuvieran esta noche (2 de Gueules del año 146 de la E.’P.) un triunfo como el que yo hubiera querido recibir (aunque inmerecidamente) durante el destierro con mis 7 largometrajes e incluso ahora con mis numerosos cortos;

 

« L’enterrement de la sardine »: excellente traduction perse.

Matin Karimi  I’ve recently translated my novel into persian »The burial of the sardine » .
Alejandro Mulas  would be  pleasure  to write a introduction to this  translation:
« Novela apasionante incluso  por la forma de articular la narración en fragmentos  articulados de manera semejante al proceso de la memoria. De lectura amena y en todo momento  conmovedora .Este relato se caracteriza por su técnica fílmica donde se conjugan el mito con la realidad. Libro apocalíptico donde Arrabal incorpora sus incertidumbre y sus perspectivas.

LOUISE BOURGEOIS: « Fillette ».

Louise Bourgeois est née à Paris le 25-XII-1911 et s’est  occultée à N.York le 14 Merdre de l’an 137 de l’Ère ‘Pataphysique.  Elle est une sculpteur et plasticienne française et naturalisée américaine. Elle est connue pour ses installations monumentales, mais pratique également la peinture et la gravure. Elle explore des thèmes tels que l’univers domestique, la famille, le corps notamment les organes sexuels tout en abordant une approche qui se traduit comme une manifestation des subconscients et la réactivation de souvenirs de son enfance. Louise Bourgeois bien que née en France a passé l’essentiel de sa carrière artistique à New York, où elle s’est installée en 1938  après avoir épousé l’historien d’art américain Robert Goldwater 5(907-1973)

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« FILLETTE » :  his phallic sculpture means ‘little girl’, an ironic disjunction of word and object. Bourgeois has talked about this work in relation to her experiences as a wife, and a mother to three boys, which led her to see masculinity as far more vulnerable than she had imagined. ‘From a sexual point of view I consider the masculine attributes to be extremely delicate’, she explained. ‘They’re objects that the woman, myself, must protect.’The photographer Robert Mapplethorpe famously portrayed Bourgeois with a version of this work tucked playfully under her arm.  By layering latex over plaster, Bourgeois achieved a fleshy, tactile texture in this hanging sculpture. While it most obviously represents a phallus, the work can also be seen as a female torso, as the title suggests; in this reading, the two round forms are the tops of two legs, attaching to their hip joints. This eliding of genders creates ambiguity, as do the work’s dual qualities of erect potency and fragile vulnerability. From a sexual point of view," Bourgeois said, "I consider the masculine attributes to be very delicate."

  • En 1999, Louise Bourgeois reçoit le Lion d'or de la Biennale de Venise  pour l'ensemble de son œuvre.
  • Le 21 septembre 2008,  Carla Bruni, Jack Lang et Nicolas Sarkozy , lui remettent la Légion d'Honneur  à New York.
  • En 2009, elle est honorée par le National Women's Hall of Fame,  pour avoir marqué l'histoire des États-Unis.
  • En 2009, elle est honorée à New York par le Collège de 'Pataphysique de l'Ordre de la Grande Gidouille (« Commandeur exquis »... comme Pablo Picasso  soixante  ans avant)
  • ***
  • [https://www.youtube.com/watch?v=IYiNEnfKNpE .    https://www.youtube.com/watch?v=VxSr-vPkv5M%5D

« Alfred JARRY » une vie pataphysique. Une biographie par Alastair Brotchie. 528 pages.

« Alfred JARRY » une vie pataphysique. Une biographie par Alastair Brotchie. 528 pages.

page 4: pour Sa Magnificence TANYA PEIXOTE Vice-Curatrice du Collège de ‘Pataphysique

 

 

 

Collection Ecart Absolu 

LES  PRESSES DU RÉEL

Patricia Bobillier-Monnor

33, rue Colson 21000 Dijon France

info@lespressesdureel.com

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Pablo Picasso,  Portrait d’Alfred Jarry  1958.  Ancienne collection de Tistan Tzara.

(Reliure en parchemin de l’un de deux manuscrits de « Gestes et opinions du docteur Faustroll, pataphysicien.)

 

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